Opposer l’avion et le dirigeable c’est fausser le problème. Ils n’ont pas les mêmes domaines de vol, d’application.
Et l’avion, quand on s’y met, ce n’est vraiment pas si compliqué que cela.
On peut passer son brevet de pilote privé et planeur avec juste un niveau CAP voire Brevet des Collèges. Les mathématiques nécessaires sont juste du niveau de fin de collège. Quelques notions sur les vecteurs, la trigo basique, les forces, la mécanique de base (F=Ma ; V²/r) et le reste coule de source.
Beaucoup de jeunes brevetés dans les aéro clubs ont tout juste 15 ans.
De toute manière, tellement peu de gens lèvent la tête en l’air, tellement rares sont les gens qui remarquent les dirigeables, avions de lignes, avions de chasse et planeurs qui passent au dessus de leurs têtes.
Les dirigeables modernes sont conçus avec des technologies modernes, sécurisées, rien à voir avec les choses gigantissimes à l’excès des années 1930 gonflées à l’hydrogène qui flambaient à la moindre charge electrostatique.
Les dirigeables modernes sont parfaits pour le tourisme au dessus des zones préservées de la nature.
GoodYear commercialise des dirigeables à hélium depuis pas mal d’années.
Ils servent à transporter des charges lourdes dans les endroits innaccessibles en montagne uniquement par beau temps.
Maintenant transporter des passager en dirigeables, oui, mais localement et uniquement par grand beau temps sans vent.
Et à condition de n’être pas très pressé, faire 1000 km en 10 heures là où un même avion de tourisme d’aéroclub en met 3...
A part le plaisir de la ballade touristique sympa dans des sanctuaires naturels, le dirigeable n’a pas trop sa place dans le transport commercial rien que du fait de sa très faible vitesse, de son encombrement maximum et qu’il ne supporte pas la moindre turbulence.
On le voit, les dirigeables publicitaires qui survolent Paris certains jours d’été, ça tangue et ça roule de manière limite acceptable pour des passagers et franchement inquiétante vue du sol.
C’est justement ce que je dis. Que l’informatique montrée au cinéma est ridicule.
J’ai connu l’époque de l’arrivée des premiers ordinateurs dans les administrations et chez les particuliers. J’ai écrit les premiers logiciels de comptabilité et d’astronomie, j’ai installé des pc par centaines et en ai réparé un nombre incalculable, à l’époque où seuls la Fnac et General avaient un petit étage reservé à la vente d’ordinateurs, j’ai formé les gens sur les premiers tableurs et langages de programmation (pas seulement le Basic !)
Je suis stupéfait qu’on reproche aux votes electroniques de ces dernières années exactement la même chose que ce que l’on reprochait (craignait) de l’infomatique à l’époque (le début des années 1980 alors que les grands comptes, les grandes administrations, les commerces importants, etc étaient déjà informatisés depuis les années 1950). C’est très curieux.
Les bulletins ne sont plus physiques mais électroniques (« on ne sait pas ce que nos documents deviennent dans la machine »), on ne sait pas ce que deviennent les données (fiabilité, piratage à tous les niveaux), etc...
Théorie du complot : « On veut nous surveiller électroniquement », etc...
« A qui cela profite t’il ? »
« L’informatisation met les gens au chômage... »
« On veut nous faire travailler plus et embaucher moins... »
Etc...
Alors que ces mêmes personnes utilisent des cartes bancaires, des ordinateurs pour aller sur Internet, confient leur santé à des systèmes informatiques dans les hôpitaux.
Cette période de peur panique du vote électronique est une période identique à celle de l’arrivée de l’informatique dans les entreprises il y a 25 ans. Cette période heureusement va se calmer d’ici quelques années et on votera electroniquement d’ici 15 ans comme on paie avec sa carte bancaire aujourd’hui tout aussi naturellement.