Ce qu’il y a aussi d’excellent sur la mule c’est que l’on y trouve des chefs d’oeuvres rares que les éditeurs ne commercialisent pas parce que trop peu de demandes.
Donc la mule sert d’archive cinématographique, la fermer revient à supprimer des archives culturelles pourtant indispensables.
Que ce soit pour les dvd ou la musique sur cd rom c’est le même cirque insupportable.
Impossible de les lire avec son lecteur habituel. On ne peut que les écouter avec le logiciel pourri fourni sur le disque, son pourri, image pourrie.
Impossible de s’en faire une seule copie personnelle pour le regarder tranquillement sur son portable en déplacement.
Menus épouvantables, publicités obligatoires, traductions et sous titrages ridicules avec des erreurs de vocabulaires sidérantes, sans compter souvent des phrases dites par les acteurs tout simplement pas traduites par les acteurs en vf.
Et enfin hors de question que je me réachette encore toute ma vidéothèque en blue ray.
J’ai déjà dépensé une fortune petit à petit à tout me fournir en dvd, le payage de tronche des clients cela suffit.
Les artistes vont encore se faire des nouilles encore sur notre dos en ne faisant rien, juste en attendant que le consommateur se réapprovisionne en blue ray pour remplacer les dvd.
C’est très bien pour vous Liebe, mais sachez que vous êtes loin d’être la majorité dans votre cas.
Quand les secrétaires médicales ont un logiciel de prise de rendez vous qui leur permet de savoir si le patient a terminé son examen en direct pour appeler l’ambulance ou le taxi mais qui au lieu de cela pour une raison mystérieuse qu’elle a apprise à une certaine époque attend la fin de la demie journée pour faire un appel groupé pour venir faire chercher les patients. De plus qui attend que ce soit l’aide soignante qui courre la mettre au courant de la fin de l’examen alors que la secrétaire médicale a juste à cliquer sur la liste de ses patients...
Vous voyez, je suis formateur et dépanneur informatique dans mon hôpital. Cela fait 30 ans que l’informatisation est faite, 7 ans que le logiciel de dossier de soins des patient est installé dans tous les services.
Et pourtant il y aura toujours 3 catégories d’utilisateurs.
La première au point et qui n’a pas de problème avec l’informatique et qui nous remonte les informations sur les buggs, les besoins qui n’existent pas dans le logiciel, etc.
La deuxième, qui sait tout juste se logger, valider les soins déjà programmés par quelqu’un d’autre, en cliquant dessus et il ne faut pas lui en demander plus.
Et la troisième, les indécrottables qui, même après 10 séances de formation de base n’arriveront jamais à se servir d’une souris et encore moins mettre leur mot de passe. Quant à utiliser le logiciel, on abandonne carrément. A chaque séance on a droit au cinéma habituel : « ah bon il fallait amener mes lunettes, mais on m’a rien dit ». « Ah bon c’est pas aujourd’hui ma formation, ma collègue vient alors je l’accompagne moi... ». Qui nous assènent le sempiternel « moi l’informatique j’y touche pas de toute manière c’est pour nous espionner et nous virer ! ». Et on passe une heure à leur expliquer que leur loggin c’est leur signature électronique comme sur le dossier papier du patient et que c’est leur métier, leur responsabilité, etc. Bref, on en est à leur parler comme à des gamins. Pourtant parait il des adultes qui ont enfants et parfois petits enfants.
Cette catégorie là existera toujours et il faudra toujours des petites mains pour leur torcher le cul de leur souris.
L’utilisateur se plaint de la complexité de l’informatique, provoquant entre autre une certaine déshumanisation.
Bon, mais regardons comment il s’en sert de son outils informatique.
Et oui, exactement de la même manière que s’il travaillait sur papier.
Il demande des logiciels pour faire telle chose. Cela prend des années à le budgétiser, concevoir, essayer, installer, paramétrer, former les agents, et encore des mois pour que cela rentre dans les moeurs de tous les services.
Alors qu’en fait le logiciel on lui demande en fait de faire ce qu’il suffirait de transmettre par email groupé et de copier dans son tableur avec juste quelques petites formules simples.
On fabrique donc des usines à gaz logicielles là où juste un peu de bon sens de l’utilisateur et de connaissance de base de ses logiciels de bureautique lui feraient strictement la même chose.
C’est à cause de ces aberrations que la déshumanisation par l’informatique s’installe.