Tout à fait Gourmet, depuis une bonne quinzaine d’années, tout est fait pour détruire l’hôpital public.
On le démantèle peu à peu, pierre par pierre.
On remplace un retraité sur deux, donc on ferme des lits parce que plus assez de personnel, puis des salles et bientôt ce sont des services qui vont fermer.
Pas assez de personnel, dont on fait « entrer » moins de patients, petit à petit c’est une salle fermée juste pour l’été, puis pour l’année, et le phénomène s’amplifie au service entier.
Dans le service où je travaillais il y a 20 ans, sur 6 salles 3 sont aujourd’hui vides en permanence. Dans un autre service c’est 2 salles sur 8, etc, et le mouvement ne fait que s’amplifier. De plus en plus de services sont des services fantomes.
Alors moins de malade, cela veut dire moins d’activité, alors en haut lieu on dit « vous avez moins d’activité donc vous aurez moins de budget », alors la boucle se boucle indéfiniment.
On informatise les services, les dossiers de soins des patients, mais bien sur avec un budget ridicule, donc des matériels, réseaux, logiciels de très mauvaise qualité. Alors on se plaint de la qualité et on tape encore sur l’hôpital en réduisant le personnel informatique « incompétent » et en lui faisant subir les regroupements hospitaliers avec les chu.
On remplace 20 personnes du service informatique par 3. Mais on nous dit vous êtes en pool avec le chu voisin (à 1 heure de métro) alors vous ferez des missions dans les deux hôpitaux. Alors sous prétexte de réorganiser pour moins de personnel et moins de charges donc, on perd du temps dans les transports, pendant ce temps perdu on ne dépanne pas et on ne répare pas et l’informatique de l’hôpital continue à partir en charpies.
Ce ne sont que des décisions murement réfléchies par nos ministres si médiatiques qui ne font que détruire pierre par pierre chaque hôpital, et on prend des décisions aberrantes au long terme dont on voit les effets depuis une quinzaine d’années.
Appoline quand vous dites que la vocation n’existe quasiment plus, surtout ne leur dites pas ça.
Vous ne savez pas à quel point c’est faux et à quel point vous les humiliez.
On ne fait soignant que par motivation très profonde. Elle est testée en permanence dès les tests oraux au concours d’infirmiers, et pendant toute la formation à chaque stage de manières plus insidieuses et plus étonnantes que vous n’imaginez.
Et c’est la principale cause de mise en échec de la part des formateurs.
Si de plus en plus de soignants partent en dépression, ce n’est pas parce que c’est difficile, on le sait, ce n’est pas là le problème. Mais c’est parce que conséquences des 35 heures on manque de plus en plus de personnel et la gestion actuelle fait que l’on ne peut pratiquement plus suivre un patient dans le temps, dans sa globalité. Alors on ne peut plus faire son métier comme on voudrait le faire et on craque tous de plus en plus.
Dire que la vocation n’existe pratiquement plus c’est franchement honteux. Vous ne les connaissez pas du tout les soignants.
C’est justement ce genre de reflexions qui en rajoute une couche pour nous enfoncer un peu plus vers oui, la dépression.
Dans les infection nosocomiales il y a dans la boucle, le patient, l’hôpital, le soignant, mais on oublie toujours le visiteur.
Il y a à côté des portes des services, des postes de soins, dans les couloirs, à côté de chaque ascenseur des bouteilles d’alcool dénaturé pour se désinfecter les mains.
Je n’ai jamais vu un seul visiteur s’en servir.
Les familles en arrivant dans le service se nettoient elles les mains ?
Se demandent elles si étant grippées ou ayant la moindre maladie infectieuse doivent elles rester à la maison ?
Changent elles de chaussures en entrant et sortant de l’hôpital pour ne pas y introduire tous les germes ramenés de la rue ?
Prennent elles les mêmes précautions que les soignants, font elles les mêmes gestes ?
Se posent elles la question de savoir si faire entrer le bébé avec varicelle et tout le reste est dangereux pour le patient ? (Il a bien le droit le papy de faire la bise à son arrière). Et de s’étonner qu’on les appelle en urgence le lendemain pour choc septique du papy.
Précautions qui semblent évidentes pour tout le monde, mais en pratique qui le fait ?
C’est facile de mettre tout sur le dos de l’hôpital et des soignants, mais les familles elle mêmes ?
Même quand on leur apprend les précautions pour entrer dans une chambre de patient en isolement pour aplasie, ils mettent la surblouse, le masque, la charlotte, les surchaussures, les gants comme on leur montre. Mais si vous n’êtes pas derriere eux à chaque fois, on oublie le masque, et puis zut pour les gants....
Il est facile de porter plainte contre l’hôpital. Mais parle t’on de ces cas où c’est l’hôpital qui se retourne contre une famille ?
Amipb, il est impossible d’évaluer à l’estime, à l’oeil nu, la vitesse d’un avion avec une telle précision.
La seule manière de savoir sa vitesse est de connaitre exactement sa taille et de mesurer son déplacement connaissant sa taille.
Les illusions d’optique et la très grande majorité des gens n’ont pas la moindre expérience de ce genre d’exercice font que certains diront 300 km/h comme d’autres 1000 km/h.
Quand un Mirage vous passe au dessus de la tête à la campagne, quelle vitesse lui donnez vous ?
Un avion genre KC135 passe à la même vitesse à la même altitude au dessus de vous. Quelle vitesse lui donnez vous ?
Comme tout le monde, la moitié, illusion d’optique due à la taille.
Tout le monde tombe dans ce genre de panneaux.
Alors évaluer la vitesse d’un avion d’après différentes vidéos dont on ne connait pas bien les angles, emplacements, distances, même pas la peine d’y penser une seule seconde.
Cette estimation des vitesse par les vidéos amateurs, cela en occupe certains, mais c’est bidon.