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Un disciple de Spinoza.
Une sentinelle du peuple.
Un virus de la démocratie.
Un avocat du diable.
Un chercheur en Vérité.
Un agent subversif.
Un amoureux de la contradiction.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/04/2014
  • Modérateur depuis le 10/06/2014
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Archives AD Alban Dousset 6 janvier 2016 19:35

    @maQiavel

    Je me permet d’ajouter l’extrait qui précède juste la citation du dernier message :
    "La communauté primitive, c’est (...) le groupe local, cette détermination transcende la vérité économique des modes de production, puisqu’elle est indifférente au caractère fixe ou mobile de l’habitat. (Il) peut être constitué aussi bien par des chasseurs nomades que par des agriculteurs sédentaires (...)." La communauté primitive, en tant qu’unité politique s’inscrit à la fois dans l’espace homogène de son habitat, mais aussi étend son contrôle, "son codage, son droit sur un territoire"[http://www.leconflit.com/article-guerre-et-societes-primitives-identite-et-violence-37221712.html]

    Je reconnais que la sédentarisation a renforcé la notion de propriété. Néanmoins, qu’il s’agisse du territoire de chasse ou parfois du bétail, cette notion de propriété préexistait.

    Donc, pour reprendre ta conclusion, la volonté de puissance n’était probablement pas au cœur des relations intracommunautaires mais elle était certainement au cœur des relations inter-communautaires.

    Pour aller au fond de ma penser :
    >> Notre volonté de puissance est liée à notre condition d’animal, probablement même notre condition d’être vivant.
    >> Notre volonté d’altruisme est liée à notre condition d’animal social.

    Il y avait de la violence dans nos communautés primitives, chez les les « chasseurs ceuilleurs nomades », comme il y en a chez les animaux en général, notamment chez les animaux sociaux, entre les communautés rivales (les rats, les fourmis, les loups...).



  • Archives AD Alban Dousset 6 janvier 2016 17:53

    @maQiavel

    Comme je l’ai déjà dit ces volontés de puissance ou d’altruisme peuvent parfois être brimées ou exacerbées par certaines idéologies.
    L’expansion militaire ou la constitution d’un empire n’est qu’une forme d’expression de la volonté de puissance politique, déjà exacerbée par l’état centralisé que nous évoquions.

    La volonté de puissance n’existe pas (ou presque pas) à l’intérieur de la communauté primitive, parfois, la culture conduit même à des comportements hyper-altruistes (comme chez les inuits).

    En revanche, une nette rivalité, liée à la volonté de puissance, est particulièrement visible pour les relations inter-communautaires :

    "L’exclusivité dans l’usage du territoire implique un mouvement d’exclusion, et ici apparaît avec clarté la dimension proprement politique de la société primitive comme communauté incluant son rapport essentiel au territoire : l’existence de l’Autre est d’emblée posée dans l’acte qui l’exclut, c’est contre les autres communautés que chaque société affirme son droit exclusif sur un territoire déterminé, la relation politique avec les groupes voisins est immédiatement donnée.
    C’est que la volonté de chaque communauté d’affirmer sa différence est "assez tendue pour le moindre incident transforme la différence voulue en différend réel. Violation de territoire, agression supposée du chamane des voisins (nous pourrions ajouter mimiques insolentes, manières de marcher ou de manger insupportables...) : il n’en faut pas plus pour que la guerre éclate."
    http://www.leconflit.com/article-guerre-et-societes-primitives-identite-et-violence-37221712.html

    Je pense que c’est une erreur d’envisager les communautés primitives sans leurs conflits, leurs rapports à l’altérité, donc leurs rapports de force et leur volonté de puissance.

    Mais si tu n’es pas convaincu, je peux également développer l’exemple des tribus cannibales qui mangent leurs ennemis pour se gorger de leur puissance...



  • Archives AD Alban Dousset 6 janvier 2016 13:05

    @Éric Guéguen

    Rassure toi, je n’idéalise absolument pas les lumières sur le fond, elles me paraissent même de plus en plus sombres ces lumières... mon propos se cantonnait à rappeler le contexte politique qui a contribué à leur émergence. Rien de plus.



  • Archives AD Alban Dousset 6 janvier 2016 12:58

    @maQiavel

    J’ai consulté ton article et je le trouve intéressant.
    Personnellement, j’avais identifié en chaque individu une volonté de puissance (ce que tu nommes individualisme négatif) et une volonté d’altruisme (ce que tu nommes individualisme positif)

    Je pense que ces deux types d’individualismes sont intrinsèques à notre nature humaine. Il est vrai qu’ils peuvent parfois être brimés ou exacerbés par certaines idéologies, certaines représentations du monde, mais ils sont toujours présents au fond de nous, avec des proportions variables selon des facteurs innés ou acquis.

    Ainsi, l’individu primitif avait cette volonté de puissance. Mais le fonctionnement communautaire a cette caractéristique de diluer la volonté de puissance économique dans la volonté d’altruisme économique de la communauté.
    Cela n’empêche donc pas les rivalités économique entre les communautés, qui deviennent des entités rivales, mues par une volonté de puissance qui leur est propre (puisque la volonté d’altruisme qui leur est apportée n’a pas un caractère universel). Cela conduisait les communautés à désirer faire fructifier leurs patrimoines en concurrences des autres communautés.

    Donc peu importe la représentation du monde, la volonté de puissance économique, intrinsèque à notre nature, soit directement présente à l’échelon individuel, soit transposée à l’échelon communautaire, produit un effet identique : la volonté de faire fructifier sa propriété (personnelle ou communautaire) en concurrence avec d’autres entités.

    Pour prendre un exemple plus concret :
    Les communautés primitives peuvent être comparées à une famille vivant sous le régime de la communauté des biens.
    La volonté de puissance économique continue d’exister, se dilue dans la famille ou la communauté, mais produit toujours les mêmes effets... indépendamment de toute représentation du monde.



  • Archives AD Alban Dousset 6 janvier 2016 11:22

    @Bainville et @Éric Guéguen

    Quand je parle de la réalité sociale, je ne parle pas seulement de ce dont la société a besoin, je parle aussi, et surtout, de ce qu’elle est susceptible de sécréter comme dispositif politique.

    Regardez les choses en face :
    Sur le plan éducatif/médiatique, le fascisme est considéré comme une abomination politique et la monarchie est trainée dans la boue... Autrement dit, la conversion politique sera d’autant plus difficile que les monarchies (au sens large) sont identifiées comme des maux politiques au niveau institutionnel.

    Je veux bien reconnaître que les médias de masse (télé/radio/presse écrite) très verticaux, centralisés, unilatéraux sont parfaits pour le maintien d’un pouvoir de type monarchique.
    A ce titre, je n’écarte pas l’hypothèse d’une monarchie et je souligne que la 5° république, dans ses dispositifs politiques, relève bien plus d’une monarchie que d’une démocratie. (Président chef des armées, référendum à l’initiative du prince, dissolution de l’assemblée nationale, pouvoir exécutif...)

    Cependant, si internet poursuit son ascension médiatique (Cf. http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/chronique-d-un-eveil-citoyen-154164), la société aura tendance à sécréter des systèmes politiques beaucoup plus en phase avec sa structure médiatique : décentralisée, horizontale, multilatérale >> Soit un dispositif politique qui tendra beaucoup plus vers l’idéal démocratique.

    « Je l’espère, car par-delà le système politique c’est la France qui doit reprendre de la vigueur »
    Je comprends assez mal ce réflexe, chez les monarchistes, d’attacher la France à la monarchie. Je connais l’histoire de la France, fondée comme une monarchie... Néanmoins, je trouve cela réducteur. La France, sa culture, son histoire, sa langue dépassent la monarchie. Comme je l’évoque avec Éric au début de notre correspondance, l’enracinement culturel est particulièrement développé dans les diverses expériences démocratiques. Contrairement à aujourd’hui où le déracinement culturel des peuples est devenu un outil d’ingénierie sociale [https://www.youtube.com/watch?v=SaJpNfGRmvY] et je doute qu’un « monarque moderne », type Big Brother, accepterait d’y renoncer.

    « De quelle manière ces expériences sont conformes à la configuration de notre pays ? »
    Enfin, sur les expériences démocratiques, il est vrai qu’il y en a assez peu qui puissent correspondre à la France d’aujourd’hui (notamment pour les raisons médiatiques que j’évoquais précédemment). Cependant, le dispositif politique de la Suisse me paraît relativement conforme à la configuration de notre pays et se rapproche de l’idéal démocratique (https://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_en_Suisse).

    Enfin, Éric, il ne faut pas trop idéaliser la monarchie. Tu es bien placé, je pense, pour savoir que l’émergence de la philosophie des lumières est, en partie, liée à la décadence des monarchies européennes, aux multiples cas de corruptions et d’arrestations arbitraires... bref à la faillite du système monarchique... Comme ce fut le cas en d’autres lieux et en d’autres de temps.

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