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Illiouchine

Métropolitain vivant en Guadeloupe et heureux d’y être...

Tableau de bord

  • Premier article le 09/02/2009
  • Modérateur depuis le 20/02/2009
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Derniers commentaires



  • Illiouchine 20 février 2009 13:36

    On peut comprendre ce que ressente les gens sans pour autant l’approuver...

    Pensez vous qu’il aurait fallu raser Auschwitz ?

    L’Orangerie avait cela d’exceptionnel qu’à ma connaissance c’est une des très rares plantations aux Antilles qui avait conservé à la fois la maison du maître et les "cas a neg". Le contraste était saisissant... et sans doute très pédagogique.

    A propos des responsables, il est possible qu’il s’agisse en fait d’un règlement de compte des jeunes de la cité d’à côté, qui s’étaient fait virer deux ou trois fois par le patron parce qu’il essayaient de piquer de l’alcool... Dans les premiers jours du mouvement, elle avait déjà été victime d’une tentative d’incendie qui avait été maîtrisé à temps.

    PS : pas nécessaire d’envoyer trois fois le même message.. smiley



  • Illiouchine 20 février 2009 13:02

    Comme je l’indiquais dans mon dernier article, il ne s’agit pas de journalisme d’investigation mais d’une chronique d’humeur, dont le principal intérêt est qu’il s’agit d’une vie vécue et non d’une construction intellectuelle à partir de documents écrits par les autres...

    Mes sources, ce sont mes yeux, mes oreilles, et les médias locaux, dont il est sans doute difficile depuis la Métropole d’imaginer le fonctionnement, qui n’a pas grand chose à voir avec ce qu’on connait là-bas.

    Quand je dis "Domota a eu son mort", je persiste et signe. Vous avez vu l’extrait de Canal 10 dans lequel il menace, mais ça n’est qu’un échantillon de sa réthorique sur le sujet. Depuis un mois, il tente en permanence de placer ce mouvement comme un "revanche" de 1967, mais pour que ça fonctionne, il aurait fallu que la Police intervienne de façon violente et provoque des morts. Manque de chance pour lui c’est de ses propres rangs qu’est venue la balle mortelle. 

    Ça n’empèche pas les medias locaux d’avoir étalé en boucle lundi les accusations d’Alex Lollia accusant les flics d’insultes racistes... Pour le moment, il n’a pas encore déposé de plainte officielle. Pourquoi ? Si il a vraiment été victime de ce qu’il a déclaré à la radio et à la télé locale, c’est parfaitement répréhensible et doit être jugé... Mais il ne l’a pas fait. Pourtant ce qu’il a dit a été considéré par les media locaux comme une vérité et n’a jamais été ni recoupé ni mis en doute par les journalistes de RFO ou de RCI. Dans cle contexte explosif du début de semaine, c’était évident que ça allait faire sortir de leurs gonds des gamins fragiles comme il y en a dans les banlieues de la Guadeloupe. Quand on suit au jour le jour ce qui se passe, qu’on écoute les déclarations des uns et des autres (dont seule une totue petite partie vous parvient) la st’ratégie de Domota sur ce sujet était limpide. Il voulait des morts. Sa seule erreur de casting c’est que la mort n’est pas venue d’où il l’espérait. Ceci dit, sa dernière trouvaille c’est de marteler que "les faits ne sont pas clairs" qu’il veut "une enquète indépendante".. etc.. ça s’appelle un "contre-feu".

    Pour Bové, il est arrivé hier soir et s’est déjà affiché à côté de Domota au journal de 20 h de TF1. Besancenot arrive aujourd’hui, il s’en est suffisamment vanté dans les jours passés. Et je persiste à dire que la Guadeloupe en ce moment n’a pas vraiment besoin qu’on jette de l’huile sur le feu.



  • Illiouchine 20 février 2009 12:45

    Les estimations ne sont bien sûr que des estimations, mais hier sur la radio locale, j’ai entendu une économiste (une prof de l’Université Antilles-Guyane) évoquer la disparition de 17 000 emplois dans les mois à venir en Guadeloupe (sur 120 000 emplois salariés privés existant actuellement en Guadeloupe, ça représente environ 14%)

    Il est certain que le Tourisme est totalement sinistré et le restera longtemps, les PME, les artisans et petits commerçants vont payer un prix terrible. Ceux qui vont le mieux s’en sortir ce sont la grande distribution et ceux qui tiennent le grand commerce, qui ont les reins solides et vont voir sans doute disparaître sans grand déplaisir un certain nombre de petits concurrents...



  • Illiouchine 20 février 2009 12:40

    Comme ils étaient assez nombreux pour partager ça lui est revenu à 84 euros... Le prix d’une chambre d’hôtel par ici



  • Illiouchine 18 février 2009 13:44

    Même parmi les békés, les jeunes générations ne pensent pas de la manière que vous caricaturez ci-dessus. En cherchant bien, on peut toujours chercher un vieux schnock de 82 ans comme Huygues Despointes pour proférer des propos racistes et les diffuser sur Canal + pour jeter de l’huile sur le feu. En réalité les békés sont de plus en plus nombreux à faire des mariages mixtes et les barrières qui existaient tombent progressivement. Les jeunes békés aujourd’hui parlent le même créole que les antillais noirs ou métis, ils écoutent la même musique et fréquentent les mêmes discothèques. Ils ont Internet, ils regardent la télé et les radotages de leurs grands-parents les font plutôt rigoler... Voilà pour l’aspect culturel.

    En ce qui concerne l’origine sociale des patrons antillais, c’est certain qu’ils viennent en majorité des anciennes familles de la bourgeoisie blanche. Mais là encore il faut regarder les choses avec un peu de recul. Les "békés" en Guadeloupe ne sont pas les mêmes qu’en Martinique. Les anciennes familles de planteurs ont été décimées à la Révolution (contrairement à la Martinique, occupée par les anglais) et au XIX° siècle s’est mise en place une économie de plantation mixte, à la fois de sociétés aux capitaux métropolitains et de petits propriétaires guadeloupéens. Le problème en Guadeloupe est moins celui de la propriété foncière que celui des outils de production. A ces sociétés capitalistes, se sont jointes à la fin du XIX° siècle tout un lot de familles ayant fait fortune dans le commerce et ce sont en général ces familles, (pas toujours d’origine française d’ailleurs, il y a beaucoup de syro-libanais ou d’italiens d’origine) qui ont pu au moment de la départementalisation disposer des capitaux nécessaires pour investir dans les entreprises rentables (grande distribution, carburants, activité portuaire, tourisme de masse).

    Depuis une vingtaine d’années, des entrepreneurs guadeloupéens d’origine africaine (pour reprendre la réthorique de Domota) se sont lancé eux aussi dans l’investissement. Ils viennent en général de familles métissées de longue date qui jusque là étaient plus intéressées par le pouvoir politique. Willy Angele, le président du MEDEF local est un de ceux là, qui se fait copieusement insulter par le LKP, et qui pourtant est le neveu d’un syndicaliste emprisonné après les événements de 1967...

    Donc encore une fois, attention aux caricatures et aux raccourcis dans cette affaire. 

    Aujourd’hui un homme vient de mourrir à Pointe à Pitre, sous les balles des émeutiers. Je pense que monsieur Domota a une lourde responsabilité qu’il poertera liongtemps dans son coeur, 200 euros ou pas 200 euros...

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