L’immigration, l’immigration... en temps de crise, les fautifs sont toujours les plus faibles, les Roms, les immigrés,... c’est tellement plus facile. PERSONNE n’avait ce genre de discours durant la période des Trente Glorieuses. L’immigration est entretenue par le patronat pour, essentiellement, à la fois maintenir une pression sur les salaires et garder un taux de chômage relativement élevé. L’objectif est évident.
Vous ne pouvez pas dissuader les milliers de mexicains de traverser la frontière pour aller aux States au risque de se faire tirer dessus. Vous ne pouvez pas empêchez les milliers d’africains qui traversent la méditerranéenne au risque de leur vie. Depuis le début de l’humanité, émigrer signifie chercher de meilleurs terres, à manger, du boulot. Donc pour STOPPER l’immigration, il faut prendre en considération la problématique de la pauvreté et plus globalement de partage des richesses (ou l’arrêt du pillage) dans pays concernés. La décolonisation n’a jamais eu lieu.
Quant aux immigrés déjà installés ici, ils sont encore considérés comme tels après 2 ou 3 générations ! Ils sont français tout de même. L’intégration n’est pas en sens unique, ils doivent être acceptés !! En fait, on doit plutôt se préoccuper de l’acceptation ou lieu de l’immigration !
LE
FOOTBALL, ARME POLITIQUE ET IDÉOLOGIQUE CONTRE LES CLASSES EXPLOITÉES
"Si le
football a envahi notre vie quotidienne et il est devenu si populaire,
c’est parce qu’il s’est révélé historiquement comme une arme de combat
des classes dominantes contre les classes exploitées. Il faut savoir
qu’une classe dominante ne peut jamais asseoir sa domination qu’en
dégénérant mentalement et intellectuellement les classes dominées. Cela
veut dire concrètement que les classes exploiteuses doivent tout faire
pour empêcher les classes dominées de prendre conscience des mécanismes
qui sous-tendent leur domination. À cet égard, le football, pour ne pas
parler d’autres sports, fut une arme politique et idéologique d’une
redoutable efficacité dont s’étaient servis la bourgeoisie et les
capitalistes au XIXème siècle pour briser l’unité et la conscience de
classe des dominées et des exploités. C’est seulement cette perspective
qui explique pourquoi le football est devenu si populaire et pourquoi il
a pris une telle importance planétaire. Il n’est d’ailleurs pas
étonnant de constater l’émergence simultanée, durant les trois dernières
décennies du XIXème, du football comme sport de masse et comme
institution et l’école publique, gratuite et obligatoire, car l’un et
l’autre sont de nature à empêcher la naissance d’une conscience de
classe entre toutes les victimes de l’exploitation capitaliste.
Pour
mieux comprendre pourquoi le football, jadis sport élitiste, est devenu
aujourd’hui un sport de masse et même le sport le plus populaire de tous
les temps, il faudra le replacer dans le contexte de l’époque qui lui a
donné naissance. À l’origine, le football, comme le rugby, était un
sport pratiqué par la riche aristocratie anglaise et par ses enfants qui
fréquentaient les prestigieux collèges des publics Schools. Dans
l’esprit de ses promoteurs, le football visait à empêcher les garçons
des publics Schools d’aller rôder dans les rues et sur les terrains du
voisinage. Jusqu’aux années 1870, le football faisait partie de
l’éducation militaire des gentlemen et de l’Upper middle class et il
participait à l’éthique sportive de la classe aristocratique fondée sur
la maîtrise de soi, le contrôle des pulsions, le respect des codes et
l’exaltation de la virilité(manliness) physique et morale.
Géographiquement, le football était localisé au sud de l’Angleterre.
Mais à partir des années 1870, le football, jusqu’ici sport élitiste et
aristocratique par excellence, commence à intéresser la classe politique
et les capitalistes anglais pour son triple rôle d’intégration
politique et sociale, de défoulement physique et de décharge psychique
pour les ouvriers. Ce faisant, le football était perçu comme un moyen
efficace pour créer des masses aliénées en empêchant la coalition des
ouvriers et en étouffant dans l’œuf toute velléité de prise conscience
politique de classe."
Vous montrez bien le rôle géostratégique détenu par le Kirghistan, pays ayant une frontière avec la Chine et habitant une base militaire russe et une américaine.
Le traitement médiatique ne peut être que biaisé. L’objectif étant d’ethniciser tout conflit pour justifier d’éventuels interventions aux yeux du public. Cela rappelle étrangement la Yougoslavie.
Pour avoir une lecture complète des évènements, il faudrait tenir compte de tous les points de vue. A ce propos, je recommande vivement les analyses de F. William Engdahl :