Le premier, technique, nous parle des changements de sociétés apportés par le P2P. A mon avis, il manque de vision. Le P2P c’est aussi l’exécution de programmes à distance, c’est le partage de moyens informatiques et c’est la réponse adéquate des petits à la main-mise de l’industrie sur le système.
Le deuxième volet est le piratage. C’est inadmissible, même si, j’en conviens, les prix doivent s’adapter aux possibilités techniques du p2p. Le piratage est le côté noir du P2P, pas sa finalité. Limiter une présentation du P2P à la possibilité de piratage me semble passer à côté du potentiel de cette nouvelle technique.
Avec Vista, MicroSoft a trouvé le moyen de reléguer un dual-core derrière un vulgaire Celeron. Vista est une m.... qui ne fait que compliquer les choses et rend la vie impossible. Là où XP tourne avec 20 processus, Vista en exécute une soixantaine.
MicroSoft pousse à la consommation en rendant Vista incompatible avec ses propres logiciels. Ainsi, Excel 97 se charge et s’exécute normalement sous Vista à ceci prés que la touche d’aide vous envoie un joli message disant que l’aide ne fonctionne plus sous Vista.
Le modem Sagem ultra standard n’est pas pris en compte par Vista et on doit télécharger (grâce à une autre machine qui n’a pas Vista), le driver convenable depuis le site de la Sagem.
MicroSoft considère que les usagers sont tous mongoliens et on est interrompu sans cesse par des avis d’alerte à la con du genre « Voulez-vous vraiment lancer ce programme, lequel n’a pas reçu le visa officiel de Bill Gates en personne ? ».
Pour ceux qui aiment l’esbrouffe, les effets spéciaux de Linux Mint 3.0 dépassent ceux de Vista. Linux Mint 3.0 tient sur un seul CD bootable. On peut donc l’essayer sans rien toucher à son installation et redémarrer ensuite sous Windows.
Bonne nouvelle ! Avec Vista, MicroSoft nous autorise quand-même à taper une lettre et à l’imprimer.
Vista, c’est l’exemple type du changement pour le changement, l’exemple type de l’obsolescence programmée des produits. Les programmes ne s’usant pas ils ont trouvé un moyen pour qu’on les jette à la poubelle.
Vous comparez des choses qui ne sont pas comparables. Vous portez un jugement sur la société chinoise actuelle à partir d’échelles de valeurs construites en France au 21° siècle. Nous ne sommes pas dans le même espace-temps que les chinois. Il faudrait que vous ayez la mentalité du 19° siècle en France pour juger ce que fait la Chine aujourd’hui. Au 19° siècle, l’industrie a attiré des foules de pauvres gens qui étaient malgré tout ravis d’y trouver un travail. Bien sûr il eût des abus largement dénoncés dans la littérature et la presse de l’époque mais il y eût aussi tout un mouvement interne en France pour débuter les mesures sociales, interdire le travail des plus jeunes, mettre en place des assurances sociales etc. Les Chinois n’ont rien à faire de vos leçons de morale. Si en plus, ces leçons de morales servent d’alibi pour mettre en place une façon de commercer qui nous détruit alors elles sont fondamentalement mauvaises. Je ne vois toujours pas chez vous la moindre considération pour le peuple français. EN ce qui me concerne, c’est le seul qui m’intéresse.
La bonne stratégie est de cloisonner les blocs. Préservons notre manière de vivre, gardons pour nous le marché européen et laissons la Chine se développer comme elle l’entend sans pour autant mettre en péril notre système social, culturel et économique. C’est la théorie des blocs.
Lorsque les chinois auront atteint un niveau de coûts sociaux comparables aux nôtres alors nous pourrons enlever la cloison du bassin sans qu’un raz-de-marrée vienne tout détruire chez nous.
L’Europe est absente et ne fera jamais rien car elle se veut universelle. Au lieu d’être la maison commune des européens elle se prend pour la nouvelle ONU, chargée de défendre les droits de l’homme non pas en Europe mais du Balouchistan à la Patagonie. L’Europe envisage d’aider la Chine et pourquoi pas, dans le secret de la Commission, de la faire rentrer comme 28° Etat européen.
Pendant que les autres défendent leurs intérêts, l’Europe oublie les nôtres et défend des concepts. Nous ne sommes tout simplement pas sur le même champ de bataille, ou pour adoucir les angles, à la même table de jeu.
Tout ne va pas si mal en Irak. On a tué plus de 650.000 personnes pour en pendre une seule, Saddam Hussein. C’est trés positif, les 650.000 étant à classer dans la catégorie des « dégâts collatéraux » chers à Madeleine Albright et son pote Kouchner.