J’ajouterai, pour aller dans le sens de l’article que les agence d’Etat Freddy Mac et Fannie Mae ont poussé en avant ce système en rachetant aux banques leurs crédits hypothécaires subprime de façon à ce qu’elles puissent continuer à prêter tout en respectant les règles des ratios de fonds-propres. C’est donc bien l’Etat qui est l’instigateur de cette mécanique qui a débouché sur la titrisation.
En fait, ce sont les mesures socialistes qui une fois de plus ont exacerbé la recherche du profit. Sans les socialistes, pas de super-bonus et pas de banquiers aux doigts crochus.
Le paragraphe (A vole B et C) est injuste. Votre argent n’est pas caution des prêts octroyés par la banque puisque ceux-ci sont honorés et le dépôt du chèque sur un compte dans une autre banque est accepté. Donc, je ne vois pas à quel moment futur ni dans quelle circonstance il adviendrait qu’on demande à la banque d’utliser votre argent pour garantir le prêt qu’elle a donné. Le coefficient utilisé sert simplement à garantir la fluidité monétaire, c’est à dire que les clients gardent l’impression qu’ils peuvent retirer à tout moment leurs sous de leur compte.
C’est la raison pour laquelle les banquiers luttent tant qu’ils peuvent contre l’usage de la monnaie papier, laquelle échappe à leur contrôle puisque seule la BCE peut en émettre. On a passé des lois interdisant de payer en liquide au delà de 3.000 euros (soit-disant pour éviter le blanchiment d’argent mais en fait c’est pour diminuer les billets en circulation et augmenter les dépôts). Le paiment plastique est favorisé partout et même pour les petites sommes les banquiers ont inventé Monéo qui n’apporte aucun avantage mais augmente d’autant les dépôts.
La rémunération des comptes est faite indirectement par la gratuité de nombreux services bancaires. Je suis d’accord qu’il serait beaucoup plus sain de payer à l’acte mais c’est malheureusement ancré dans notre société. Le bus coûte en impôts 5 fois le prix du billet, un agent immobilier prend 10% de commission alors que sont travail est le même quel que soit le montant de la transactation etc. Le problème n’est pas propre aux banques.
Bien d’accord avec vous. En ce qui me concerne, la BCE est le seul point positif de l’UE post-Maastricht qui malheureusement ne compense que le 1/1000 des points négatifs mais c’est un autres sujet.
Je ne vous suis pas quand vous voudriez que la BCE puisse moduler les taux d’intérêts selon l’occasion. Il me semble que son rôle doit rester strictement économique. Le plus important est que les acteurs économiques puissent compter sur des taux d’itnérêts prévisibles et une monnaie à valeur constante. Cela évtiera toutes les bulles et les spéculations financières.
L’effet équivalent à une modulation des taux d’intérêts doit être fait par chaque Etat au travers de l’impôt, selon la politique qu’il désire appliquer. Si l’on veut faciliter l’accès à la propriété des jeunes ménages on peut articificiellement subventionner les banques afin qu’elles proposent des taux d’intérêts particulièrement bas pour les jeunes, dans le seul cadre de l’acquisition de logement neuf par exemple. C’est un choix politique et ce n’est pas à la BCE de prendre de telles décisions.
Effarant. Merci pour ces informations détaillées et malheureusement inconnues du grand public. Les députés sont des nuisibles à éliminer, cela ne fait aucun doute. A 20.000 euros par mois et plus, double-retraite et parachute doré en cas de non ré-élection pourquoi voudriez que des Migaud, Royal ou Coppé fassent autre chose de leur journée que de défendre bec et ongles un système qui les nourrit si bien ?
Pour en revenir au coeur du sujet il n’est pas évident que laisser l’Etat battre monnaie serait la bonne solution, même si elle économiserait le paiement des intérêts. En effet, avec les gens cités au paragraphe précédent, je vous laisse imaginer où on en serait s’ils avaient la main sur la manette de la planche à billets.
La question n’est pas simple et n’a jamais été résolue sauf dans la période qui a précédée la première guerre mondiale où l’inflation a été nulle pendant des années. On va de crises en crises et les plus graves sont aussi l’occasion de redistribuer les cartes.
La situation américaine n’est pas vraiment comparable à celle du Japon car, comme vous le dites au début, les japonais en ont profité pour moderniser leur appareil industriel.
Depuis le début de l’année 2009, le dollar a perdu 16,6% par rapport à l’Euro et le Yen 17,4% par rapport à l’Euro. Les deux se tiennent donc à moins de 1%. La question que je me pose est pourquoi le QE japonais n’a pas débouché sur une dévaluation fatale du Yen et est-ce que le même phénomène se verra avec le Dollar ?