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jcbouthemy

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bouthemy jean claude demeurant en bretagne
C'est de la France d'en bas que je vous écris. Situé à un niveau différent, j'ai forcément un point de vue différent...Un point de vue qui ne trouve guère à s'exprimer.
Il est vrai que dans l'agora antique, les esclaves n'avaient pas le droit à la parole. J'attends d'Agoravox qu'il ne pratique pas la même ségrégation.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/01/2007
  • Modérateur depuis le 24/05/2008
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Derniers commentaires



  • jcbouthemy jcbouthemy 12 juin 2007 13:06

    Cette affaire soulève plusieurs questions

    D’une part du role des journalistes dans notre société. Pour deux professionnels courageux qui osent dire la vérité, combien sont-ils à se préoccuper uniquement de se faire les porte paroles des puissants qui les controlent ?

    Combien seront-ils à relayer cette information sur la condamnation de la France par la CEDH ?

    D’autre part du rôle de la justice qui apparaît bien souvent au service de ces mêmes puissants en faisant fi des droits des autres citoyens.

    On pourrait croire qu’en 10 ans les choses ont changé. Malheureusement il semblerait que les mauvaises habitudes persistent.

    Pour preuve, lorsqu’une société de distribution d’eau vend une eau polluée et dangereuse pour la santé de la population de toute une région, les juges relaxent les dirigeants de ces sociétés alors même que la situation perdure.

    Saisie de ce dossier, la Cour de Cassation s’apprête à confirmer la relaxe alors même que la Cour de Justice Européenne a condamné la France pour les mêmes faits.

    Il faudra attendre 10 ans pour que la CEDH dise enfin le droit.

    Tous les jours nous pouvons constater que nous n’avons rien à envier aux républiques bananières dont nous aimons nous moquer.



  • jcbouthemy jcbouthemy 12 juin 2007 08:38

    A NPM

    La constitution a prévu certains droits qui lui semblaient indispensables à tout citoyen.

    Pour cela elle a mis en place une administration dont le role principal consiste à organiser l’accès pour tout citoyen à ces droits fondamentaux. Et le droit d’obtenir un emploi en fait partie comme celui à la santé, à la justice, à l’éducation...Personne ne trouve excessif qu’il suffise de se présenter à un hopital pour être soigné, de se présenter à un tribunal pour soumettre son différend à un juge... Lorsqu’il s’agit d’obtenir un emploi, plus rien ne fonctionne. Et pourtant l’emploi, pour la majorité des gens, est la condition indispensable pour pouvoir accéder à tous ces autres droits comme celui d’aller en vacances, au restaurant ou s’offrir un livre...

    Ceci peut paraître excessif mais en contrepartie il existait des devoirs qui étaient tout aussi impérieux comme celui de verser son sang pour la collectivité, de payer des impots, de travailler...

    A l’heure de la mondialisation, tous ces principes peuvent apparaître obsolètes.

    Il n’empêche que la constitution constitue toujours le socle autour duquel s’organise la société française. A la manière d’un contrat qui lie chaque citoyen à la nation. Il n’appartient pas à une commission administrative de décider les droits qui doivent être conservés et ceux qui doivent être abandonnés.

    En tant que citoyen, je revendique l’application des droits contenus dans cette constitution avant qu’elle soit remplacée par une constitution européenne qui vise davantage l’épanouissement des entreprises que celui des citoyens.

    Quant à l’esclavage, il existe déjà sous une forme adaptée à notre temps. Il suffit de voir le statut des travailleurs pauvres et autres enfants de don quichotte...



  • jcbouthemy jcbouthemy 14 mars 2007 16:34

    Combien de désillusions dans ce constat, serait-on tenté de dire !

    C’est combien d’erreurs qu’il faudrait dire... La solidarité dont vous faites état n’a jamais réellement existé. Pas plus qu’hier qu’aujourd’hui. Je ne prendrais que l’exemple de ma famille.

    Ma mère a accouché de 10 enfants. Tous à la maison et le dernier en 1963. Je me souviens que nous avions du aller dormir dans l’étable la nuit où le dernier est né. En tant qu’agricultrice, ma mère ne bénéficiait pas de la sécurité sociale et la maternité était réservée aux femmes qui étaient couvertes par la sécurité sociale, à savoir les femmes de fonctionnaires et des grandes entreprises.

    Bien qu’elle ait travaillé toute sa vie et qu’elle ait élevé 9 enfants, à la retraite elle ne disposait que du minimum vieillesse. Si elle avait été fonctionnaire, il lui aurait suffi d’avoir élevé 3 enfants et travaillé 15 années pour bénéficier d’une retraite décente.

    Plus récemment ma sœur ainée s’est retrouvée en arrêt maladie pour un cancer. On lui a refusé les indemnités journalières au motif qu’elle ne travaillait que 186 heures par trimestre, et moins de 800 heures par année. Etait ce sa faute si à 58 ans, on ne lui confiait pas davantage d’heures de ménage ? Et pourtant sur toutes ces heures où elle a travaillé, on lui a prélevé les 20% salariaux et les 30% patronaux.

    La solidarité à la française n’est qu’une immense arnaque. Le système par répartition n’existe pas.

    Il est exact qu’un tel système a été envisagé au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Mais tous ceux qui avaient bénéficié d’un système de protection sociale avant et pendant le conflit n’ont pas voulu perdre les avantages acquis et ont demandé à bénéficier des barèmes que le système par capitalisation en place leur octroyait...Reconstruction oblige et alors que tous ceux qui avaient été déportés ou prisonniers n’étaient pas encore rentrés au pays, ceux qui étaient en place ont imposé leur point de vue. C’est ainsi qu’ont été pérennisé tous les avantages acquis par les diverses corporations qui pour la plupart avaient collaboré avec les forces d’occupation.

    Dans sa façon de fonctionner, dans sa façon d’octroyer des indemnités en fonction des cotisations versées, de l’emploi occupé ou de la branche d’activité, le système actuel de protection sociale applique les règles du système par capitalisation.

    Pour preuve, si besoin était, le recours de la sécurité sociale devant le conseil constitutionnel lors de la création de la CMU, au motif que ce système remettait en cause les règles de base de la protection sociale qui ne prévoyait des indemnisations qu’à ceux qui avaient préalablement cotisé. Le Conseil Constitutionnel s’est appuyé sur le texte même de la constitution qui prévoyait la solidarité avec les malades, les démunis ou les incapables sans contrepartie.

    Si, au mépris de la réalité, on a appelé ce système, un système par répartition, c’est pour mieux entuber les plus pauvres et prélever au travailleur, dès la première heure de travail, 50% de ses revenus même si, en retour, il ne pourra jamais bénéficié de la solidarité nationale.

    C’est ainsi que la plupart des travailleurs à temps partiel ne peuvent prétendre qu’à 2 ou 3 trimestres de cotisation par an. Pour pouvoir atteindre les 160 trimestres et prétendre à une faible retraite, il leur faudra avoir cotisé 50 ou 60 ans. Autant dire jamais.

    C’est le véritable scandale de notre système à la française dont l’urgence voudrait qu’il soit totalement remis à plat pour assurer un minimum de solidarité.

    Alors que les plus riches voient diminuer leur taux d’imposition, les pauvres sont imposés à hauteur de 50% et ceci dès le premier centime de revenu.

    bouthemy



  • jcbouthemy jcbouthemy 15 janvier 2007 19:54

    Il me semble qu’il existe plusieurs erreurs dans votre commentaire. D’abord de croire que les concepteurs de la constitution de 1946 n’ont pas voulu imposer le « droit d’obtenir un emploi » en contrepartie du « devoir de travailler ». Au lendemain de la guerre, c’est un pays en ruine qu’il s’agit de reconstruire. De plus les communistes étaient assez influents à cette époque et on ne peut exclure que certains aient voulu imposer le système qui prévaudra dans les régimes communistes pendant 40 ans. Personnellement je conçois le « droit d’obtenir un emploi » à la façon du droit de vote qui n’oblige personne à user de ce droit mais qui contraint l’administration à permettre à chacun de pouvoir exercer ce droit.

    Les droits inscrits dans la constitution constituent le socle de base auquel peut prétendre chaque citoyen de ce pays. Le droit d’obtenir un emploi est d’autant plus précieux qu’il est pour la plupart des habitants de ce pays, le seul moyen d’avoir des revenus et donc de pouvoir bénéficier de tous les autres droits sans avoir recours à la mendicité ou de dépendre de la bonne volonté d’individus, d’associations ou d’administrations.

    On ne peut raisonnablement affirmer que l’on dispose de ce droit lorsque ce sont quelques millions de personnes qui sont à la recherche d’un emploi. La raison même de l’administration et de ses fonctionnaires c’est de mettre en pratique les principes contenus dans la constitution avec une obligation de résultat. Concernant le droit d’obtenir un emploi, c’est ce qui s’est pratiqué au lendemain de la guerre et surtout lorsque les millions de prisonniers de guerre, déportés et STO ont été de retour dans un pays qui s’était habitué à leur absence et qu’il a bien fallu réintégrer. Ceci a été fait...parfois en multipliant des emplois que l’on jugerait inutiles mais qui ont permis à leur titulaire de trouver leur place dans la société.

    Si le libéralisme a depuis imposé ses conceptions économiques, pour autant l’administration est régie par le texte constitutionnel qui s’impose à tous tant qu’il n’a pas été réformé par les voies légales. Au nom de quel principe, le droit d’obtenir un emploi serait le seul droit constitutionnel à ne pas bénéficier des attentions de l’administration !!!

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