On voit que c’est l’été. Laurent vous vous attaquez à des sujets bien mineurs surtout pour l’immense majorité de vos lecteurs qui ne sont pas parisiens. Donc bonne vacances quand même !
Durant l’ensemble des 51 matchs de cette compétition, il y a eu 110 buts (hors tirs au but) pendant un temps de jeu (y compris les prolongations) de 80 heures, soit un tout petit peu plus d’un but toutes les 45 minutes. Tout cela pour un but par mi-temps ! Il faut donc vraiment aimer voir des gens courir derrière un ballon, plutôt que de voir vibrer les filets... Evidement je ne suis pas fan, vous l’aurez compris.
Les perdants sont les démocrates et les gagnants les révolutionnaires et les nihilistes de tout poil. Comment résister à ces appels à tout balancer devant la morgue des dirigeants qui jouent avec la vox populi ? Comment ne pas balancer le bébé avec l’eau du bain ? Comment ne pas sacrifier la paix européenne sur l’autel de l’écœurement au vu des magouilles totalement anti-démocratiques des élus ? Comment résister à la tentation révolutionnaire ? En votant démocrate...
Le seul choix qui « mérite » un référendum c’est celui du choix du président qui devrait seul être celui de tous les citoyens. Président qui normalement a un rôle d’arbitre et de guide comme le voulait la conception gaullienne de notre 5éme république.
On sait bien que les questions complexes comme celle du Brexit ne peuvent se résoudre par une question manichéenne et binaire. Dans ce cas, les votants qui ont conscience de la démagogie de ce procédé et ne sachant en analyser clairement les tenants et aboutissants, votent « Non » .quelle que soit la question.
Cette attitude correspond en fait au raisonnement suivant : « On a élu un président et des parlementaires pour étudier les questions complexes et y répondre dans l’intérêt du pays qui comme on le sait n’est pas forcément celui de la majorité. De plus cette organisation coûte cher.. Alors pourquoi nous demander de faire à votre place le job pour lequel on vous a élu et on vous paye. »
Les élus sont alors renvoyés à leur propres contradictions et faiblesses. Ils s’en trouvent tout désemparés. .
Peut-on jeter l’eau du bain (je veux dire la paix) avec le bébé (je veux dire ce « machin » monstrueux si peu démocratique, si bureaucratique, si sensible aux lobbyistes et aux bourses) ?
Le point de non retour est proche, le moment où il ne sera plus possible de réformer ce « machin » pour le rendre à l’écoute des peuples en en faisant un ensemble électoral unique, Alors faute que cette réforme soit encore possible, on devra hélas répondre oui à cette question.