Encore et toujours de l’émotion dont on peut croire qu’elle n’est pas feinte. Mais feinte ou pas l’émotion n’est pas le vecteur de la justice. Car évidemment cette décision a été prise en droit. Les arguments des défenseurs de la mise en liberté repris ici ne sont pas des arguments de droit. Cette personne a tué de sang froid de dos un être qui pour être abject n’en était pas moins un être humain.
Nul ne pouvant se faire justice soi-même.
Cet aspect étant un des fondement d’un état de droit n’avait cependant pas échappé à notre magistrat suprême qui ne lui a accordé qu’une grâce partielle. C’est ce que je comprends du jugement du TAP de Melun. Le président ne se déjugerait pas en restant sur sa position initiale qui est équilibrée en droit comme en morale..
La laïcité c’est aussi et avant tout le respect des croyances et donc la tolérance. La mettre en avant pour interdire est à mon sens un contre-sens fâcheux. En particulier quand il s’agit d’interdire le Burkina qui ne choque que ceux qui sont intolérants et refusent toutes les différences... Heureusement nous sommes tous différents les uns des autres. Cette diversité fait la richesse de la biosphère et aussi de l’humanité. Sans elle la vie ne serait pas vivable.. L’entre-soi est stérile... Et monsieur Valls se trompe quand il justifie les arrêtés imbéciles des municipalités qui interdisent le Burkina...