Quelque part dans votre billet (sans importance), vous osez contester la légalité de la présence de ce bateau russe dans un port français sous la pression torturante d’« Ukrainien » bien franchouillards. Et par extension, ce navire enfreindrait quelques sanctions politiques arbitraires de l’Union Européenne, voire de France. Seriez-vous un grand voyageur circonscrit à un petit port. Allons, il faut sortir... déjà sur terre !
De quelle légalité parlez-vous ? L’UE n’est pas un Etat, c’est une union économique et son union politique n’est absolument pas du gout des 27 à commencer par les Allemands. Donc, il n’y a eu aucun tribunal, aucune accusation, aucun jugement, sauf des coquelets en mal de goguette sur la scène politicienne pour des gouvernants assis sur des sièges éjectables à vitesse supersonique. En ce qui concerne la France, notre clown est en bonne place. Il est entré sur scène, il s’est barricadé dans son palais des GJ qui menaçaient de l’y cherché, il en sortira prochainement les c ballantes... En dehors de ça, tout le reste est illégal, non ?
Les
quolibets, les renversements de sens et les injures sont l’exact
reflet d’une petite bourgeoisie aux abois qui, depuis plus de 70 ans,
sous les impulsions d’un Mandel, Pablo, Franck, Cannon, Healy,
Krivine, Lambert et consorts, cherchent tous à se substituer à
l’action du prolétariat notamment au travers du syndicalisme de
métier, pour d’éviter la faim du chômage. En voulant "bien
faire", ils entravent la volonté du mouvement ouvrier par
d’indénombrables impostures, subterfuges, trahisons criminelles. Les
Ho Chi Minh, Castro, Chavez cités, ne
se sont pas réclamé de la 4e Internationale, encore moins de Trotsky.
S’ils évoquaient le mot
« révolution » ce n’était que pour satisfaire les intérêts
capitalistes qu’ils défendaient. Par
exemple, demander au
révolutionnaire Castro pourquoi
la base américaine de Guantánamo est toujours « louée »
pour une somme dérisoire si ce n’est contre une bonne couverture
politique et militaire ? Ce
serait l’une des nombreuses
questions à poser. Pourtant, la
réponse matérielle,
claire et sans ambiguïté est à la Havane. Par
contre, les mêmes sont
allés peu ou prou demander de l’aide aux staliniens bon teint et
quand les compromissions leur semblaient trop importantes, passait plus
simplement la main aux Etats-Unis ou
autres impérialistes :
Chili, Argentine, Uruguay,
Paraguay, Bolivie, Équateur... encore ?
Pour
en revenir au centre des intérêts présenté dans l’articulet de la
miss Mercedes Petit qui paraît partager les mérites "des
élites révolutionnaires" d’Amérique du Sud ou Centrale,
notamment de Moreno. Le morénisme, guevarisme, et autres variantes,
le tout sous couvert de « révolution » voire de « trotskysme »
avec leurs méthodes de guérillas armées en Amérique du Sud ou
centrale, n’ont apporté que misères, pauvretés, destructions et
surtout le fascisme, la barbarie et aucun parti de classe. Noam
Chomsky, qui n’a rien à voir avec le « trotskisme » a
apporté de belles analyses documentées sur tous ces épisodes et
au-delà. Mais, chut !
La
dame raconte avec emphase : "Oui, camarades, telle est notre
trajectoire : l’indépendance de classe, la lutte acharnée
contre la capitulation devant la bourgeoisie et la conciliation de
classe, qui a détruit le trotskysme.
En
ce qui concerne l’union des révolutionnaires, à la fin de mon
discours, je vous ai dit que nous appelons les révolutionnaires, en
premier lieu les trotskystes, à s’unir avec un programme
d’indépendance de classe, à ne pas soutenir les gouvernements
bourgeois, ne pas soutenir les gouvernements réformistes et
bureaucratiques."
Ben
voyons ! L’épouvantail trotskyste dans le vent ! Le
trotskysme (de métier) est détruit, donc la 4e
Internationale aussi, c’est sûr et certain. Mais, mais, mais elle
appelle les trotskystes à s’unir avec un programme (hi, hi, hi,
lequel ?), ect… Qui va faire un tri dans les multiples variantes
trotskystes plus ou moins subventionnées par les Etats, la CIA,
Soros et autres amis des trotskystes ? Sans compter les
« révolutionnaires » de marketing sur les étagères
colorées desquels viennent faire leurs emplettes les états et
oligarques intéressés de par le monde. Est-ce
toujours pour faire « vivre » à leurs fraisles trotskystes et bien sûr les indispensables
« révolutionnaires » de toutes étiquettes ? Ah !
L’indépendance ? Serait-ce la dépendance par rapport au
prolétariat ? Ou… quelque chose comme ça ?
De
même pour la caractérisation du
régime bourgeois Russe actuel, le qualifier de néo-stalinisme
paraît parfaitement aberrant
et surtout erroné. Le
retour du capitalisme en Russie, comme en Chine, a
détruit une grande partie des conquêtes révolutionnaires
de 1917 ou 1948, mériterait
plutôt une qualification de bourgeoisies
nationales
compradores,
voleuse, accapareuse,
profiteuse-et
ce n’est pas du mépris - quirêvent debénéficier d’une
reconnaissance de« souveraineté » dans
une « multipolarité » conflictuelle au sein de la
concurrence impérialiste
mondiale et
guerrière. Un rien
contradictoire.
Si
ces quelques réflexions peuvent paraître dilatoires, capitulardes,
fatalistes, elles ne sont que les
reflets du désarroi de la classe sociale à laquelle j’appartiens.
La construction d’un parti
révolutionnaire est indispensable et son cheminement est complexe et
sera tortueux tout comme le fut le parti bolchevique son
temps.
Il
est très surprenant de lire ces propos : "Les
capitulations successives des dirigeants se réclamant de la 4ᵉ
internationale font que son programme n’a jamais été mis en
pratique." Donc y inclus son géniteur Trotski, alors pourquoi a-t-il publié ce programme lors de la création de la 4e
Internationale ?
Toutefois, une partie a été mise en
pratique, justement celle concernant la chute du stalinisme et par
conséquent du délitement de L’URSS. La disparition du stalinisme et
de l’essentiel de sa représentation politique a été réalisée.
Certes, il reste encore des déchets qui ont encore des relents
fétides. La classe ouvrière Russe, comme la Chinoise à sa façon,
se sont battues pour ne pas perdre toutes leurs conquêtes sociales,
mais elles ont laissé tombé la bureaucratie stalinienne et maoïste
dans les bras du capitalisme par l’absence de parti
révolutionnaire dirigeant : la 4e Internationale.
Les conséquences, toujours en cours, sont de plus en plus terribles
pour le prolétariat.
Le
prolétariat avec ses différentes couches sociales suit son
cheminement historique. C’est lui et lui seul, qui, de classe en soi
passera le moment venu en classe pour soi ; non plus seulement à la
défense immédiate de ses intérêts d’esclaves salariés, mais à
l’abolition de cet esclavage par la suppression de la classe
exploiteuse ; c’est son combat contre son exploitation qui
régénérera, ou recréera, ou non, une internationale
révolutionnaire ouvrière expression collective des partis
révolutionnaire nationaux capable de prendre le pouvoir politique
pour mener à bien cet objectif dans leur pays respectif et d’y
appliquer la dictature du prolétariat.
Nos
modestes personnes n’ont que peu d’influence à ce niveau. C’est
juste un peu d’agitation pour que d’autres s’intéressent au
mouvement de la classe ouvrière et s’associent à la tâche de bâtir
leur parti, le parti révolutionnaire mondial.