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Johan

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Dans l'éducation. Diplômé en Droit des Affaires et en Métiers de l'éducation et de la Formation, ancien animateur (centres aérés et colonies de vacances).
Très curieux, passionné. Aimerait promouvoir l'esprit critique et la réflexion via des médias citoyens comme Agora, et développer une vie étudiante moins superficielle par un engagement associatif.

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  • Premier article le 21/04/2006
  • Modérateur depuis le 19/06/2006
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Derniers commentaires



  • Johan Johan 19 mars 2008 01:03

    D’abord, oui c’est un très bon article.

     

    Mais est ce les banques sont vraiment foutues ? Leurs clients ne sont plus capables de payer leurs emprunts. C’est pas grave car elles vont faire marcher leurs hypothèques et récupérer les biens. C’est parce qu’elles essayent de les revendre que le marché se retourne plus gravement.

     

    Bientôt, elles auront assez de biens immobiliers entre elles pour créer une entente et monter les loyers. Et ce n’est pas le Gouvernement qui le en empêchera.

     

    Depuis la crise argentine, on sait règler les crises financières : on fait tourner la planche à billets et on finance les banques avec des taux très bas. C’est à dire qu’on prète en dernier ressort à ceux qui ont pris tous les risques pour faire plus de pognon. ils seraient bêtes de ne pas en profiter. Ca déprécie la monnaie, mais qui est perdant ? Le salarié, le consommateur, le locataire. L’Etat américain se fiche peut être de baisser sa monnaie, vu le dumping monétaire que lui impose la Chine. Mais quand les chinois vont arreter de jouer, c’est à dire quand ils seront devenus la manufacture du Monde, et qu’ils vont faire payer plus cher leurs produits, ça va faire mal.

     

    Autre problème : la titrisation. Les créances toutes pourries des banques se dispersent dans le monde, y compris en Europe. Sauf qu’en Europe, la Banque Centrale a pour objectif conventionnel de lutter contre l’inflation. Donc de faire tourner au minimum sa planche à billets. Alors si les banques européennes ne prennent pas toutes le même niveau de risque, comment on fait, vu qu’on a une monnaie unique, pour renflouer ces imbéciles ? On a recours au patriotisme économique, on compte sur le fait que l’Etat ne laissera pas en plan ses copains, comme on l’a vu lors de l’affaire de la Société Générale ou pour la Northern ?

     

    Est ce que ça va nous mener à changer le rôle de la BCE ? A revenir aux monnaies nationales ? Ou est ce que la peur de se faire racheter par des fonds étrangers va responsabiliser nos banques ? quand est ce qu’on fera des EXEMPLES  ?

     

     



  • Johan Johan 11 mars 2008 17:54

    Très bon article

     

    1) Selon moi il n’y a pas de transparence, puisqu’il y a un coût non négligeable à relever et à comparer le prix des produits. France 2 a noté une grande différence entre les prix des mêmes produits de marque de deux grandes enseignes (Auchan et Casino si je me souviens bien). Ce qui prouve que les problèmes de seuils de revente à perte et de prix catalogue sont loins d’être les seules raisons de la fixation des prix en supermarchés.

     

    Le rapport Attali vise à les supprimer rapidement (Châtel est d’accord avec lui sur ce point), ce qui ne suffira donc pas. Au contraire, la pratique des produits d’appel (quelques produits vendus pas trop chers pour attirer le consommateur, va s’intensifier).

     

    Je suis donc plutôt réservé quant à cette réforme.

     

    2) La généralisation des offres de fidélisation masque un petit gain de pouvoir d’achat. Les prix montent, mais il y a souvent des réductions ou des produits gratuits en échange de ses informations personnelles (problème démocratique) et de la captivité du consommateur (qui contribue à faire baisser la concurrence).

     

    C’est pourquoi je pense que l’Etat devrait interdire ces pratiques pour les grandes surfaces de vente.

     

    3) De l’aveu d’un cadre d’une grande enseigne, les consommateurs se rendent naturellement au point de vente le plus proche. Nous pouvons donc envisager la subvention de petits points de vente de proximité pour l’alimentaire, ou la réservation d’emplacements pour des enseignes se conformant à des exigences de prix. Rien ne nous l’interdit, et ce serait une bonne façon d’intensifier la concurrence.

     

    4) Une méthode assez vicieuse pour lancer une guerre des prix serait de boycotter purement et simplement une seule enseigne afin que celle ci, piégée, se voit obligée de se lancer dans une guerre des prix avec les autres. Ce boycott aurait vocation à s’arrêter lorsque les prix seront redevenus raisonnables.

     

    5) Les supermarchés font une marge importante sur les produits frais. Pourquoi ne pas encourager des distributeurs alternatifs, coopératifs, sur ce secteur ? Leur réserver des emplacements à proximité des grandes surfaces permettrait de pénaliser les intermédiaires.

     

    6) Ceci étant dit, la régulation et l’incitation ont des limites, comme vous l’avez justement fait remarquer. La nationalisation ou la création publique d’une chaîne de distribution serait un moyen d’insérer dans un secteur oligopolistique un acteur jouant le jeu de la concurrence.



  • Johan Johan 28 février 2008 14:25

    @ Lucrezia

     

    60M est une publication de l’INC, l’institut National de la Consommation. C’est un organisme public. Le "bras armé" qui se cache derrière, c’est l’Etat.

     

    Ensuite pourquoi avoir sorti cette enquête à 15 j des municipales. Et pourquoi pas ? Un rédacteur d’AVox faisait part de ses interrogations sur les conclusions d’UFC Que Choisir quand au prix de l’eau et disait qu’en les diffusant 3 mois avant les municipales, UFC cherchait à fausser le jeu.

     

    Fausser le jeu, oui. C’est le but de tous les lobbies. On va faire de son point de vue l’élément le plus important possible dans la campagne. Ceci dit, que le candidat soit de gauche ou de droite, ça ne change rien. Je me souviens que les syndicats ont fait beaucoup de mal à la Gauche plurielle.

     

    Depuis quand N. Sarkozy est il mal à l’aise sur le pouvoir d’achat ? N’a t il pas conduit une campagne dont c’était la colonne vertébrale ?

     

    Il a donné ses raisons : il veut plus de temps. Pour certains, il a mal hiérarchisé, et n’a pas profité de l’Etat de Grâce pour faire les réformes les plus attendues. Pour d’autres, la programme de Sarkozy est vu tel qu’il est, et non tel qu’il avait été présenté. Enfin certains diront qu’il ne s’agit que d’une fronde contre la personnalité du Président, et d’un rejet de son côté "M’as tu vu ?".

     

    Le MEDEF joue son jeu, les syndicats le leur, les associations de consommation, les associations d’industriels, le leur. Les hommes politiques sortent de cette tempête grandis ou diminués selon leur aisance sur tel ou tel dossier. Le candidat Sarkozy ne se serait jamais plaint du focus sur le pouvoir d’achat. Pourquoi le Président Sarkozy le ferait il ?



  • Johan Johan 28 février 2008 03:58

    @ Bernard Dugué

     

    Je trouve vos conseils de bon sens, et en bon étudiant ça fait plusieurs années que je les applique. Convenez qu’il est plus facile d’accepter de s’adapter aux périodes de vaches maigres quand on a connu des années grasses, et/ou qu’on est certain qu’on en connaitra bientôt de nouvelles.

     

    On ne voit pas le bout du tunnel, quand on est né après 75. Je viens de m’inscrire à l’ANPE. Ma conseillère, Docteure en Eco (o_O) me dit qu’il faut 18 mois en moyenne à un BAC+5 pour trouver un premier boulot.

     

    Sinon en ce qui concerne la concurrence et ses effets pour faire baisser les prix, on y est pas vraiment. Ce modèle économique suppose que les entreprise recherchent le profit, et non la rentabilité.

     

    On est en situation d’oligolpole, avec d’énormes barrières à l’entrée du marché, et quand ses barrières sont surmontées, c’est par une entreprise qui veut, non qui doit, être pire que les autres pour arriver à être plus rentable.

     

    On a une réglementation complètement absurde, qui a favorisé cette concentration, et qui n’a pas permis de dégager des marges sur lesquelles les distributeurs iront rogner pour se faire concurrence.

     

    Le rapport Attali a soulevé de bonnes pistes. Reste à savoir comment elles seront suivies.



  • Johan Johan 20 février 2008 06:45

    M. Riché,

     

    La taxe pro est pourtant prise en exemple dans les Facultés de Droit. Les entreprises sont plus mobiles que les habitants ? Soit, créons des zones franches, mettons au service du privé des moyens publics, diminuons la taxe pro et augmentons les impôts locaux.

     

    La préférence communautaire n’est pas un dogme. Elle ne suffit pas à elle seule, mais elle est cependant capitale. Tout comme équiper sa voiture avec des pneux plutôt que de la faire rouler sur les jantes ne suffit pas à la faire avancer, mais y aide considérablement.

     

    Cordialement

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