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Johan

Johan

Dans l'éducation. Diplômé en Droit des Affaires et en Métiers de l'éducation et de la Formation, ancien animateur (centres aérés et colonies de vacances).
Très curieux, passionné. Aimerait promouvoir l'esprit critique et la réflexion via des médias citoyens comme Agora, et développer une vie étudiante moins superficielle par un engagement associatif.

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  • Premier article le 21/04/2006
  • Modérateur depuis le 19/06/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Johan Johan 26 novembre 2007 18:42

    « Ce petit pays insignifiant d’environ 5 millions d’âmes (ont-il vraiment une âme ?) »

    C’était seulement pour vous assurer que je ne répondrais pas à votre post, cette provocation de cour de récré ?



  • Johan Johan 26 novembre 2007 18:13

    A Rage,

    L’Europe devrait elle se tenir à l’écart ? Ce choix, en 2003, était il vraiment courageux ? N’aurions nous pas du caarément nous opposer à cette violation du Droit International, quitte à en payer le prix, et à faire condamner par le Conseil de Sécurité les américains pour leur Guerre non validée ?.

    Je pense que la Russie et la Chine ont plus intérêt au rapide affaiblissement des Etats Unis qu’à une guerre mondiale à risque nucléaire. Ils les rattrappent déjà bien assez vite et les USA sont un excellent marché de consommateurs.

    Machiavel aurait conseillé à la France de prendre partie.

    En ce qui concerne la politique d’Israël, on a un beau paradoxe. C’est quand les murs étaient construits que les territoires étaient libérés et les colons mis au pas. Dans la surprise générale Sharon a eu une politique qui menait vers la paix. Depuis son coma (fortuit ?), on a eu la catastrophique guerre dans tout le Liban, quand il n’y avait qu’une petite zone à sécuriser, et aucun progrès majeur...

    A +



  • Johan Johan 26 novembre 2007 17:56

    Pour répondre à l’article et à certains commentaires :

    Il semble que l’Iran possède déjà une bombe. La semi bourde de Chirac à ce sujet était révélatrice « qu’importe que l’Iran ait une bombe, qu’importe qu’il en ait, plus tard, une seconde. Le vrai problème c’est la prolifération ».

    En quoi la prolifération est elle un problème ?

    En ce qui concerne la légitimité de la détention de la Bombe : Israel a obtenu l’arme nucléaire en « secret », bien que la rumeur s’est vite répandue, et n’est pas partie au traité de non prolifération. L’Iran l’est, et a obtenu des concessions, officielles ou officieuses, contre son adhésion. Le programme nucléaire iranien s’est de longue date développé avec l’aide de puissances occidentales, en particulier les USA, ce qui rend sa condamnation difficile sur le principe. Mais ce n’est pas là le sujet majeur.

    Le problème est que depuis la fin de la guerre froide notre logique de dissuasion nucléaire couplée à un droit international respecté, du moins pour les questions les plus impérieuses, nous ont permis d’éviter à la fois une guerre nucléaire à grande échelle, et les guerres frontales des superpuissances.

    Depuis la fin de l’URSS, des stocks massifs d’armes conventionnelles et nucléaires se sont répandues. Dans le même temps, des vautours ont vu leurs intérêts converger : la guerre permettait aux uns de vendre leurs armes, et aux autres d’asservir ad vitam eternam une population misérable. Les armes conventionnelles servent aujourd’hui aux conflits asymétriques et aux forces d’occupation, et les armes nucléaires à négocier et à sécuriser son territoire contre une attaque nucléaire ou, à la limite, conventionnelle.

    Le conflit Israelo-Arabe, d’un conflit de guerre froide, semble lui même avoir changé de nature. Les blocs qui tenaient leurs troupes ont été débordés par une base radicalisée. Son but n’est pas la conquète territoriale mais la provocation permanente et la capacité d’influance.

    L’Iran a un légitime besoin d’énergie. Entre autres les stocks d’eau potable sont insuffisants dans la région, ce qui incite à la construction d’usines de dessalement nucléraires, sous peine de voir des catastrophes humanitaires à grande échelle. Le traité de non prolifération autorise le nucléaire civil. Or l’AIEA a trouvé en Iran des résidus prouvant que l’enrichissement n’est pas uniquement à visée civile, mais qu’un enrichissement à usage militaire a également été réalisé. Combiné aux déclarations belliqueuses de son président, sans qu’on puisse déterminer ce qui relève de la provocation et ce qui qui relève du Casus Belli, le risque nucléaire iranien est aujourd’hui indéniable. Il me semble peu probable qu’il se concrétise par une attaque directe, qui serait contreproductive. La Bombe sert à sécuriser le territoire iranien, lui laissant champ libre pour armer et financer les armées irrégulières qui pullulent dans la région, et à radicaliser sa population. Dans ce jeu de provocation, le Droit international qui doit permettre de les contenir est lui aussi devenu impuissant.

    Les Etats Unis ont foulé au pied ce Droit international en envahissant l’Irak, le délégitimant totalement. Ce faisant, ils ont aussi sapé leur moral et diminué drastiquement leurs capacités d’action et considérablement affaibli leur économie. Etant donné l’écart technologique incroyable qui sépare les armées américaines de celles dureste du monde, ils sont toujours capable de gagner une guerre contre l’Iran. Mais l’occupation se fera à quel prix ? Et n’est ce pas l’objectif visé par l’Iran ?

    Et qu’ont ils à mettre sur la table pour réintégrer l’Iran au jeu ? Plus grand chose. Abandonner leur alliance avec Israël ? Ses ennemis ont ils vraiment intérêt à faire « disparaitre cet Etat de la carte », tant sa détestation est fédératrice ?

    L’Iran adopte une stratégie intelligente : faire monter la pression sans discontinuer, et surtout ne laisser à son principal vis-à-vis aucune sortie honorable. Si négociations il y a, autant aller le plus loin possible. Si la guerre doit éclater, le jeu en valait de toute façon la chandelle. Les installations disparaîtront peut être, mais le savoir et le savoir faire resteront. Les Etats Unis ont déjà perdu.

    L’hypothèse catastrophe n’est selon moi pas la guerre, car malheureusement on en prend déjà la voie, mais une invasion de l’Iran ou d’Israël qui pourrait déclancher une riposte atomique. La réaction de ces deux pays en cas d’invasion est assez peu prévisible.

    Il y a certainement une ou plusieurs armes nucléaires en Iran, contrairement à ce qui s’est passé en Irak où les experts de l’AIEA n’avaient rien trouvé de probant, mais où ils avaient été empêchés un temps d’enquêter. En cas d’invasion l’Iran peut elle prendre le risque qu’elle(s) soi(en)t découvertes ? Ne vaudrait il pas mieux les lancer que de perdre la face ?

    Je ne pense pas. Le simple fait d’avoir bravé les américains sans les atomiser serait déjà une victoire pour l’Iran. De plus, si invasion américaine il y a, ce ne peut être que préjudiciable à ses ennemis, fatigués de la guerre et exsangues. Le risque est peut être là où on ne l’attend plus : une dispersion de Tsahal et une invasion arabe conventionnelle d’Israël menant à une réplique nucléaire.



  • Johan Johan 23 novembre 2007 17:46

    Bonjour Tristan,

    Le programme du CNR est le document fondateur de la politique qui a conduit la France au succès pendant 30 ans. en voici le verbatim (qu’on ne me cherche pas des poux : j’ai pris la première source google)

    http://notre.republique.free.fr/CNRprogramme.htm

    Contrairement à la lettre de Guy Moquet, elle est indispensable pour comprendre l’Histoire.

    On a assez galvaudé la résistance comme ça. Par ailleurs, la citation de Bayrou de l’auteur ne fait aucune mention du contexte, il est donc impossible de se faire une opinion nette du problème. En ce qui concerne Besancenot, il aurait pu faire pire que « résistance sociale ». Surtout qu’après il appelle à la construction d’un « nouveau parti anticapitaliste ».

    En ce qui concerne l’obligation faite par l’Europe de réformer nos régimes spéciaux, je suis resté prudent sur le sujet. En effet je n’ai pas la référence de la décision sous la main et elle est très difficile à retrouver. Il s’agissait d’un problème légèrement différent, et ma chargée de TD en Droit administratif européen (comment le Droit européen influance notre droit administratif) a considéré que le raisonnement du juge devrait en toute logique s’appliquer aussi aux régimes spéciaux.

    J’essayerai de retrouver mes notes, mais ce ne sera pas évident.



  • Johan Johan 23 novembre 2007 17:00

    @ Deuxa

    « Ce sont le code du travail et la législation française qui sont la cause des absurdités que vous citez (par exemple l’emploi massif de stagiaires). »

    Déjà l’abus de stage et réprimé par la loi. La sous dotation de l’inspection du travail et les usages non réprimés permettent aux employeurs abusifs d’en profiter. Il ne faut pas jeter l’opprobre sur toutes les entreprises, mais reconnaissez qu’il y a une tendance lourde à l’abus de stage.

    Il y a d’autres exemples : pourquoi le tassement des salires sur le salaire minimum (17% des salariés). Pourquoi tant d’heures sup’ non payées ?

    Il y a un problème légal, un problème politique et un problème économique, qui vient des entreprises qui ne font pas confiance ou qui abusent de la difficulté qu’il y a à travailler, et autre problème économique, il y a la déconsidération stupide par les étudiants de professions manuelles. Il y a aussi de nombreux étudiants en fac qui auraient voulu apprendre un métier rapidement, via un IUT ou un BTS (ou plus tard une école de commerce, une IAE ou une école d’ingé) et qui n’ont pas pu le faire par manque de place.

    En ce qui concerne les « CPE » (vous êtes sur de ne pas vouloir dire CNE ?), je crois que 6 mois de période d’essai sont bien suffisants pour un entrepreneur pour se faire une idée correcte de son employé. Le CPE-CNE avait des répercussions trop lourdes pour l’employé (par exemple en ce qui concerne les garanties pour un logement ou un prêt), et malheureusement a permis bien plus de substitutions que d’embauches par effet d’aubaine. C’est pas moi qui le dis mais l’évaluation du CNE après un an d’application.

    Par contre je vous rejoins complètement sur les deux critiques faites :

    Le droit du travail est bien trop complexe et confus. Il doit être simplifié pour éviter que des employeurs de bonne foi se trouvent hors la loi et que les grands groupes exploitent au maximum les exonérations et autres contrats aidés. Les économies réalisées devraient financer un small business act (deux salariés sans charge pour toutes les entreprises).

    Les candidats sont trop peu potables. Il y a un problème dans le choix de la formation (souvent la formation professionnalisante désirée est refusée). Il y a aussi un problème dans les réseaux de recrutement. Les PME devraient s’organiser sous forme de coopératives pour mutualiser leurs recrutements et capter de meilleurs profils. Autre problème : le snobisme des étudiants vis à vis des PME et TPE. Exemple assez fou : je me suis présenté sur le stand de KPMG (cabinet d’Audit) dans un forum Grande école. J’ai expliqué au recruteur que je voulais bosser avec des PME et des assos pour comprendre les problématique dans leur ensemble et apporter mes expériences, et pas bosser sur un 100ème du problème. Il m’a répondu qu’il était ravi d’entendre ça, et que presque tous étaient obnubilés par la notoriété du client.

    « Les étudiants se suicident en prétendant que les entreprises »n’ont qu’à prendre des risques, que diable, et nous embaucher sur notre bonne mine« . Cela ne marchera jamais. Le travail n’est pas un droit, en tout cas il n’est acquis qu’en contrepartie de devoirs. Aucun patron de PME n’écoutera vos discours. »

    Je n’ai jamais parlé de « bonne mine », au contraire j’aimerais que les gens soient testés sur leurs compétences et pas sur la notoriété de leur formation ! J’ai encore moins sous entendu que l’entreprise devait payer un salarié sans contrepartie ! Je ne comprends pas pourquoi les entreprises clonent leurs profils. Je pense qu’en entrant dans une entreprise on a tout à apprendre, et qu’il faut faire ses preuves. Je pense que des talents qui ont énormément à apporter à l’entreprise ont besoin qu’on leur fasse confiance, et que le jeu en vaut la chandelle pour les entreprises. Il y a certes plus de risque, mais aussi plus à gagner. Je pense aussi que les contrats CNE CPE offraient trop de pouvoir au patron. Un employé peut être dérangeant. Ce n’est pas nécessairement contre productif de remettre en cause, tant que l’approche est constructive. La tentation de virer toutes les grandes gueules est trop forte. Politiquement, je pense aussi qu’il est dangereux de mettre tous les esprits critiques au chômage.

    J’ai connu la fac, et je suis en Ecole de commerce. Beaucoup d’étudiants des deux formations devraient échanger leurs places.

    « Quant à m’expliquer qu’il est logique que les étudiants préparent leur retraite, c’est une réflexion totalement consternante, signe manifeste que le mot »travail« a perdu son sens dans une société déboussolée - et excessivement atypique. Nous sommes un des seuls pays du monde où à 20 ans, on est déjà - dans sa tête - un petit vieux réac, bloqueur de réformes et défenseur de pseudo acquis. Le meilleur moyen de préparer sa retraite n’est pas de bloquer les universités, c’est de travailler dur. »

    Les étudiants sont soucieux de leur avenir. Le marché du travail est ingrat (ok pas toujours à cause des décideurs, qui sont eux même englués par une législation opaque, des financeurs gourmands, une concurrence mondiale et une croissance molle ; reste que les salaires sont médiocres, l’insertion très difficile, et les tâches confiées demandent de plus en plus de cynisme pour s’adapter aux autres impératifs). Je suis de la génération 80’s. La génération 70’s a morflé et a désenchanté le monde du travail. Ma génération s’inquiète de ne pas pouvoir fonder une famille, ou même de vivre décemment. Mes amis de 30 ans se demandent quand ils finiront de vivre aussi fauchés que les étudiants. Les retraites sont venues sur le tapis parce qu’aujourd’hui est dur, nous ne sommes plus insouciants. C’est surement dommage.

    Comment valoriser le travail ?

    1 un système social cohérent, où celui qui se lève cumule ses aides sociales avec son salaire, serait plus incitatif.

    2 Tout à fait d’accord : il faut faire découvrir l’entreprise aux enfants, puis aux ados. Et pas que Nike, McDo ou l’Oréal. L’industrie, les services, l’artisanat, les PME et TPE. Je crois aussi avoir insisté sur les filières techniques et technologiques dans mon article. Là aussi on est d’accord.

    Enfin, je ne peux pas blairer Julliard.

    Il n’en demeure pas moins que les étudiants sont des citoyens. S’ils veulent exprimer leur opposition à une loi sur l’enseignement supérieur, ils sont les mieux placés. S’ils veulent s’opposer contre la réforme des retraites, ils sont concernés au premier chef. Mais quand bien même serait ce contre l’inepsie de la taxe professionnelle qu’ils en auraient encore le droit : ce sont des citoyens.

    En ce qui concerne le blocage, c’est un autre problème. Ma position à ce sujet n’est conciliante ni avec les pro, ni avec les anti.

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