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Johan - AgoraVox le média citoyen

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Johan

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Dans l'éducation. Diplômé en Droit des Affaires et en Métiers de l'éducation et de la Formation, ancien animateur (centres aérés et colonies de vacances).
Très curieux, passionné. Aimerait promouvoir l'esprit critique et la réflexion via des médias citoyens comme Agora, et développer une vie étudiante moins superficielle par un engagement associatif.

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  • Premier article le 21/04/2006
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Derniers commentaires



  • Johan Johan 18 décembre 2008 01:07

    @ tzecoalt

    "Cela reste un transfert de la création ex-nihilo du privé au public. Au final, on risque d’écoper d’un système public hypertrophié et privilégié. Et c’est sans compter sur l’avantage de la monnaie créée par le privé, à savoir l’allocation dynamique de ressources, au lieu de la mine d’or virtuelle que représenterait l’état. "

    Je préfère donner à l’Etat le rôle de la création monétaire et la gestion de l’épargne aux banques. Elles alloueront dynamiquement ces ressources, et celles uue les prestataires de l’Etat gagneront en rendant service à la collectivité. C’est vrai que limiter la création monétaire par l’Etat pourrait le dissuader de dépenser à tout va, mais je ne le trouve pas beaucoup plus responsable depuis la loi de 70 qui lui interdit d’enprunter directement à la banque centrale. Au contraire : le dialogue nationalisation et privation de Chirac et Mitterand ont eu lieu après cette loi, comme les politiques de stop and go et autres scandales autour de l’argent public (ELF par exemple).

    "
    Si l’on arrive à canaliser les excès entourant les émissions d’emprunts (titrisation, spéculation), on peut imaginer conserver notre système monétaire actuel, en le complétant par une dotation aux états européens de la somme des intérêts des emprunts émis par le secteur privé qui non pas été monétisés (donc 126000 milliards de dettes - 9000 milliards de monnaie = 3600 milliards pour les dettes publiques des 15 de l’eurozone). "

    Ca se tient. J’y avais pas pensé. Mais c’est chaud de "
    canaliser les excès entourant les émissions d’emprunts (titrisation, spéculation)", non ?

    En fait mon idée n’est pas de faire un jeu monétaire à somme nulle, mais de laisser la création monétaire à l’Etat. Je vois pas pourquoi nécessairement ça ferait monter le prix des matières premières.

    "La vente à découvert a certains avantages d’accélérer la vérité des cours, ça fait vite très mal, mais l’embellie est également plus rapide, évitant de transférer dans le temps des situations que l’on peut qualifier de pourries. Mais il y a évidemment des effets pervers. "

    Ca renforce énormment la volatilité des titres. Au point qu’étant donné les mouvements grégaires, globalement les dérivés ne rendent pas le marché plus efficient, bien au contraire. La régulation marchande cède le pas aux mouvements grégaires, browniens à court terme.

    Avec votre système de taux zéro sur la monnaie crée, ne faudrait il pas quand même limiter la création monétaire en volume ?



  • Johan Johan 17 décembre 2008 18:17

    @ tzecoalt

    Merci de votre réponse.

    La crise financière, en limitant la confiance que les banques portaient les unes par rapport aux autres, a limité l’effet de création monétaire par les banques (qui ont en fait deux leviers de création monétaire si j’ai bien compris : un par rapport à l’argent emprunté aux banques centrales et un sur leurs dépôts issus de la création des autres banques). Au début de la crise financière, la BCE a émis de la monnaie à court et moyen terme avec des taux forts. Ca me semblait pas trop mal d’assurer un besoin de liquidité (le temps que les banques se fassent de nouveau confiance) tout en faisant payer aux banques le prix de la crise.

    Il me semble que les banques gagnent en effet moins d’argent qu’avant la crise, mais c’est à mon avis moins en raison de la baisse des taux que d’un manque de liquidité à prêter (effet de création monétaire freiné par la confiance moindre des banques les unes envers les autres).

    "Mais bon, Madov qui vendait des produits financiers avec des rendements de 10% peut aller se rabiller : les banques percoivent en marges nettes 25% d’après Forest Ent (si mes souvenirs sont bons) de leurs fonds propres sur l’émission d’emprunts (assorti de la fameuse réserve fractionnaire), le tout le plus légalement du monde."

    Aux Etats Unis, 6 des 7 entreprises les plus rentables sont des banques. En effet, Madov peut aller se rabiller, du moins, tant qu’il n’aura pas leur pouvoir de création monétaire smiley

    "Le fait qu’une banque centrale pratique un taux de zero sur sa création monétaire est une chose, cela n’implique que les banques sur leur propre création monétaire le fasse. Pour l’heure, c’est une victoire du raisonnement de l’inanité de l’intérêt sur la création monétaire, mais dans la pratique c’est un échec, je vous l’accorde. "

    C’est clair que les banques ne se privent pas de toucher de gros intérêts sur leur propre création monétaire. Le vrai souci n’est il pas avant tout ce pouvoir de création monétaire confié à des organismes privés ? Couplé à la possibilité de titriser, on est en plein dans l’absurde. Maurice Allais a depuis longtemps point cette question, qui commence à avoir un certain retentissement.

    "Emprunter pour alimenter un schema de Ponzi (bourse, marchés financiers) devrait simplement être interdit, car la promesse initiale des schemas pyramidaux finit toujours en débacle (d’autant plus qu’en finance, si la liberté est individuelle, la responsabilité est le plus souvent colllective, 500 000 banquiers américains font les cons, 6.5 milliards d’humaines en patissent). Et les erreurs passées (erreurs d’analyses économiques, crises) se doivent d’être prises en compte dans les législations, en opposition au laissez-fairisme libéral. "

    Sincèrement, je crois qu’on ne peut pas vraiment réguler le fait que l’argent soit investi dans un système de Ponzi si on inclue la Bourse et les Marchés financiers dans cette catégorie. Pourquoi ne pas laisser emprunter pour acheter des actions d’une entreprise dans laquelle on croit, alors qu’il s’agit d’un investissement dans l’économie on ne peut plus réelle ?

    Ceci dit, je pense qu’une énorme partie de l’argent placé en bourse l’est pour profiter d’un système de Ponzi : je place en bourse parce que de plus en plus de gens visent la plus value et non l’investissement, et que mécaniquement les cours augmentent du fait de cet appel d’air.

    Je pense par contre qu’il est urgent de réguler la volatilité des cours, par exemple en obligeant l’acheteur à conserver son titre pendant un certain temps et en interdisant les produits dérivés (l’Angleterre a tout simplement interdit la vente à découvert).

    "Mon indicateur phare est le ratio dettes/monnaie : des taux d’intérêts proches de zero (sur création monétaire) font que ce ratio s’approche de 1, situation où l’esclavage de l’économie physique envers l’économie financière est le plus faible. "

    Si je comprends bien, ça signifie que votre objectif serait un taux d’intérêt de 0 pour la création monétaire, qu’elle soit publique ou privée. Dans ce cas je saisis mieux. Par contre, les dépôts des épargnants seraient rémunérés avec intérêt.

    J’aurais plutôt tendance à interdire aux banques de créer ex nihilo de la monnaie. L’Etat injecterait de la monnaie dans l’économie en se faisant prêter de l’argent par la banque centrale et en payant les fonctionnaires et les entreprises responsables de marchés publics.

    J’espère ne pas avoir dénaturé votre vision des choses. A bientôt.



  • Johan Johan 17 décembre 2008 16:00

    @ Tzecoatl :

    Pour une fois je ne te suis pas.

    Mettons que les taux soient très faibles, cela ne va t il pas encourager une inflation galopante ?

    Les banques empruntent à taux très faible, elles vont quand même (étant donné la faible concurrence qui s’opère sur le marché tous comptes faits) prêter aux entreprises et aux particuliers avec un taux d’intérêt exorbitant. Et en plus elles prêteront plus qu’elles n’auront emprunté (création monétaire par les banques). Au final, elles seules y auraient intérêt.

    En plus, des taux si faibles alimentent les bulles spéculatives tant que celles ci sont plus rentables que le prêt aux entreprises (mais c’est un autre débat).

    Selon moi deux taux très différents devraient être opérés : un taux assez fort pour les banques (mais inférieur à la croissance du PIB), y compris une banque nationale au moins, et un taux faible pour les Etats.

    Mais si tu précises le fond de ta pensée, je pourrais peut être y voir plus clair...



  • Johan Johan 25 juillet 2008 23:26

    "Dans 50 ans, il n’y aura plus de livres..."

    Evidemment, ceux qui ont pris cette affirmation au pied de la lettre vont voter non à l’article.

    C’est pourtant bien le rôle d’un écrivain de science fiction que de se projeter dans l’avenir, même si sa vision doit être alarmiste. Comme les utopistes, le but est évidemment de parler des tendances qui se dessinent.

    Je suis tout à fait d’accord avec l’auteur. Le rêve est tué, l’imaginaire aussi. Enfin, une certaine forme de rêve. Le rêve aujourd’hui est de réussir vite et bien, en passant par la télé réalité, le chanson, le mannequinat... Le rêve de se sortir de là.

    En ce qui concerne l’évasion, il s’agit d’un divertissement. Passer le temps sur Internet ou la TV, comme pour fuir une réalité angoissante. Ce n’est pas une projection ou une anticipation. Le présent est morose et l’avenir inquiétant.

    La plus grande qualité de Bernard Werber, qui n’est pas le plus grand des auteurs d’anticipation (il est malheureusement difficile de se trouver une place dans l’anticipation en dehors du cyberpunk) est peut être sa capacité à créer du rêve. Le lecteur finit ses livres plus savant et plus conscient.

    Merci donc pour son travail, indéniablement précieux, qui contribue à élever quand tout lutte pour nous rabaisser.

    Car les livres sont une source de pouvoir, de moins en moins partagé. Mais quelques uns continuent de s’instruire, de planifier, et ont toujours un temps d’avance sur la majorité. N’en doutons pas.

    Leur puissance s’accroit et les richesses sont réparties de moins en moins égalitairement.

    Coïncidence ? Je ne pense pas :)



  • Johan Johan 22 juillet 2008 16:46

    Bonjour,

    Va t on réellement vers une régulation efficace ?

    J’ai souvent entendu de la bouche de mes interlocuteurs que toute régulation est par trop répulsive, et que les capitaux vont voir ailleurs.

    C’est sans doute vrai. Toujours est il que selon moi une économie a (presque) tout à gagner à se tenir loin des boursicoteurs court termistes.

    Peut être que les zones les mieux régulées séduiront finalement l’investisseur durable et stable.

    Mais les hommes politiques assumeront ils enfin leur rôle ? L’expérience de ces dernières années tend à prouver le contraire. alors que les répliques les plus importantes de la crise de 2007 ne s’étaient pas encore faites sentir, les USA ont de nouveau dérégulé en renonçant à certains mécanismes de contrôle.

    Certes, notre économie va subir un fort ralentissement. Mais ce ralentissement n’affectera pas toutes les classes avec la même intensité. Les plus riches s’enrichissent, quitte à recourir à la redistribution indirecte comme en France (exonérations fiscales, paquet fiscal, niches, défaut de contrôle des fraudes fiscales).

    N’est ce pas particulièrement sur ce critère que sont jugés nos hommes politiques ?

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