D’ailleurs cela confirme que dans une société libre, la hausse du pouvoir d’achat se fait par la baisse des prix à salaires constants, et non par des manipulations étatiques. L’innovation améliore la rentabilité des investissements, ainsi que le pouvoir d’achat des plus pauvres. Quand l’Etat manipule la monnaie vie une banques centrale et des bail-outs pour les copains banquiers, il puise dans la poche de toux ceux qui ne savent pas s’en prémunir, le tout sous prétexte de les aider !
Le pire c’est que les socialistes le savent très bien... mais sans pauvres, ils n’ont plus de fond de commerce électoraliste !
@ kev46
« Le privé rend des services moins chère que le public. Mais puvrez les yeux, un secteur une fois privatisé est plus chère qu’avant !! » Précisément, non. Le prix direct, peut être, mais le prix total tenant compte des baisses d’impôts, non.
Mais ce qui compte, ce n’est pas tant l’actionnaire que la structure de l’organisation. On peut très bien imaginer un service public rendu par une entreprise privée dont l’Etat est actionnaire majoritaire via un fond souverain. Ce qui est important, c’est que cette entité crée plus de valeur qu’elle n’en consomme, ce qui n’est pas le cas des organisations actuelles. Cela passe par une gestion rigoureuse, responsable et donc à l’opposé des service publics d’aujourd’hui. (et c’est même vrai par exemple pour un réseau d’eau où une vraie concurrence est difficile à concevoir)
« Essayez de vivre avec 800€ !!! » J’ai vécu avec moins, et je ne me suis pas plaint. Pas d’écran plasma ni de vacances au ski, mais la création d’un revenu supplémentaire bien plus conséquent. Quand on gagne 800€ on ne fait pas d’enfants, on se trouve une meilleure source de revenus, ça s’appelle la responsabilité individuelle. Et le rôle de l’Etat n’est clairement pas de défausser les gens de leurs responsabilités, c’est plutôt de leur rappeler !
« ceux qui gagne beaucoup d’argent ne le mérite pas forcement. » C’est vrai, mais ce n’est en aucun cas une raison valable de justifier la progressivité de l’impôt. On peut gagner 100 000 € par mois honnêtement (artiste, entrepreneur, sportif, etc.) et 1000 € par mois malhonnêtement (le maire qui exige des pots de vin par exemple). Ce qui compte c’est de différencier l’argent acquis à travers des échanges volontaires, et l’argent extorqué d’une manière ou d’une autre.
En fait le jeu des étatistes est particulièrement retord sur ce sujet. En effet vu qu’ils proposent des services gratuits, ils semblent à première vue apporter beaucoup de valeur à la société, et c’est d’ailleurs là un gros argument électoraliste. Mais quand on regarde le coût réel de ces services, les impôts prélevés en comparaison avec le service rendu, on se rend compte de l’inefficacité hallucinante de l’utilisation des ressources. Là où l’Etat dépense 10€ pour rendre un service, un privé pourrait rendre un meilleur service pour 5€. Le coût d’opportunité des dépenses publiques est tout bonnement gigantesque. C’est bien pour cela que les gouvernements sont si réticents à révéler les détails de leurs comptabilités !
Et c’est surtout pour cela que la dépense publique se traduit majoritairement par de l’inflation : par une mauvaise allocation du capital systématique due à une nature inapproprié des organismes publics. L’argent dépensé aura un ROI inférieur à 1, d’où une source de dépréciation de la monnaie.
On peut aussi voir l’Etat dans son ensemble comme une boite noire, avec de l’argent qui sort (la dépense publique) et de l’argent qui rentre (les prélèvements). Si la dépense publique était efficace, un euro dépensé se traduirait par plus de 1€ de rentrée fiscale supplémentaire. Le ROI de la dépense serait supérieur à 1, et on créerait de la richesse et pas de l’inflation. Mais dans les faits, c’est l’inverse, pourquoi ?
- Déjà, il est impossible de prévoir finement les conséquences des dépenses publiques sur les rentrées d’impôts, tant le parcours de la monnaie et les mécanismes qui entrent en jeu sont complexe ; contrairement à un investisseur qui peut connaitre finement les taux de rentabilité à court et moyen terme des entreprises dans lesquelles il investit, et ainsi calculer proprement son risque.
- Mais même sans ça, quand on augmente la dépense publique, cela se traduit par des prélèvement supplémentaires (directs par l’impôt ou indirects par l’inflation) qui se traduisent par des baisses de recettes via l’effet Laffer notamment ! C’est une rétroaction négative !
Autant de raisons qui prouvent une chose : l’Etat doit être circonscrit à son rôle et à son rôle uniquement, c’est à dire arbitrer la société. On ne demande pas à l’arbitre de marquer des buts. Dans la même logique, on ne demande pas à l’Etat de supplanter les entreprises. Chacun son rôle.
L’Etat n’est pas un investisseur, ce n’est si son rôle ni sa finalité. L’Etat existe pour arbitrer la société, pour faire respecter les droits et les lois, pas pour s’occuper de l’opérationnel.
Si les dépenses étatiques étaient efficaces et créatrices de valeur, les pays communistes auraient été fabuleusement riches, et une augmentation des dépenses publiques se traduirait forcément par une augmentation de la création de richesse, or dans les faits c’est précisément l’inverse. En pratique, l’Etat rend des services mais pour un coût le plus souvent beaucoup plus élevé que ce que ne le ferait le secteur privé, même après profits. La faute a des organisations qui ne sont pas tenues de rendre des comptes, qui ne subissent aucune concurrence, qui emploient 10 personnes là où il n’en suffit que d’une, dont les responsables ne le sont pas vraiment, etc., etc. C’est donc une question de nature des organisations, oui.
Donc en effet l’Etat ne sait pas investir, il dépense ça oui, mais mal. Et c’est bien normal parce que ce n’est ni un entrepreneur, ni un fond d’investissement. C’est un arbitre, pas un joueur.
Que les banques ne soient pas efficaces non plus n’est pas étonnant : les banquiers sont au lit avec les gouvernements, en collusion pour l’enrichissement de quelques élites aux dépends de tous les autres. Cela n’a rien de capitaliste ou d’entrepreneurial.
Un Etat, de par sa nature qui n’est pas celle d’un gestionnaire responsable, doit donc être forcé constitutionnellement à équilibrer ses budgets, et à ne dépenser que ce qu’il prélève par l’impôt.
Par contre je me permet de faire remarquer que la progressivité de l’impôt est entièrement contraire à l’idéal égalitaire républicain qui suppose l’égalité de tous devant la loi et devant l’impôt, un taux unique pour tous. La progressivité n’est que l’expression idéologique de la jalousie de quelque aigris égalitaristes, une incongruité génératrice de ressentiments et économiquement contre-productive.
« Il y a toutes les différences du monde entre traiter les gens de manière égale et tenter de les rendre égaux. La première est une condition pour une société libre alors que la seconde n’est qu’une nouvelle forme de servitude. » Hayek.
Non, rien à voir. Décidément vous non plus ne comprenez rien au libéralisme, c’est fou. Le point commun à tous les gauchistes, c’est leur inculture, c’est ahurissant.