C’est vrai que les humains sont naturellement tous des mères Térésa altruistes et dévoués, qui travaillent pour le plaisir de tout donner au fisc. Ce sont, au choix, les méchants riches / les ultra-hyper-néo-turbo libéraux-capitalisss / les juifs / etc qui corrompent les blanches colombes citoyennes qui n’aspirent qu’aux bisous baveux d’un socialisme bucolique et participatif.
A bas les méchants, vivent les gentils ! Voyez coco !
On ne peut pas se plaindre que la TVA frappe inégalement les citoyens quand l’impôts sur le revenu fait de même dans l’autre sens ! Soit on a des impôts égalitaires, dans la tradition républicaine, soit on a des impôts inégalitaires (progressifs ou degressifs), faut choisir !
La France se gargarise de son triptyque « Liberté - Egalité - Fraternité » mais ne respecte en rien ces préceptes.
La liberté , c’est par exemple la liberté d’expression, la Loi Gayssot exprime très bien le mépris des immondes jacobins qui nous dirigent pour le premier mot de la devise nationale. La liberté, c’est aussi la liberté de jouir des fruits de son travail sans s’en faire taxer la moitié par des incompétents et pour des improductifs. Un élément indissociable de la liberté de l’être humain, et c’est aussi un droit de l’homme soit-disant protégé par la DDHC, c’est bien évidemment le respect de la propriété privée. Si je travaille, ce que je gagne m’appartient, et n’appartient ni à l’ Etat, ni à la société, ni au chat de la voisine. La légitimité de l’impôt disparaît de par ailleurs intégralement quand on voit comment sont utilisés les fonds publics.
L’égalité, c’est bien évidemment l’égalité des droits, l’égalité devant la loi (donc devant l’impôt, exit la progressivité des jaloux collectivistes) et certainement pas l’égalité des revenus ou des situations. Comme dirait un certain auteur, et c’est particulièrement vrai dans le système socialo-oligarchique qui nous opprime, « certains sont plus égaux que d’autres ». L’égalitarisme (donc la redistribution forcée, la solidarité à coup de trique et l’assistanat systématique), c’est précisément l’opposé de l’égalité, c’est une discrimination éhontée. Bref, le discours rouge vif classique, toujours aussi bon à jeter à la poubelle avec Marx et Keynes.
La fraternité, enfin, c’est bien sur un choix volontaire, pas quelque chose qu’il est légitime d’imposer par la force. Les gauchistes ne connaissent que la violence et la coercition, c’est d’ailleurs pourquoi leurs idéologies finissent toujours en dictature.
Qu’il y ait une meilleure répartition des richesses créées au sein de l’entreprise relève du travail des syndicats, la redistribution forcée par l’impôt à l’échelle d’un pays n’est qu’un délire égalitariste et autoritaire de la part d’une minorité d’intégristes jaloux qui n’ont pas compris qu’on ne produit pas de richesse si c’est pour en voir partir la moitié dans les griffes du fisc. Les impôts servent à financer des infrastructures communes, pas à punir les plus productifs et à engraisser les plus proches des élus corrompus. L’Etat n’a jamais servi le bien commun , et ne le fera jamais, parce que les élus et les fonctionnaires sont des humains qui naturellement poursuivent leurs intérêt individuels... mais avec l’argent des autres !
Les réactions des gauchistes sont les mêmes depuis 150 ans : faire croire aux gens qu’on peut gagner de l’argent sans rien foutre, qu’il suffit de le prendre dans la poche du voisin. Faire croire qu’on produit de la richesse pour les autres et pas pour soi même avant tout. Faire croire que l’égalité doit passer avant les droits et les libertés des individus. Etc, etc. C’est pas avec des aneries pareille qu’ils vont gagner les élections !
Le seul moyen de faire travailler les gens pour « la société » (comprenons, le parti) c’est la coercition et l’isolationnisme. C’est à dire in fine la dictature et la misère (mais également répartie, il faut leur reconnaître au moins ça). Bref, des rêves de bisounours qui croient qu’ils vont changer les comportements individuels par la loi.
« The problem with socialism is that eventually you run out of other people’s money »
Je ne prétends pas avoir la clé du bonheur, contrairement aux politiques et aux idéologues constructivistes. Seul l’individu sait ce qu’il veut, et l’Etat ne doit exister que pour garantir les libertés et les droits des individus, rien d’autre. Dans ce cadre de liberté, d’égalité des droits et de justice, chacun est libre de choisir la vie qu’il veut mener, en accord avec ses propres valeurs, sans imposer rien aux autres et sans se faire imposer un modèle de société contre son gré. Je demande à ce qu’on respecte la liberté de tous les individus de choisir leur vie comme il l’entendent, dans le respect mutuels des choix des autres. Je refuse qu’un état moralisateur vienne m’infantiliser pour mieux me soumettre à une société qui m’opprime plus qu’elle ne me laisse vivre tranquille. Liberté (en premier, bien évidemment) - Egalité (des droits, cela va sans dire, dehors les délires égalitaristes collectivistes) - Fraternité (je respecte les choix d’autrui et je ne recours jamais à la force, uniquement à la persuasion et à l’accord volontaire)
« Dans l’absolu, l’être humain n’a absolument aucun droit inaliénable et certainement pas celui de faire du business comme bon lui semble.
Je ne suis pas contre le droit, je suis contre l’invocation du droit dans un débat philosophique. Les droits que nous avons sont ceux de notre société, elle changera, ils changeront. »
-> Voilà tout le relativisme à la base des dictatures bien résumé. Non, c’est précisément le contraire, les droits naturels des individus sont immuables et inaliénables, c’est précisément ce caractère « absolu » qui permet d’éviter les dérives constructivistes totalitaires. Aucun régime dictatorial ne peut se créer sans remettre en cause les droits et libertés fondamentales, c’est précisément pourquoi leur défense est si cruciale. La société change, les droits restent, c’est pour cela qu’on les grave dans le marbre.
« Si produire des biens et des services implique la destruction définitive de ressources finies, la production de déchets quasi immortels et une destruction environnementale irrémédiable, alors ce n’est pas qu’un problème entre l’acheteur et le vendeur. Tout le monde est concerné. »
—> Alors qu’on identifie précisément quels comportements portent atteinte à quels droits et qu’on laisse faire la justice. Je vends principalement du conseil, donc de l’immatériel, ce que je fais avec mes clients ne regarde personne d’autre.
« L’Etat est de plus en plus au services des (grandes) entreprises. Au plus on monte dans la pyramide alimentaire au moins la notion public/privé n’a de sens. » Exactement. Et c’est précisément ce contre quoi se bat le libéralisme : une collusion entre un Etat trop étendu et des multinationales verreuses qui bénéficient de passe-droit. Sur un marché concurrentiel, l’innovation et les nouveaux entrants brisent les monopoles et séparent les pouvoirs. Quand l’Etat devient trop fort, ce mécanisme de régulation ne fonctionne plus.
« Bien sur qu’on peut contester le droit de propriété, pourquoi pas ? »
—> Parce que c’est un droit de l’Homme. Si on peut contester le droit de propriété, alors on peut contester la liberté d’expression, de conscience, etc. Relativiser les droits, c’est l’outil employé par les tyrans pour établir leurs joug.
« il existe déjà des milliers de restrictions : vous n’avez pas le droit de posséder du matériel nucléaire, une kalasnikov, un esclave, ce qui m’appartient, certains médicaments, un fauve, des divx pirates (oh mon Dieu !) »
—> Certaines de ces restrictions sont basé sur le respect des droits (on ne peut posséder quelqu’un parce que cela revient à enfreindre la propriété de lui-même), d’autre non pas lieu d’être (divx, etc.)
« bon, on pourrait tout a fait élargir la liste à des aberrations du style 4*4 de luxe, ski nautique, viande industrielle, emballages plastiques inutiles, vol en 1ere classe avec douche etc ..... on ne serait pas plus malheureux pour autant. »
—> Typique de la jalousie envers les plus riches que nous. Comportement puérile. Si on travaille et qu’on gagne honnêtement sa vie, on fait ce qu’on veut de son fric. Si j’ai envie de faire du ski nautique, j’en fais et ça ne regarde personne. Si on limite la liberté à ce point, on est en dictature.
« Quand à la pub, elle devrait être optionnelle et limité à de la stricte information. »
—> idem, personne ne vous oblige à la lire.
Bref, vous manquez cruellement de culture en philosophie politique et en sociologie : le relativisme est mort, relisez Boudhon. Le respect des droits, c’est le garde-fou contre les idéologies totalitaires et liberticides. Et précisément contre le communisme et les excès du capitalisme d’Etat qu’on nous sert en ce moment.