Les régionalistes Français ne sont que des arriérés faisant référence à des entités mortes depuis déjà longtemps...
Suffit de vivre dans les coins à forte identité vernaculaire (06, 66, 64, 29...) comme j’ai eu l’occasion de le faire pour s’en rendre compte : la culture régionale n’est présente qu’en arrière-plan, au titre du folklore.
Les gens y sont avant tout Français, et beaucoup sont issus d’autres régions car les Français bougent d’un bout à l’autre de leur pays, c’est justement un seul et même pays. Les jeunes n’y causent plus leur dialecte local, mais un argot qui ressemble de plus en plus à celui des grandes villes (Paris, Marseille...).
La France est une entité vivace, elle a un peuple qui forme une communauté humaine soudée.. Et c’est ça qui permet l’établissement d’une réelle solidarité, via notre République Jacobine, entre une Île de France qui a le même PIB que les Pays-Bas et une Corse qui a le PIB du Burkina Faso.
Solidarité qui fait payer au Parisiens le social versé dans les Pyrénées-Orientales...
(Solidarité, faut-il le rappeler, totalement inexistante à l’échelle de l’europe... Tout simplement parce qu’il n’existe pas et n’existera jamais de peuple européen)
Le régionalisme ethno-identitaire est une fort nauséabonde régression par rapport au concept de nation politique qui prévaut en France depuis la Révolution et l’oeuvre égalitaire Jacobine : c’est au moyen-âge que nous ramènent les régionalistes, ils y sont restés dans leurs têtes...
De plus, le régionalisme aide justement l’union européenne dans son oeuvre néfaste contre les nations et les peuples, avec le sinistre projet d’europe des régions : diviser pour mieux régner ! La France est un pays qui a un bel avenir et de belles cartes à jouer dans le monde du 21ème siècle.
Qu’on ne vienne pas tout foutre en l’air avec ce projet débile, rétrograde et dangereux (limite raciste...) d’« europe des régions » (ça leur fera mal, aux Corses, de voir ce que ça fait d’avoir le PIB du Burkina Faso dans une solidarité « à l’européenne »...).
Ce qui suppose que les nations auraient toujours existé et seraient l’étape ultime de l’évolution des sociétés humaines
Relisez mon post précédent, je dis exactement le contraire :
"Pensez à ce qu’il a fallu faire pour forger l’unité
nationale des actuelles nations de cette planète, et imaginez les souffrances à
endurer pour essayer vainement de créer un état européen à partir de pays si
divergents."
Seulement, on ne peut
établir de solidarité instituée qu’au sein d’une communauté suffisamment soudée.
Donc à l’échelle nationale.
Les capitalistes veulent nous faire croire qu’il est
impossible de mener des politiques sociales, que le néo-libéralisme est la
seule voie possible, c’est pourquoi ces gens veulent avoir le supranational pour
seul horizon. C’est pourquoi ils font tout pour essayer de diaboliser au sein
du peuple ce qui est la base de sa force, la base de la démocratie : la
souveraineté nationale, le droit pour un peuple à être dirigé selon ses choix
dans les urnes, notamment par la faculté de ses élus à agir sur la politique
économique et monétaire.
Il ne peut y avoir d’état
européen il n’existe pas de peuple européen. Nous sommes Français, puis Terriens, c’est tout. Il n’existe pas de
raison de considérer que les ressortissants des pays européens devraient nous être
plus liés que ceux des pays extra-européens, à moins de tomber dans des
critères de sélection ethnico-religieux extrêmement détestables. Les seuls
parmi les Terriens non-Français (qu’on appelle étrangers) à nous être
objectivement un peu plus liés que les autres sont les Francophones, et la
plupart d’entre eux e sont pas en europe.
Par contre, un état
européen qui imposerait sa loi à 28 peuples aux intérêts et besoins
incompatibles, ce ne serait certainement pas être un état démocratique... ce
serait un empire !
Pensez à ce qu’il a fallu faire pour forger l’unité
nationale des actuelles nations de cette planète, et imaginez les souffrances à
endurer pour essayer vainement de créer un état européen à partir de pays si
divergents. Pensez à ce qu’il a fallu faire, à un moment ou on un autre, dans
tous les pays, pour imposer à une minorité récalcitrante le choix de la
majorité. Et comme je l’ai déjà démontré, le choix de la majorité au niveau
européen ne risque pas d’aller dans le sens du progrès social, en particulier
de notre point de vue à nous, Français !
Créer un état
européen est un rêve impérialiste par essence, un cauchemar pour les peuples en
souffrance.
Si des dizaines de millions de Français sont dans la rue contre
l’austérité, (austérité qui est la conséquence de l’intégration européenne), l’ue
enverra à Paris une troïka proposer (en échange d’un « plan de sauvetage »)
les services d’eurogendfor pour mater les récalcitrants.
Très pratique, la
troupe anti-émeute « européenne » qui ne comprend rien à ce que
disent les manifestants. On leur demande de tirer, ils ont moins de
scrupules...
Surtout que l’union
européenne tolère dans ses traités que la mort soit infligée en répression d’une
émeute. Et dans un cas de situation insurrectionnelle dans unpays membre, son principal souci serait « d’éviter
que le fonctionnement du marché intérieur ne soit perturbé. »
J’imagine bien les réactions dans les autres pays : « ces
gros râleurs branleurs arrogants bouffeurs de grenouilles se font rouster, bien
fait pour leur gueule ! L’austérité, ça leur fera les pieds. »
Donc si des dizaines
de millions de Français descendent dans la rue, il faut que ce soit pour exiger
le retrait Français de l’union européenne !
C’est la première chose à demander, la démocratie effective.
Non, en effet, cette situation n’est pas immuable. Rien n’oblige
un pays à rester dans l’union européenne, heureusement.
Vous faites bien de rappeler les acquis obtenus suite aux
mouvement de mai 68 : ceux-ci n’ont pu être obtenus que parce que le
gouvernement avait la possibilité de dévaluer la monnaie pour maintenir et
relancer la compétitivité de l’économie.
Maintenant, avec l’union
européenne que cette possibilité n’existe plus, que le gouvernement n’a plus aucune marge de manœuvre, c’est l’austérité
obligatoire. Tant que l’on obstine à partager la même monnaie que des pays dont
les intérêts et les besoins sont incompatibles avec les nôtres, et donc à s’astreindre
à négocier notre politique économique, budgétaire avec ces pays, il ne pourra
en être autrement.
Comme cela a été maintes et maintes fois démontré, l’union
européenne ne peut pas être réorientée dans un sens social.
La preuve avec votre idée de SMIC européen : il est certain qu’une majorité de Bulgares ou de
Roumains accepteraient volontiers cette idée. Le problème est que le montant qu’ils
considéreraient comme acceptable (voir même comme un progrès) comme SMIC
européen serait certainement inacceptable pour nous Français.
Si vous voulez mettre le SMIC au niveau du RSA actuel, faire
un SMIC européen est la marche (funèbre) à suivre !
Déjà, rien que sur le principe, renégocier notre pacte
social à l’échelle européenne, c’est le meilleur moyen de le détruire
totalement.
Ensuite, faire ça dans le cadre de l’union européenne... Cata
à la grecque garantie !
Cette organisation est vérolée depuis sa conception. Rien
que le fait de mettre les pays et leurs gouvernements sous dépendance des
banques pour leur financement (Art.123 du traité de Lisbonne) fait que
forcément ces gouvernements sont sous leur coupe... Tant qu’ils ont la coupable
lâcheté de laisser leur pays dans cette union mortifère.
C’est l’Allemagne qui avait insisté pour que, par cet
article, « les marchés imposent leur discipline au latins dispendieux »,
et leur évitent d’avoir à subir les tendances inflationnistes des pays du « Club
Med ». Ce faisant, elle a pu verrouiller la politique monétaire commune
sur le cap qui lui convenait le mieux, mais qui est loin de convenir aux
autres, nous compris.
L’Allemagne a donc, avec l’euro, une monnaie bien adaptée à
la compétitivité de son économie, qui se montre plutôt performante (par rapport
aux autres pays de la zone euro, mais certainement pas par rapport à leurs
voisins Helvètes).
Le peuple Allemand ne connaissait donc pas d’autre pression
sur ses acquis sociaux que celle qu’il a accepté de subir sous les mandats de
Schröder. Donc ils ont eu le social qu’ils
ont bien voulu avoir.
C’est pourquoi je
refuse que le social que l’on a en France dépende de ce que nos voisins veulent
avoir, et même, veulent bien nous payer !
Car même s’ils en voulaient pour eux, je ne pense pas qu’ils
auraient envie d’en payer aux autres.
Que vous ne vouliez pas l’admettre est une chose, mais la
réalité est là : si voulez faire du
social à l’échelle européenne, cela
dépendra forcément de la bonne volonté des pays les plus riches à le financer,
forcément...
Ne serait-ce que parce qu’il faudra forcément leur voix pour
modifier certains articles des traités (alors que c’est tellement plus simple
de quitter cette union de merde). Là, c’est du ressort de la simple logique.
A l’échelle nationale existe un peuple uni et soudé. Oui, c’est
bien la solidarité nationale, notre République
Jacobine tant décriée par certains rétrogrades, qui permet aux portions de
notre territoire les plus démunies, comme la Lozère ou la Martinique, de fournir
les prestations sociales et les services publics à leurs habitants.
Et les habitants de ces départements peuvent aller se faire
une carrière à Paris, à Lyon... Tous ne finissent pas à nettoyer les moquettes,
bien au contraire ! C’est ça, un pays, une communauté humaine soudée :
les gens sont interchangeables d’un
point à un autre du pays, même en des points radicalement différents, la solidarité nationale s’efforce de
garantir l’égalité de tous. Ce n’est
que dans un tel espace que l’on peut obtenir du progrès social.
Il ne peut rien avoir de tout cela à l’échelle
supranationale : aller de Grèce en Allemagne, c’est changer de langue (d’alphabet,
même), de coutumes, de repères. Peu de gens le font.
Les Espagnols et les Portugais, c’est plus chez leurs
cousins Sud-Américains (logique) qu’ils émigrent en masse que vers le centre
économique de la zone euro.
Quant aux Allemands qui ont voté Merkel ou SPD en septembre,
je ne pense pas qu’il y en ait beaucoup parmi eux qui toléreraient l’idée de
financer du social en Grèce, en Espagne ou au Portugal avec de l’argent Allemand.
A la décharge de nos voisins, je ne pense pas qu’il y ait
beaucoup de Français qui accepteraient de faire ça avec de l’argent Français
non plus... Parce qu’après tout, pourquoi financer le social de Grecs et pas
celui d’autres pays qui sont encore plus dans le besoin et plus proches
culturellement (Afrique Francophone) ?
Donc le problème est bien un problème d’échelle : on ne peut rien faire qui puisse amener du
progrès social à l’échelle européenne.
Par contre à l’échelle nationale, c’est possible et cela a même
déjà été fait en partie, jusqu’à ce que l’intégration européenne ne vienne remettre
en cause des acquis de dure lutte.
La conclusion est simple : retrait de l’union européenne et enterrement définitif de cette funeste
et fumeuse « idée européenne ».