Jean-Marie Le Pen se prêta fort tout aussi volontiers aux louanges européistes, comme tout bon collabo.
La Lettre parisienne du Front national, au printemps 1988 : « Les jeunes Européens de la « grande Europe » ont reçu pour objectif de se battre pour les libertés et plus particulièrement pour la liberté des peuples d’Europe de l’Est. » Dans son discours, le « leader européen » – alias Jean-Marie Le Pen – « réclama la construction d’une Europe politique, économique et militaire ». Et son intervention « se termina dans un climat chaleureux, aux accents de L’Ode à la joie de la IXe symphonie de Beethoven et aux cris de : « l’Europe, Le Pen, Liberté ». »
Pour votre info, la France est un pays indépendant, mais qui a commis l’erreur de participer à une organisation internationale nommée union européenne. Erreur, car dans les faits cette participation prive la France de la sa souveraineté.
Mais elle peut très bien réparer l’erreur en se retirant unilatéralement de cette organisation néfaste (ce qu’elle devrait faire sans plus tarder).
Tandis que l’Ecosse ne peut quitter le Royaume-Uni que parce que celui-ci lui a permis de le faire, puisque c’était une partie de ce pays.
Allez à Pékin, vous trouverez une ambassade de France. Mais pas (encore) d’ambassade d’Ecosse.
Le camarade Gastaud essaie surtout de faire de la prévention contre les crétins qui voudraient voir ce genre de morcellement appliqué en France, il me semble.
Chacun des pays membres de l’union européenne a un mode d’organisation
qui lui est propre, car il est le fruit de son histoire particulière. Les
recettes utilisées par un pays pour organiser son territoire n’ont rien à voir
d’un pays à l’autre, il est sot de vouloir essayer d’appliquer dans un pays des
schémas valides dans un autre (c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles
une construction supranationale européenne ne peut être qu’une énorme erreur).
Cela dit, ces nations sont des communautés humaines qui ont
mis des siècles à se constituer à établir leur système de solidarité propre, au
prix, souvent, de quelques sacrifices.
Afin de mieux soumettre ces nations à l’aberrante
construction supranationale que nos chères élites tiennent tant à nous imposer,
toute volonté sécessionniste est favorisée au sein des pays membres. Tout ce
qui peut affaiblir les nations constituées renforce la construction
supranationale, et en particulier son caractère nuisible.
Ce phénomène est accentué par la perte de la souveraineté
nationale, qui retire du sens que peut prendre l’appartenance à une Nation,
favorisant donc la résurgence toutes sortes de communautarismes intra-nationaux.
Or, on ne crée pas de nouvelles solidarités en cassant
celles qui existent déjà : il ne peut donc s’agir que d’une volonté
manifeste de « diviser pour mieux régner ».
Si les autres pays veulent accepter cette balkanisation chez
eux, c’est leur problème, mais il est hors de question d’appliquer cela en
France.
La France
est et doit rester une et indivisible, car c’est finalement le mode d’organisation
qui nous convient le mieux, notamment en raison de la diversité de notre
population, et il tend à nous assurer l’égalité des droits quelque soit l’endroit
en France où l’on vit.
Notre chance en France, c’est que les régions fortement
vernaculaires sont bénéficiaires de la solidarité nationale, ce qui tend
naturellement à atténuer le régionalisme. Mais il est clair que la
participation Française à un projet supranational européen, qui brime la
souveraineté populaire, qui rend l’état de moins en moins capable d’assurer son
rôle de redistribution, met en danger l’équilibre atteint dans notre France
jacobine (en particulier grâce aux imbéciles qui passent leur temps à vouloir
prendre exemple sur ce qui se produit dans les pays voisins).
C’est pourquoi il est plus qu’urgent pour la France de se retirer unilatéralement
de l’union européenne.
Le plus urgent pour la France n’est pas de changer de République mais bien de quitter l’union européenne, car c’est bien la participation Française à cette union qui étouffe et détruit la souveraineté populaire.
Le peuple Français n’a rien à faire dans une union européenne.