Ca sommet de Bucarest n’a pas grand-chose à voir avec la conférence de Münich. Faut pas pousser quand-même.
En 1938, on a un Etat qu’on laisse se faire annexer (! !) en échange de sa propre sécurité.
Là, on a un Etat qui s’est largement affranchi de la tutelle russe sur un plan politique et à qui on refuse une adhésion à l’OTAN.
Si dans les deux cas, la motivation des Occidentaux est leur sécurité (territoriale dans un cas, économique dans l’autre), l’échelle ’nest pas la même. Jusqu’à preuve du contraire la Géorgie et l’Ukraine ne craignent pas une invasion.
(qu’est-ce qui vous pose problème dans le "après avoir détenu" ? Vous y voyez une faute ? C’est le passé qui suit "après" qui est grammaticalement incorrect ?)
"Le 26 avril 2007, entre les deux tours de la présidentielle, Nicolas Sarkozy avait déclaré sur France 2 que "la présence à long terme des troupes françaises" en Afghanistan ne lui semblait pas "décisive". [...] Mais la dégradation de la situation dans ce pays a finalement conduit Nicolas Sarkozy à modifier sa position".
Bien évidemment, aucune motivation économique, aucune volonté d’alignement sur l’allié américain, ne sont mentionnés.
En résumé, si on prend en compte les ratés de Nicolas Sarkozy en matière de politique européenne (citons par exemple cette "Union méditerrannéenne" bien loin du projet initial et les tensions franco-allemandes) et qu’on ajoute ça au fait que cette hausse du déficit va lourdement handicaper la crédibilité de notre président face à ses collaborateurs à Bruxelles, il ne faut pas attendre grand-chose de cette présidence française.
Sachant que, présidence européenne oblige, ce sera le calme plat au niveau des réformes nationales, on va avvoir un deuxième semestre 2008 plutôt tranquille. Ensuite, il va y avoir plusieurs échéances électorales : les municipales l’ont confirmée, c’est pas à ce moment-là qu’on engage les réformes.
La "rupture" risque d’être assez limitée enfin de compte.