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Koz, 30 balais, s’évade de son quotidien fait de dossiers certes passionnants mais éloigné d’autres passions que sont l’Histoire, la politique et notre société. Frappé par le dernier référendum, j’ai voulu porter plus haut ce que je ruminais intérieurement sur le siège de mon RER. Faites-en ce qu’il vous plaira...

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  • Premier article le 14/12/2005
  • Modérateur depuis le 01/02/2006
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Derniers commentaires



  • koz koz 25 avril 2006 18:43

    S’il y a quelque chose que je refuse d’admettre, effectivement, c’est bien que vous me prêtiez des propos et intentions que je n’ai pas exprimés dans mon billet.

    Ainsi du fait de penser qu’il ne serait pas utile et déterminant d’éduquer nos enfants. Ce que je n’ai bien évidemment jamais prétendu.

    Ainsi du fait de me prêter une « morale de l’interdit et du refus du plaisir ». J’aimerais que vous m’indiquiez ce qui, dans mon billet, vous permet de déduire cela. Est-ce que le fait de s’élever contre la généralisation dans le porno des gang bang, fist fucking, scato, et zoophilie, qui relève de la « morale de l’interdit et du refus du plaisir » ?

    Le « débat démocratique » se porterait mieux si vous vous en teniez à contester les propos que je tiens et non ceux que vous m’attribuez.

    Mon propos est de dire que j’en ai ma claque du sexe omniprésent et des discours lénifiants sur le porno lorsqu’il faudrait en mesure les conséquences sur les enfants, ados, jeunes adultes, et sur les actrices (les acteurs, eux, sont épargnés), que j’en ai ma claque que l’on nous force à accepter que cette évolution serait « dans la nature des choses », serait inéluctable.

    Pour une minorité d’amateurs de porno de plus en plus gore, on expose potentiellement l’ensemble de la population.

    Les réactions laissées ici et ailleurs témoignent que nous sommes nombreux à le refuser. Il faut le faire savoir. Même si c’est inefficace !

    Par ailleurs, et en fin de compte, si l’on doit en venir à interdire le porno gore, à vrai dire, j’avoue ça ne me pose pas de problèmes insurmontables. Je doute très fortement que l’absence d’offre zoophiles ou scatos ne renforce l’attrait de l’interdit. Bien au contraire, je pense même que leur mise en scène banalise, normalise, des comportements marginaux. Et finirait par les faire passer, auprès des jeunes, pour des comportements qu’ils sont en droit d’attendre... Je leur souhaite bien du... plaisir... lorsqu’ils vont proposer à leur partenaire gang bang et fist fucking.

    En outre, et vous me donnez l’occasion de l’écrire, ce que j’avais oublié jusqu’ici, l’argument « prohibitionniste » que vous avez soutenu me semble parfaitement erroné : ainsi l’interdit entraînerait un accroissement des productions clandestines. La question serait donc celle de l’accès au produit interdit, qu’il s’agisse de l’alcool à Chicago dans les années 30, ou des pornos hard en France aujourd’hui. Le résultat est que, par refus d’interdire, on montre tout. Et je suis persuadé que, de fait, l’accès est bien plus important dans le cas du porno hard, du porno gore, du fait de cette permissivité qu’il ne le serait du fait d’une interdiction.

    Ces films se placent dans une logique mercantile qui aboutit à aller toujours plus loin dans le hard et dans le gore. Et, parce que certains visionneront toujours, on vient ensuite nous prétendre qu’il y avait une demande, un besoin, qu’il serait salutaire de satisfaire... Un beau raisonnement, qui rapporte gros à l’industrie du porno.

    Enfin, si par promotion de l’érotisme, vous entendez mise en valeur d’une sexualité respectueuse et accomplissante entre partenaires, je ne vois pas, une fois de plus, ce qui s’y oppose dans mon billet.



  • koz koz 25 avril 2006 13:41

    Sylvain, je vous le dis en toute amitié, vous commencez à m’agacer avec vos procès d’intention et vos préjugés. Je suis issu d’une famille catho mais peu pratiquante, n’ai pas subi de censure spécifique, en tout état de cause pas artistique, et ne suis probablement pas moins ouvert au monde que vous. Ne me connaissant pas, vous devriez peut-être faire preuve de plus de prudence.

    Par ailleurs, une fois de plus, vous déformez mon propos pour mieux le contredire : je ne dis pas que l’esthétique ne puisse être apparentée à l’érotisme, je dis que mettre l’érotisme AU CENTRE de la création esthétique me semble largement excessif.

    Maintenant, nous partons du porno pour en arriver à Fra Angelico. J’ai le sentiment qu’il y a de la marge. Et que l’on aurait tort d’assimiler trop vite. Vous rejoindrez probablement Jack Lang, selon lequel « la pornographie est un art comme un autre ». Vous irez sans moi, vous vous en doutez.



  • koz koz 25 avril 2006 09:58

    Une autre petite chose qui me revient en tête, à propos du japon... Peut-être y êtes-vous et pourrez-vous nous confirmer ce qu’il en est. Mais je pense aussi que je serais un peu dubitatif devant l’attrait des japonais pour les collégiennes, comme pour les trafics de leurs petites culottes. Et peut-être irais-je jusqu’à me demander s’il s’agit bien là d’une sexualité sereine et épanouie.



  • koz koz 25 avril 2006 08:29

    A votre avis, lorsque la scène est tournée et diffusée en DVD, on sort ou pas de la sphère privée ?



  • koz koz 25 avril 2006 08:28

    Si ceux qui condamnent la prohibition m’exaspèrent, c’est qu’au nom de la condamnation de la prohibition, ils en viendraient à tout montrer. Je ne suis pourtant par certains que le fait de prohiber les scènes de sodomie par des animaux soit de nature à accroître l’envie de franchir l’interdit.

    Et puis, j’ai le sentiment que l’on fonctionne dans une logique de marché, une logique bien marketing : il s’agit de créer le besoin. Non qu’il pré-existe. Mais une fois que fournie l’offre, qu’une demande se crée (ex nihilo), on nous explique benoîtement que, c’est bien la preuve qu’il y avait demande.

    Ce que je souhaiterais, davantage qu’une législation, c’est qu’il y ait une vraie prise de conscience : prise de conscience de la réalité du porno (cf l’article de l’Attention), prise de conscience de l’exposition des jeunes et des dégâts causés.

    Maintenant, si l’on devait prohiber des DVD zoophiles, voyez-vous, ça ne me défriserait pas plus que ça.

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