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Koz, 30 balais, s’évade de son quotidien fait de dossiers certes passionnants mais éloigné d’autres passions que sont l’Histoire, la politique et notre société. Frappé par le dernier référendum, j’ai voulu porter plus haut ce que je ruminais intérieurement sur le siège de mon RER. Faites-en ce qu’il vous plaira...

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  • Premier article le 14/12/2005
  • Modérateur depuis le 01/02/2006
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Derniers commentaires



  • koz koz 2 mars 2007 11:13

    Assez d’accord avec vous : il y aurait une certaine grandeur à admettre qu’une telle question n’est pas de la responsabilité d’un homme seul, d’une femme seule, fût-il (fût-elle) Président(e) de la République ?

    Ils ont, de façon générale, choisi la réponse évasive. Ce n’est pas la plus responsable.



  • koz koz 2 mars 2007 11:09

    « il y a evidemment la question religieuse ,mais l’eglise devrait s’engager clairement sur cette réalité et cette evidence ,plutôt que de s’abriter derriere ce commandement » tu ne tueras point« .... »

    Pourquoi pensez-vous que ce n’est pas ce qu’elle fait ? Connaissez-vous les maisons Jeanne Garnier ( http://www.jeanne-garnier.org/ ) ?

    Connaissez-vous le Groupe Hospitalier Diaconnesses Croix Saint-Simon ( http://www.hopital-dcss.org/accueil.htm ), d’inspiration protestante ?

    Il ne me semble pas que les églises esquivent la difficulté du sujet.

    Voir aussi les premières lignes du rapport du Sénat sur les soins palliatifs (http://www.senat.fr/rap/r98-207/r98-2077.html )



  • koz koz 2 mars 2007 10:47

    Je me permets de citer une fois de plus le même passage du livre du Professeur Bernard Debré, juste pour inciter « La mouche du coche » à voir (les mouches ont une si bonne vue) que son point de vue, en tant que bien portant, est au moins aussi biaisé.

    "Pour les uns, la dignité essentielle consiste à ne pas vivre grâce à l’assistance de tuyaux et entouré d’écrans de contrôles. C’est la vision que véhiculent les théoriciens de l’euthanasie, qui sont pour la plupart, je ne le dirai jamais assez, des gens bien portants. Mais c’est rarement celle des malades en fin de vie, pris en charge dans le cadre d’unités palliatives. Pour eux, la première dignité est de recevoir la dose d’antalgique au bon moment ; c’est aussi qu’il y ait des infirmières en nombre suffisant pour les entourer, leur parler de tout et de rien, faire leur toilette dix fois par jour s’ils ont perdu le contrôle de leurs selles ou de leurs urines... La dignité du mourant se confond alors avec celle, admirable, des hommes et des femmes qui l’accompagnent dans ses derniers instants : personnel hospitalier, familles, proches, qui consacrent affection et dévouement à rendre digne d’être vécue une vie qui s’en va.

    Changer draps et pansements aussi souvent qu’il le faut, maintenir une chambre impeccable et une atmosphère joyeuse - oui, joyeuse ! j’en témoigne pour l’avoir constaté et m’être senti incapable d’expliquer pourquoi - répondre aux derniers désirs d’un mourant qui réclame son petit plat préféré, au nom de quoi cela serait moins conforme à la dignité humaine que débrancher un tuyau parce que l’espoir de guérir a disparu ?

    Cette évidence assaille quiconque prend la peine de fréquenter, ne serait-ce qu’épisodiquement, les centres de soins palliatifs : ce n’est pas la mort qui est indigne, c’est l’absence d’accompagnement. Oui, mourir peut être laid, sale et malodorant. Mais c’est aussi aux vivants qu’il appartient d’être dignes en faisant en sorte que la mort ne soit rien de tout cela. Voilà bien l’étrange paradoxe de ce XXIème siècle : présenter l’euthanasie comme un progrès alors que notre époque est la première de l’Histoire à détenir les moyens de supprimer la douleur physique et, dans une moindre mesure, la souffrance psychologique".



  • koz koz 2 mars 2007 10:42

    Le Net a aussi cet avantage que l’on y trouve des voix que l’on croit parfois minoritaires, et qui ne le sont pas tant que ça.



  • koz koz 2 mars 2007 10:41

    A cet égard, je citais, sur mon blog, un extrait du livre de Bernard Debré, « Nous avons tant aimé, l’euthanasie, l’impossible loi » :

    "Pour les uns, la dignité essentielle consiste à ne pas vivre grâce à l’assistance de tuyaux et entouré d’écrans de contrôles. C’est la vision que véhiculent les théoriciens de l’euthanasie, qui sont pour la plupart, je ne le dirai jamais assez, des gens bien portants. Mais c’est rarement celle des malades en fin de vie, pris en charge dans le cadre d’unités palliatives. Pour eux, la première dignité est de recevoir la dose d’antalgique au bon moment ; c’est aussi qu’il y ait des infirmières en nombre suffisant pour les entourer, leur parler de tout et de rien, faire leur toilette dix fois par jour s’ils ont perdu le contrôle de leurs selles ou de leurs urines... La dignité du mourant se confond alors avec celle, admirable, des hommes et des femmes qui l’accompagnent dans ses derniers instants : personnel hospitalier, familles, proches, qui consacrent affection et dévouement à rendre digne d’être vécue une vie qui s’en va.

    Changer draps et pansements aussi souvent qu’il le faut, maintenir une chambre impeccable et une atmosphère joyeuse - oui, joyeuse ! j’en témoigne pour l’avoir constaté et m’être senti incapable d’expliquer pourquoi - répondre aux derniers désirs d’un mourant qui réclame son petit plat préféré, au nom de quoi cela serait moins conforme à la dignité humaine que débrancher un tuyau parce que l’espoir de guérir a disparu ?

    Cette évidence assaille quiconque prend la peine de fréquenter, ne serait-ce qu’épisodiquement, les centres de soins palliatifs : ce n’est pas la mort qui est indigne, c’est l’absence d’accompagnement. Oui, mourir peut être laid, sale et malodorant. Mais c’est aussi aux vivants qu’il appartient d’être dignes en faisant en sorte que la mort ne soit rien de tout cela. Voilà bien l’étrange paradoxe de ce XXIème siècle : présenter l’euthanasie comme un progrès alors que notre époque est la première de l’Histoire à détenir les moyens de supprimer la douleur physique et, dans une moindre mesure, la souffrance psychologique".

    Je ne dis pas que j’ai une solution. Ce que je ne voudrais surtout pas, c’est qu’une certaine précipitation amène à choisir la solution rapide et propre. Comme une exécution bien menée.

    (et je provoque sur cette dernière phrase, mais simplement pour souligner que ce qui est rapide et propre n’est pas forcément le summum de l’éthique)

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