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Laurent CRIADO

Laurent CRIADO

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Tableau de bord

  • Premier article le 01/07/2015
  • Modérateur depuis le 07/12/2015
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Derniers commentaires



  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 3 septembre 18:26

    @Sozenz
    Bonjour Sorenz,

    Merci de participer au débat et d’apporter un peu de poésie dans les commentaires !

    Pour répondre à votre vision pessimiste de l’avenir des relations de 
    voisinages dans un habitat participatif, ce n’est absolument pas ce qui 
    ressort des premiers concernés : des résidents de ce type de projet.

    Dans l’ensemble ils ne souhaiteraient pas retourner dans un habitat 
    traditionnel.

    Mais entrons dans votre vision pessimiste et projetons la dans une 
    copropriété classique. Que se passe-t-il quand vous avez un voisin 
    particulièrement désagréable, qui fait du tapage nocturne, qui possède 
    une ou plusieurs voitures ventouses, n’hésitent pas à faire ses besoins 
    dans les parties communes, etc. et où tout dialogue est impossible... Ce 
    sont des procédures interminables, une médiation au résultat incertain 
    et finalement votre voisin désagréable sera toujours là. Soit vous 
    espérez qu’il parte, soit vous déménagez et refilez très probablement la 
    patate chaude au futur acquéreur mais sans l’avertir du charmant voisinage.

    Dans l’habitat participatif les groupes fonctionnent bien en premier 
    lieu parce qu’ils sont souvent à taille humaine. Le phénomène de clans 
    ne se fait pas puisque tout le monde dialogue avec tout le monde.

    Pourquoi le partage d’idées et de valeurs seraient forcément sources à 
    être « emmerdé tout le temps » pour reprendre votre expression ?

    Qu’est-ce qui pour vous s’apparente à avoir une chaine aux pieds ? 
    Quelle liberté supplémentaire voyez-vous dans un habitat traditionnel ? 
    En copropriété avec votre voisin désagréable c’est plus sécurisant ? En 
    zone pavillonnaire avec votre voisin qui pourrit l’ambiance de la même 
    façon, c’est plus sécurisant ? Une maison isolée sur votre parcelle loin 
    de tout voisin, c’est tranquille jusqu’à ce que le voisin le plus près 
    porte plainte parce que vos poules, vos canards ou vos grenouilles font 
    du bruit.

    Les histoires d’argent compliquent en effet les relations. L’habitat 
    participatif n’est pas une zone de non droit ou chacun paye en fonction 
    de ce qu’il souhaite donner chaque mois. Vous payez de la même façon que 
    dans n’importe quel autre logement et si vous ne payez pas ça ira 
    jusqu’à l’expulsion si cela est nécessaire. En passant par la case 
    saisie comme dans une copropriété classique si vous ne payez jamais vos 
    charges.

    Donc votre tableau vous l’imaginez très noir, on peut aussi imaginer un 
    tableau plus rose sans toutefois tomber dans le monde des bisounours.



  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 3 septembre 18:25

    Sur l’aspect pratique, c’est certainement beaucoup plus simple qu’une 
    propriété classique.

    Tout d’abord, il s’agit de résidents, pas de participants. Ce n’est ni 
    un jeu de télé-réalité, ni une expérience de laboratoire.

    Ce sont des personnes normales, dans un habitat normal et qui 
    s’entendent, a priori, plus que la normale.

    Si une ou plusieurs personnes veulent partir, elles le peuvent quand 
    elles le souhaitent.

    Contrairement à une copropriété classique, tous les sujets sont abordés 
    et abordables à tout moment.

    L’habitat participatif, c’est un peu le RIC des gilets jaunes 
    appliqué à votre habitat.

    Pour votre hypothèse de repreneur valable, je ne sais pas exactement ce 
    que vous entendez par là.

    Même dans le cas où vous n’avez pas de repreneur, la situation pourrait 
    être la même dans une copropriété traditionnelle.

    Le fait d’arriver dans une communauté déjà établie n’est pas un frein. Ne 
    pas participer à la conception n’enlève rien à la principale qualité de 
    ce genre d’habitat : les relations humaines.

    Le mode de fonctionnement et de gestion perdurent après la conception et 
    c’est ce qui attire.



  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 3 septembre 17:38

    @Sozenz
    Bonjour ZenZoe,

    Merci pour votre commentaire.

    Les petits conflits quotidiens apparaîtront peut-être, mais seront
    résolus beaucoup plus facilement que dans une copropriété traditionnelle
    parce que le dialogue avec l’ensemble des membres permet de confronter
    les personnes entre elles si un problème naît.

    Dans l’ensemble, ce qu’il ressort des témoignages de résidents d’habitats 
    participatifs, est positif. Ils y sont bien et retourner vivre dans un habitat « classique » ne leur effleure même pas l’esprit. Serait-ce le cas si les valeurs ne perduraient pas ?

    L’individualisme des Français... C’est un frein évident, relaté dans l’article.

    Dans le cas de l’habitat participatif, la cohésion du groupe est très
    développée et le risque de conflit est marginal.

    Les questions d’argent sont parfaitement encadrées, ce n’est pas un sujet
    laissé au hasard. Vous ne payez pas quand bon vous semble les charges de
    la communauté, mais selon un échéancier classique, tous les mois, comme
    pour n’importe quel logement d’ailleurs.

    Après ce mode de vie avec des liens forts entre voisins peut ne pas
    convenir à certaines personnes préférant vivre recluses ou presque.

    L’aventure peut valoir le coup effectivement. L’objet de l’article est
    de faire connaître le concept auprès d’un public plus large.

    Chacun est libre d’adhérer ou pas. Mais c’est une piste d’autant plus intéressante qu’elle fonctionne à merveille chez nos voisins, dont la Suisse qui n’est pas non plus un club de babas cools ! smiley



  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 3 septembre 17:23

    @Désintox
    Bonjour Désintox,

    Merci pour votre commentaire.

    L’habitat participatif peut aussi se réaliser sur la base de biens anciens. Le coût du logement n’est pas spécifique à ce concept.

    Le coût de l’immobilier est surtout fonction du coût du foncier, la part constructive demeurant plutôt constante, quelle que soit la localisation sur le territoire.

    Pour la problématique du smicard, j’avais abordé cet aspect dans mon premier article.

    https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/smic-et-immobilier-la-169238

    Je visais, en particulier, ceux établis en Ile-de-France. L’idée était qu’ils puissent trouver une meilleure qualité de vie, de l’immobilier moins cher, en s’installant dans une ville moyenne de province.

    Bon, on m’avait fait un procès d’intention, mes détracteurs m’accusant de vouloir installer les pauvres en province...



  • Laurent CRIADO Laurent CRIADO 3 septembre 17:20

    @Lambert

    Bonjour Lambert,

    Merci pour votre commentaire.

    L’article n’a pas d’autre ambition que d’aborder les grandes lignes de l’habitat participatif. En principe, vous en savez maintenant plus qu’une personne lambda ! smiley

    Pour le « problème » du prix, j’ai apporté une réponse à la remarque d’Attila.

    Je pense que c’est un faux débat, puisque l’habitat participatif présente suffisamment d’atouts pour n’y voir qu’un concept focalisé sur le prix. Sans compter qu’en réalité, c’est moins cher si on met bout à bout tous les éléments de personnalisation qu’il propose... Je répète ce que j’ai écrit à Attila : il faut tout comparer avec objectivité.

    Pour en revenir aux économies théoriques, si vous entreprenez les travaux vous-même (et que voua allez jusqu’au bout !), voici un lien intéressant qui analyse les données budgétaires en étudiant les 3 modes opératoires envisageables :

    http://www.habicoop.fr/lhabitat-participatif/

    Ce livre blanc est l’ouvre d’acteurs évoluant dans l’habitat participatif.

    Ce qu’on peut en retenir :

    L’écart ne dépasse pas les 8 points entre l’autopromotion et la promotion déléguée. L’autopromotion affichant un gain, encore une fois théorique, de 17.6 %. C’est certes un chiffre intéressant mais qu’il convient de prendre avec des pincettes, la majeure partie des projets n’aboutissant pas. Est-elle comptabilisée dans ce chiffre ? J’en doute fort.

    Conclusion

    Dans un cas, le gain relève de la fiction, dans l’autre, c’est du concret et sécurisé.

    Quant à la nécessité de connaître les gens avant de monter un projet, oui et non.

    Oui, si vous connaissez des personnes qui sont sur la même longueur d’ondes que vous, vous pouvez concevoir un projet ensemble. Dans le cas contraire, vous pouvez lancer une recherche ou vous associer à un projet en cours de montage, donc rien d’insurmontable. C’est ce que font nos voisins suisses, allemands, etc.

    Vous avez raison de le souligner, les valeurs humaines ne sont pas l’apanage de l’habitat participatif. Dans votre immeuble, ça fonctionne et c’est tant mieux. Dans d’autres aussi. On a aussi des exemples contraires détonnants, y compris en campagne avec des histoires de coqs qui chantent, de canards qui cancanent, d’ânes qui braient... 

    En mode habitat participatif, il s’agit de créer naturellement du lien entre chaque voisin puisque c’est dans l’ADN du concept. Après ça plaît ou pas.

    Si vous souhaitez déménager, vous pouvez bien évidemment déménager, ce n’est pas une prison ! smiley

    Contrairement à une copropriété classique, tous les sujets concernant la vie de l’habitat sont abordés pendant la phase de conception du projet. Il n’y a aucune mauvaise surprise, tout est clair, débattu et validé par tout le groupe. Tout le monde a voix au chapitre. Tout est évolutif et basé sur le dialogue. Ca change des foires d’empoigne des assemblées générale de copropriété si des conflits naissent entre voisins, j’en sais quelque chose...

    L’habitat participatif n’est pas la solution absolue, c’en est une parmi d’autres qui mérite d’être encouragée.

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