« ces fuites sont compensées par un cout supplémentaire qui pèse sur nous, nous remettons à chaque fois au pot pour compenser ces fuites, ce qui fait qu’à moyen et long terme le système n’est pas viable. La TVA sociale permettrait d’éliminer ce problème. A moins de croire que la Chine, l’Inde, le Brésil... feront faillite bientôt. »
Oui, vous avez raison, le déséquilibre induit des prélèvements trop importants qui eux même déséquilibrent encore plus nos comptes publics. Les pays en développement peuvent aussi se concentrer sur leur marché interne et sur les échanges entre eux. Il se pourrait que nous soyons sur la touche avec une impossibilité de réaliser ce dont nous avons besoin. Je crois probable un retour d’activité important dans ce cas là.
« Dans un monde ou les pays seraient fermés à la concurrence, il serait indifférent de continuer à payer nos charges sociales comme nous le faisons actuellement, même avec des niveaux de cotisation plus élevés. Les charges salariales sont la ressource, cette ressource est dépensée en médecins, en médicaments, en hôpitaux, en maison de retraite, en assurance chômage... Le entreprises internes récupèrent cette ressource en fournissant des médecins, des médicaments, des hôpitaux, des maisons de retraite, les chômeurs consomment..., car l’argent que nous payons pour le social, le social le dépense, et nous, les agents producteurs le reprenons, dans un circuit économique fermé. » Sauf que l’impôt tue l’impôt. Un produit français est hors de prix pour un salaire moyen. La part représentant les taxes et les charges tend à être prohibitive. Un produit français doit être concurrentiel sur le marché français, que ce marché soit fermé ou ouvert à la concurrence internationale. En tout cas vous listez correctement les trappes à finance publique : savez-vous quelle est la profession la plus représentée dans nos instances gouvernementales ? N’oubliez pas que le français est égoïste, qu’il a tendance à tirer la couverture à lui.
« En ce qui concerne l’actionnaire ou le sociétaire pur, ...L’activité de ces personnes est spéculative, savoir si l’activité spéculative est productive ou non, si elle apporte des éléments qui renforcent les résultats des entreprises, je n’es pas de réponse. »
Je me fais l’avocat du diable, mais même un actionnaire ou un conseiller d’administration apporte son expérience à l’entreprise. C’est d’ailleurs pour cette raison que les entreprises dont le capital est supérieur à ??? €(je crois que c’était de 500 000 Frs) ont l’obligation d’être enregistrées en tant que SA, pour que le PDG n’ait pas la possibilité de mener une mauvaise gestion d’une entreprise de cette dimension et qu’ainsi la responsabilité soit partagée. La spéculation, le gain ou la pérénité du capital est l’objectif d’une entreprise.
« La seule exception existe dans l’entreprise individuelle, il y a dans ce cas un mélange entre les bénéfices soumis au impôts sur les bénéfices, et les revenus du dirigeant soumis à l’impôt sur les revenus. Mais je crois que ces personnes paient quant même des charges sociales, il faudrait que je recherche sous qu’elle forme. »
Non, il n’y a pas de mélange et oui ils paient des charges sociales. L’entreprise individuelle est une personnne morale qui est différenciée de la personne physique qui est le créateur. Justement, beaucoup de ce type d’entrepreneurs ne comprennent pas cette différence. Le créateur prélève son revenu net sur le compte de l’entreprise, paie des charges sociales basées sur un forfait les 2 premières années(c’est là que le bâs blesse) puis déclare en fin d’année un Chiffre d’Affaire réalisé à partir duquel est calculé le Revenu Professionnel restant après déduction des montants versés au titre des charges, des frais de fonctionnement et d’investissement puis des achats ; vient s’ajouter l’impôt sur la société qui doit être intégré dans votre bilan mais qui n’est pas connu(impressionnant non ?). La 3ème année il y calcul du revenu réel puis application d’une correction du versement des charges. Ensuite les cotisations sociales sont corrélées au revenu, si le CA est progressif. Vous en déduisez l’arnaque : il faut savoir à priori de combien le CA sera en fin d’année pour déterminer votre salaire de la même année. Puis, les forfaits de charges sociales sont bas et si vous avez une activité soutenue la 1ère et la 2ème année, vous avez un bilan très encourageant qui vous fait payer des impôts sur la société ; mais la 3ème année et les suivantes vous payez les charges que vous n’avez pas payé les 2 premières années, qui auraient généré un impôt sur la société moindre si vous aviez payé lesdites charges sociales !!! :)) Vous comprenez pourquoi les entreprises disparaîssent avant d’avoir atteint l’âge de 5 ans.
Vous avez de la chance qu’il n’y ait pas de vote moins. Relisez l’article et les interventions de l’auteur, il est tout sauf dogmatiste. Et vous êtes prétentieux de vous dire plus connoisseur que lui en économie, votre intervention ne m’a pas convaincu.