Je me méfie de toute information occidentale sur le sujet syrien.
En effet j’ai un membre de ma famille marié à une personne d’origine syrienne et qui a donc des contacts et des informations de première main dans le pays. Tout n’est pas blanc ou noir comme on voudrait nous le faire croire. Selon ces personnes on peut considérer que 75% des informations concernant la Syrie dans les médias occidentaux relèvent du fantasme, de l’invention pure et simple.
Apparemment les troubles proviendraient de fondamentalistes qui veulent prendre le pouvoir et imposer la loi islamique. La majorité de la population n’en veut pas et se retrouve à manifester en faveur du pouvoir en place même si ce dernier n’est pas forcément le nec plus ultra en matière de démocratie. Bien entendu il y a de la répression violente, avec des morts, mais cette répression est majoritairement de type policière - comme chez nous - à mettre en perspective avec les oeuvres de Assad père qui avait rasé au début des années 80 presque la moitié d’une ville pendant un soulèvement similaire avec plus de 30 000 morts sans que la communauté internationale ne s’en émeuve.
Pour finir, la plupart des informations émanent de l’Observatoire syrien des droits de l’homme et les rédacteurs sont basés à Londres. Ces informations ne sont ni vérifiées, ni recoupées par les médias de masse qui les diffusent sans contrôle. Autre source allant dans ce sens : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=25850
Bravo pour ce billet qui décrit terriblement bien le présent.
J’ai le même profil que l’auteur : la trentaine, un travail, un logement, une femme, un enfant. Pas riche, mais pas en galère permanente non plus. Bref je vis bien et je n’ai pas à me plaindre... Enfin je n’aurais pas à me plaindre si les projets de société imposés par nos élites cadraient avec mon idéal de vie qui est différent de ce qu’ils nous proposent : je n’ai ni envie de gagner plus, ni envie de travailler plus longtemps, ni envie de rassurer les marchés, ni envie de faire le flic-citoyen.
Bref essayer de vivre en harmonie (toujours toute relative) avec les autres humains sans forcément essayer de les entuber.
« Foutre son poing dans la tronche de ces banquiers joueurs de casino-bourse ; dynamiter les agences de notation, délétère dopant du panurgisme financier ; écharper les spéculateurs sans foi et aux lois d’exception… Faciles responsables de notre bord du gouffre. »
Si je vous comprends bien, il faut plaindre les malheureux gens de la finance :
la crise financière c’est sûrement aussi la faute à tous les ouvriers, artisans, chômeurs et autres travailleurs qui passent leurs journées à spéculer en bourse
le nombre incalculable de banquiers, de traders et autres fous de la finance qui ont été lapidés ou lynchés par une foule en délire depuis la crise de 2008 est insupportable. On pourra bientôt user du terme holocauste si ça continue dans cette voie...
Plus sérieusement je trouve que les peuples font preuve de beaucoup de retenue et sont peut être même amorphes : étant donné les circonstances on aurait pu s’attendre à des émeutes généralisées, voire à des guerres civiles mais il n’en est rien. De plus tout ce beau monde agissant dans l’ombre, personne ne connaît le vrai visage de ceux qui dirigent ou profitent de la finance : pas de portrait robot au JT de 20h contrairement aux « émeutiers » londoniens.
Je vais être clair : je ne lance aucun appel au meurtre. Par contre quand on se trouve pris dans une guerre, même financière, il faut réagir et trouver des parades pour une simple question de survie. Si c’est dans votre tempérament de vous laisser faire (libre à vous !) ce n’est pas une raison pour fustiger ceux qui souhaitent en découdre.