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  • lestran 27 mai 17:10

    On nous vend l’électrique comme “moins cher”, “plus propre”, “plus simple”. Mais fiscalement, c’est impossible que ça reste un eldorado. Parce que l’État ne va pas renoncer à 40 milliards juste pour le plaisir de nous faire économiser des pleins. Des millions de voitures électriques = des milliards de taxes à réinventer. Et ça, ils y travaillent déjà très sérieusement.Ha ha



  • lestran 21 novembre 2025 12:47

    Maman France, le sein tari.

    Hier encore nourricière, elle se dresse aujourd’hui, la poitrine flétrie, vidée de son lait, mais gonflée à craquer… d’impôts, de taxes, de promesses creuses, de budgets guerriers. Son sein administratif, jadis généreux, ne distribue plus qu’un menu amer  : l’insécurité au petit-déjeuner, la vaccination obligatoire au déjeuner, la précarité au goûter, la guerre au souper. À ses pieds, ses enfants, naïfs, rêvent encore d’un pays apaisé, d’une terre où l’on grandit sans peur.

    Au-dessus d’elle, une élite agile danse, telle une caste de prêtres d’un culte absurde. Leurs sermons ? Des homélies sur la croissance, des incantations à la justice. Mais dans leurs mains expertes, rien : que des mirages, de la poudre aux yeux. On vénère la domination, on sacralise la servitude, on décore, on médaille le renoncement… et tout cela, au nom d’une illusion : la République.

    Pourtant, malgré la chute grotesque de cette matrone épuisée, ses enfants (ceux qu’on veut déjà enterrer : Certificat de décès signé d’avance ) s’obstinent. Ils crient, supplient, cherchent désespérément, dans ce sein desséché, une étincelle, un souvenir de tendresse maternelle. Ils rêvent du jour où ils pourront enfin dire, sans amertume, mais avec fierté : « Oui, nous sommes les enfants de Maman France. »



  • lestran 20 novembre 2025 14:05

    Qui nous parle d’«  accepter de perdre nos enfants  » ?
    Ceux dont les fils font des stages à l’ONU ou à Davos pendant que les nôtres remplieront les cercueils ?
    Ceux qui signent les ordres d’envoi depuis des bureaux climatisés, sans jamais porter le deuil ?
    Ceux qui nous somment d’avoir confiance en l’avenir, de faire des enfants, tout en le torpillant pour un baril de pétrole et quelques points de PIB ?
    Ceux qui nous demandent de chanter la Marseillaise pendant que les marchés financiers chantent leur victoire, jouant au Risk avec nos berceaux.
    Pour eux, nos enfants ne sont que de la chair humaine à consommation renouvelable.
    Nous, nous les mettons au monde pour qu’ils dansent, qu’ils aiment, qu’ils inventent, qu’ils vivent,
    Pas pour qu’on nous les rende en pièces détachées, dans un sac mortuaire estampillé du drapeau de leurs intérêts.





  • lestran 19 novembre 2025 06:53

    @Eric F

    « Mais les 10 paires de chaussettes de pacotille dans votre exemple ne servent qu’une fois, alors qu’une bonne paire qui passe dix fois en machine fait le job. » 


    Maurice ne sait pas si les chaussettes du BHV sont solides , il n’en a jamais acheté là-bas. Mais ce qu’il sait, c’est que ses 10 paires de chaussettes renforcées (pas du genre à poser pour une étiquette «  fabriqué en France  », mais plutôt à bosser dur ‘Made in Chantier’ tiennent sacrément bien la route. De bons petits soldats.
    Elles passent leurs journées dans des chaussures de sécurité sur les chantiers, et leurs nuits dans le panier pour la machine à laver à la fin de la semaine. Prix ? Environ 10 euros les 10 paires. Résistance  ? Testées à la sueur des pieds.

    Chaque semaine, Maurice en lave cinq paires. Parce que oui, quand on bosse avec des chaussures de sécurité, on transpire aussi des pieds. Et comme il n’a pas de sèche-linge (ni de majordome pour étendre), il garde les cinq autres au sec pour la semaine suivante. Organisation de haut vol !

    Alors bon, vu son salaire, Maurice ne «  philosophe  » pas trop sur la fibre textile ou la noblesse du tricot. Il met ses chaussettes, il bosse, il les lave. Et il recommence.

    Mais parfois, en pliant sa pile de chaussettes propres, il se dit qu’au fond… c’est peut-être ça, le luxe. (sourire)



  • lestran 18 novembre 2025 08:33

    Allez, un clin d’œil (avec le sourire, bien sûr).

    « Rapatrier les intérêts, récupérer les profits, corriger le dumping »… c’est beau comme un bébé tout neuf.

    Sauf que… quand on taxe les commandes en ligne à 1 %, devinez qui passe à la caisse ? Pas les serveurs d’Amazon, eux ne pleureront pas dans leur code source. Non, c’est Mauricette, qui se croyait maligne en commandant dix paires de chaussettes pour le prix d’une au BHV.

    La « contribution de compétitivité » de 15 % sur les produits chinois ? On imagine déjà Xi Jinping envoyant un chèque à Bercy, avec un petit mot doux : « Pour la France, bisou ! ». En réalité, c’est notre grille-pain , conçu ici mais fabriqué là-bas, qui verra son prix grimper gentiment.

    Le mal est profond, et nos fesses pas prêtes de sortir des orties. Un plan de « justice économique » qui ne pèserait « ni sur les ménages, ni sur les entreprises nationales » ? La réalité, elle, reste aussi têtue qu’un Breton sous la pluie : les multinationales répercuteront leurs taxes sur… nous. Les plateformes numériques factureront leurs « redevances de présence » à… nous. Et l’inflation, patiente et gloutonne, grignotera le reste.

    Alors oui, on va « récupérer » 25 milliards. En vidant notre poche gauche pour remplir la poche droite de Bercy, avec au passage la petite commission d’usage qui va avec pour frais de gestion de l’État.

    Il ne s’agit pas « de faire payer aux Français les fautes des élites » ? Après quarante ans de cadeaux fiscaux, de niches dorées et d’étourderies autour de l’évasion fiscale, « rétablir la loyauté » ? oups...trop tard : le train est parti et on court derrière avec nos sabots.

    Car pendant que les élites banquetaient à coups de caviar fiscal et de déductions au champagne, voilà qu’on découvre qu’Alibaba ne paie pas assez d’impôts ! Panique : une taxe, sur les achats en ligne. Ceux de qui, déjà ? Ah oui… Maurice.

    Punir les méchants sans toucher aux gentils. Dans la vraie vie, on appelle ça un conte de fées. Ou de la politique-fiction. Même combat, finalement.

    Les orties, mes amis, on y est jusqu’au cou. Faut-il les fertiliser avec nos impôts pour qu’elles poussent encore plus haut ?

    Mais bon, au moins, elles seront françaises, nos orties. C’est déjà ça… cocorico.

    (Et malgré ce petit clin d’œil (oui, la critique est facile), je tiens à vous féliciter sincèrement pour votre travail colossal. Tenter de rééquilibrer la fiscalité à l’ère de la mondialisation, c’est un peu comme dompter un ouragan avec une cuillère en bois : ça demande une énergie folle et beaucoup de courage . Bravo pour cette démarche de fond, même si la route est semée d’embûches… et d’orties ! Un grand merci pour cette contribution au débat, qui a le mérite d’exister et de faire cogiter. )

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