Il faudrait vous informer un peu plus concernant les conséquences sur la santé des rayonnements ionisants .Vous apprendriez que ces effets sont différés pendant des durées de l’ordre de la dizaine d’années sauf irradiations massivesqui conduisent à une mort rapide. En vous informant de l’état sanitaire des gens qui vivent en Ukraine et surtout en Bélarus dans les régions contaminées par les rejets de Tchernobyl, vous prendriez conscience que cette catastrophe est loin d’être terminée.
Un grand bravo pour ce recensement impressionant des failles de cette industrie mortifère, j’ai peur qu’il ne soit même pas exhaustif .
Une grande nouvelle réconfortante ce matin : Les ministères allemands de l’ Environnement et de l’Economie disent : « Nous allons sortir plus rapidement de l’energie nucléaire que prévu » On voit que le désastre japonais a porté un coup terrible à l’Internationale Nucléaire. Il se pourrait que le nucléaire soit plus près de la sortie que de la renaissance tant claironnée par Madame Lauvergeon !
A l’auteur, Merci pour cet exhaustif rappel des réalités nucléaires. Au sujet de l’argument de la « technostructure » du nucléaire fondé sur le calcul des probabilités, vous écrivez que :
on voit ici que le fait de déduire que « nous n’avons jamais été témoin de tel événement ici » ne garantit en rien qu’il ne se produira pas un jour, avec une probabilité plus ou moins élevée. Mais le fait qu’un événement ait une probabilité de se produire « tous les 20 000 ans » ne signifie nullement qu’il se produira dans 20 000 ans !
Illustration à cet excellent propos : l’histoire de la fuite de sodium du barillet de Superphénix qui confine au comique. Cet avarie ne devait se produire qu’une fois tous les 10000 ans assurait la Nersa , le responsable de la construction. Or elle est survenue quelques mois seulement après le démarrage du réacteur !! C’est dire le sérieux de ce genre de calcul et le niveau de crédibilité qu’on peut lui accorder.
Cher Olivier Merci pour cette excellente récapitulation du désastre au Japon. Ce qui est regretable mais explicable c’est l’indifférence au moins apparente de l’opinion française qui parait résignée à la prétendue fatalité du nucléaire. On a l’impression que Fukushima loin de provoquer une réaction salutaire va finir par conforter la banalisation des accidents nucléaires dans l’esprit des Français. Je pousse sans doute le bouchon un peu loin en écrivant cela mais en France on est loin de la protestation extraordinaire de l’Allemagne pour ne citer qu’elle. Et Sarko peut tranquillement attendre que le soufflé soit complètement retombé.