Vos reproches sont totalement fondés. Vous mettez le doigt sur deux des problèmes majeurs des personnels médicaux aujourd’hui : - l’obligation de formation continue, tout au long de la carrière professionnelle - l’écoute du patient qui est à mon sens absolument fondamental
Sur le premier point, la législation aujourd’hui impose à tout médecin de suivre régulièrement, sous peine de sanctions, des formations continues (conférences, ateliers cliniques etc.) pour mettre ses connaissances à jour. Il faut malheureusement admettre que la mise en place de cette obligation s’est heurtée à de nombreuses résistances des intéressés eux-mêmes, mais elle est passée quand même. L’anglais médical fait partie intégrante du cursus de base (2e cycle) des études de médecine. Mais des publications en français d’excellente facture existent également, la France se situant à un très bon niveau en recherche médicale (malgré les coupes budgétaires mais ne polémiquons pas). Et puis, les bibliothèques universitaires regorgent de thèses de 2e et 3e cycles traitant de pratiquement toutes les maladies connues - il doit y en avoir quelques-unes traitant de la maladie de Lyme ou de vos problèmes d’allergie au lait - il suffit de se déplacer et d’aller les consulter sur place (personnellement, je retourne à celle des Saint-Pères à Paris quand je « coince » sur un cas). Bref, bon an mal an, les médecins se remettent à jour. Gare à « celui qui se repose sur ses lauriers » car il entrerait alors en infraction vis-à-vis de son propre code de déontologie, qui lui impose de « soigner ses patients selon les données acquises de la science » (article 32 dudit code)
En revanche, l’écoute est un tout autre problème... A l’origine de cette dégradation, deux facteurs : - la « marchandisation » de la société, où les patients se comportent de plus en plus en consommateurs, exigeants de surcroît (en médicaments, certificats, arrêts de travail...) - et le système actuel de paiement à l’acte, avec un acte de base fixé à un niveau ridiculement bas (23 euros) qui pousse alors le médecin à engranger le plus d’actes possible à la journée, non pour « se payer une belle voiture » mais le plus souvent pour simplement payer ses charges (dont les primes d’assurances en responsabilité civile qui, dans certaines spécialités comme la gynécologie/obstétrique, atteignent des niveaux démentiels, de l’ordre de 3000-3500 euros par mois à elles seules) Du coup, la relation médecin-patient se réduit malheureusement souvent à celle de prestataire de service-client. Le médecin n’est plus centré sur son véritable coeur de métier, le suivi de son patient - et le maintien ou la restauration de la santé de celui-ci par des actes médicaux nécessaires - tout au long de sa vie. Seule une refonte totale du système de santé, avec éventuellement l’introduction d’une rémunération au forfait, pourrait peut-être inverser la tendance, mais autant demander la Lune avec le gouvernement actuel... Cependant, beaucoup de médecins gardent encore des relations chaleureuses avec leurs patients, qui leur confient non seulement leurs problèmes de santé mais également tous leurs problèmes de la vie en général (divorce, chômage, deuil...). Vous n’avez pas du tomber sur les bons, car l’amour de leur métier est encore bien vivace chez la plupart d’entre eux. Concernant Internet, même remarque qu’à l’auteur : gardez votre sens critique et recoupez vos infos, les charlatans, ça pullule...
Votre épouse a subi un véritable calvaire, du fait de l’ignorance de la plupart des membres du corps médical pour cette maladie plutôt rare. Malheureusement, des maladies rares, il en existe des centaines d’autres, ce qui montre à quel point le corps humain est complexe et déroutant, et la médecine une science d’une extrême complexité. La formation d’un médecin, généraliste ou spécialiste, dure au bas mot une dizaine d’année et même à l’issue de ce long cursus, il ne peut prétendre tout connaître de la médecine ou même de son domaine de spécialisation. Il est juste comme un jeune conducteur qui viendrait d’obtenir son permis de conduire. Seules l’expérience clinique et les formations post-universitaires en continu tout au long de sa carrière pourront peut-être, un jour, l’amener à se confronter à la maladie de Lyme. Le problème pour vous a été de trouver celui (la perle rare) qui a eu affaire à cette maladie lors de son exercice professionnel. Et dans le cas d’une maladie rare, il n’y en a malheureusement pas beaucoup... Mais n’oubliez pas que ce qui concerne la maladie de Lyme concerne également des centaines d’autres pathologies encore moins connues. Si votre médecin connaît - parfois de manière fortuite - la maladie de Lyme, il est beaucoup moins sûr qu’il connaisse toutes les autres maladies rares, même dans sa spécialité. En revanche, l’auto-diagnostic sur internet...vous avez eu de la chance de tomber sur des gens sérieux, mais des gens qui « jouent au docteur », on en voit plein sur le web, et pas toujours pour le bien de leurs « patients »...
Excellent article qui met le doigt sur une lente (mais inexorable) féminisation des espèces, dont l’homme, due à la pollution humaine. Mais en le lisant, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec d’autres articles qui eux, tiraient la sonnette d’alarme sur l’avènement d’un monde où ce ne sont plus les « mâles qui font la malle » mais plutôt...les « belles qui se font la belle » ! Un déséquilibre hommes/femmes qui s’accroit d’année en année en Asie, et particulièrement en Inde et en Chine (lire un ancien article du Diplo qui traite de ce sujet épineux : http://www.monde-diplomatique.fr/2006/07/ATTANE/13601) Et comme l’Inde et la Chine (et le reste de l’Asie) ne sont pas vraiment des champions en terme de protection de l’environnement - le Gange et le Yang Tsé sont de véritables dépotoirs à certains endroits - je me dis que les prochaines décennies risquent de ne pas être tristes dans ces pays-là... de moins en moins de femmes pour de plus en plus d’hommes, eux-mêmes de plus en plus sujets aux pathologies et troubles du comportement induits par la pollution, avec une fertilité en baisse...la décroissance démographique va venir plus vite que prévu...du coup, je ne sais pas si les derniers à éteindre la lumière seront les hommes ou les femmes, à ce moment-là...
A vous lire, j’ai l’impression que ce qui vous dérange, c’est le fait que les asiatiques ne soient pas assez représentés dans les médias, et vous en concluez qu’ils ne sont pas traités comme les autres français. Mais mon cher, l’intégration, elle ne se fait pas devant les plateaux de télé, mais dans la vie de tous les jours !!! Elle commence par ne pas faire de vagues et surtout travailler dur pour décrocher un diplôme et un bon job ! La plupart des asiatiques, « pure souche » ou eurasiens, y arrivent ! Ils sont rarement discriminés aux entretiens d’embauche ou lorsqu’ils postulent pour louer un appartement. Cela ne les pousse donc à ne pas être revendicatifs. En plus, vous devriez savoir qu’en Extrême-Orient - Chine, Viêtnam, Japon, Corée - , il est du plus mauvais genre de taper du poing sur la table ou montrer sa colère en public, cela revient à perdre la face. Je suis désolé des brimades racistes que vous avez subies, mais ne croyez-vous pas que la meilleure réponse que vous ayez à apporter à tous les crétins mono-neuronaux qui les ont proférées, c’est de leur montrer que vous êtes un « meilleur » français qu’eux ???
« Si les blancs travaillent durs, nous devons travailler deux fois plus. S’ils travaillent deux fois plus durs, nous devons travailler quatre fois plus » (maxime des japonais d’outre-mer)