Ce n’est pas demain la veille que l’armée chinoise viendra nous interrompre à l’heure de l’apéro, même s’il est indéniable qu’elle se renforce d’année en année. Comme vous l’avez bien souligné dans votre article, elle se renforce pour 2 raisons : - l’une rationnelle, sécuriser ses routes d’approvisionnement énergétiques, surtout dans l’Océan Indien. A ce titre, la Chine a noué des alliances avec des pays riverains comme le Pakistan, le Sri Lanka, le Bangladesh, la Birmanie (Iles Andaman) et le Cambodge pour y obtenir des facilités pour ses marines marchandes et militaires (la doctrine du « collier de perles ») - l’une, plus irrationnelle, se prémunir contre une hypothétique invasion du territoire chinois, en étendant son influence en Mer de Chine (Orientale et Méridionale) ainsi qu’à terme dans l’Océan Pacifique. Irrationnelle car bien qu’aucune puissance ne soit en mesure ni n’ait même l’intention d’envahir la Chine, les mauvais souvenirs des invasions précédentes ont laissé de fortes traces dans l’esprit des chinois, d’autant qu’elles sont venues de la mer (la diplomatie des canonnières et le sac du Palais d’été par les franco-britanniques, le sac de Nankin par les japonais) Il y a évidemment aussi la question de Taïwan, mais il me semble que les dirigeants chinois, qui se sont réconciliés avec le Guomindang, comptent sur ces derniers pour ramener l’île dans le giron de la mère patrie... En revanche, je ne suis pas d’accord avec vous sur les réactions des pays voisins en cas de confrontation Chine-Etats-Unis. L’Inde notamment n’a jamais digéré la perte de l’Aksai Chin en 1962 et cette question, c’est un peu leur Alsace-Lorraine, voyez-vous...quant à la Russie, elle semble plus hantée par les visées de la Chine sur son Extrême-Orient (et sa sphère d’influence mongole) que par une hypothétique revanche sur l’Occident. Et quant à la neutralité des autres pays d’Asie... chacun a choisi son camp, le Viêtnam venant tout récemment d’opter pour le camp américain. Il n’y aura pas de guerre directe Chine-Etats-unis, mais avec - d’un côté, les alliés Us que sont : le Japon, la Corée du Sud, la Thailande, les Philippines, le Viêtnam, l’Australie, Singapour, éventuellement l’Inde... - de l’autre, les alliés de la Chine que sont : la Corée du Nord, le Pakistan (qui est aussi théoriquement un allié US, beau bazar en perspective), le Népal, le Sri lanka, le Bangladesh, la Birmanie, le Cambodge... il y aurait en de belles parties d’échec en perspective et des coups tordus à foison entre les deux super-puissances, comme au bon vieux temps de la Guerre Froide. Mais tout cela reste du domaine de l’hypothétique, tout le monde ayant trop à perdre. Le business, finalement, contribue parfois à la paix...
Tunisie, Syrie, Bosnie, Albanie, Azerbaidjan, les républiques turcophones d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizstan, etc.), entre autres, sont musulmans mais pas vraiment islamisés. La Turquie, même avec un gouvernement islamiste actuel, a une forte tradition laïque.
Moi, ce qui me turlupine dans cette politique menée par les stratèges de Quick, c’est qu’en ne proposant que de la nourriture « hallal », ils veulent démontrer qu’ils sont très respectueux du Coran, et ainsi attirer vers eux la clientèle musulmane pratiquante.
Or, je n’ai pas entendu parler de fermeture de ces restaurants pendant le mois du ramadan...
Si Quick voulait être « hallal » jusqu’au bout, il devrait fermer pendant un mois tous ses restaurants et assumer les pertes financières inhérentes à ces fermetures.
Proposer de la nourriture, fût-elle hallal, pendant la journée à des musulmans pratiquants (pire encore, en faisant un marketing d’enfer pour les inciter à aller chez eux) pendant le mois du ramadan, c’est plutôt « haram » puisque cela les soumet à la tentation...
Bref, chez Quick, « je cherche à vous faire plaisir mais je vous incite dans le même temps à briser un des cinq piliers de l’Islam pour augmenterr mes profits » Beau foutage de g. pour les musulmans...
Dans ce cas précis, je ne pense pas que la situation sociale ait quoi que ce soit à voir avec le comportement bestial de ces 6 tortionnaires (l’un d’eux est fils d’avocat, l’une des filles était employée dans une crèche). Il faut se pencher sur leur psychologie même. Aucun de ces monstres ne mérite de sortir un jour de prison, si ce n’est entre quatre planches...
En revanche, un piste de réflexion intéressante serait de savoir comment réformer la justice, afin que tous ceux qui auront un jour à passer par la case prison puissent se réinsérer et redevenir d’honnêtes citoyens, tandis que des fauves comme ces six-là (ou ceux du ganf des Barbares) puissent être mis à tout jamais à l’écart de la société...
Le Pakistan ne paie non seulement sa mauvaise réputation auprès de la communauté internationale (surtout les pays occidentaux) mais aussi et surtout ses mauvaises relations avec ses voisins.
A l’ouest, l’Iran, pays lui-même de plus en plus isolé, le soupçonne (lui aussi !) de servir de base arrière à des organisations terroristes comme le Jundallah.
L’Afghanistan le soupçonne de maintenir des visées hégémoniques sur l’ensemble de son territoire (en vue d’en faire une arrière-cour stratégique dans sa confrontation avec l’Inde) et de servir de base arrière aux talibans afghans.
Quant à l’Inde, n’en parlons pas... Pourtant, c’est le seul pays aurait pu faire acheminer une aide massive, immédiate et efficace auprès des populations sinistrées, et qui a en plus une solide expérience en matière d’inondations...
Si les relations indo-pakistanaises étaient au moins cordiales, les populations sinistrées bénéficieraient sans nul doute d’une aide matérielle plus conséquente, et la communauté internationale auraient emboîté le pas à la plus grande démocratie du monde...
Au lieu de cela, l’establishment militaire pakistanais, véritable état dans l’état, refuse toute assistante en provenance de son voisin indien. Idem pour les politiques et les organisations islamistes qui, comme toujours, se lancent dans la surenchère dans le sentiment anti-indien.
Le problème pour les 160 millions de Pakistanais, c’est la nullité crasse et absolue de leur appareil d’état dans son entier, armée comprise, qui sont de mèche avec les organisations islamistes radicales, talibans inclus.
Le mieux qui pourrait leur arriver serait la mise sous tutelle de l’ONU de leur pays ou le retour dans le giron de l’Inde (après une laïcisation bien poussée), tant leurs dirigeants depuis la création de leur pays ont accumulé des choix criminels qu’ils sont seuls à continuer de payer.