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  • Massada Massada 31 décembre 2015 13:00

    Lors de mes propres recherches et des séances d’information auxquelles j’ai souvent assisté avec des juristes, des militaires et des politiques israéliens, j’ai appris que leurs commandants accordaient une grande importance au respect du Droit dans les conflits armés. Cela inclut le principe de la proportionnalité qui figure dans le manuel du Droit militaire de Tsahal et qui est reconnu par le Comité international de la Croix-Rouge.

     

    L’armée israélienne est responsable devant le gouvernement démocratiquement élu et elle agit en conformité avec le système juridique israélien. Tsahal, comme d’ailleurs toutes les forces armées occidentales, forme ses soldats et ses officiers selon les codes éthiques et les règles du Droit international.

     

    Lors de mes entretiens avec les combattants de Tsahal, j’ai constaté, comme dans les armées occidentales, les mêmes frustrations émergentes chez les soldats en raison des risques supplémentaires imposés sur leurs vies et celles de leurs camarades, et du fait que l’ennemi ne respectait pas les règles de la guerre, négligeait la vie de civils innocents et utilisait des boucliers humains.

     

    Néanmoins, tous les soldats que j’ai interrogés – y compris ceux ayant affirmé avoir été frustrés par ces restrictions – ont compris la nécessité de respecter les règles d’engagement. La motivation chez eux est plus forte que les engagements des soldats rencontrés dans les rangs des armées occidentales.

     

    J’ai parlé également avec des pilotes de l’armée de l’air et chacun me racontait son dilemme avant toute frappe aérienne. L’un d’eux m’a raconté qu’il avait abandonné plus de dix fois sa cible parce que des civils avaient été identifiés dans son collimateur.



  • Massada Massada 31 décembre 2015 13:00

    suite

    Certes, il existe d’autres options pour éradiquer complètement ces attaques comme par exemple d’envahir tout le territoire et de détruire toutes les infrastructures terroristes, ou de lancer un déluge de bombes pour forcer le Hamas et les autres groupes terroristes à renoncer à leurs attaques. Ces options ne sont pas réalistes car elles auraient causé de nombreuses victimes dans les deux camps et une présence coûteuse pour l’armée israélienne dans un contexte déjà explosif avec les menaces de l’Iran, du Hezbollah et des différents mouvements extrémistes islamistes dans le Sinaï.

     

    De fait, la dernière opération fut la plus pragmatique pour réduire les dégâts et éviter la reprise des hostilités. Toutefois, pour aboutir à une accalmie complète et à long terme, j’exhorte la Commission à recommander une coopération internationale efficace afin d’éviter une nouvelle militarisation de la bande de Gaza.

     

    Il est tout à fait irresponsable de condamner Israël pour avoir imposé un blocus maritime et exiger la levée du contrôle israélien le long de sa frontière sans comprendre ni prendre en considération les actions israéliennes nécessaires pour empêcher le réarmement des troupes terroristes et éviter de nouvelles attaques contre son propre territoire.

     

    Il convient de noter que l’Egypte prend des mesures préventives similaires contre les extrémistes de Gaza et pour les mêmes raisons.

     

    En l’absence d’une coopération internationale efficace dans la bande de Gaza, il est certain que dans les mois et les années à venir le scénario de l’été 2014 se reproduira. Votre Commission devrait jouer un rôle constructif dans la promotion d’une approche internationale afin d’éviter de nouveaux conflits.

     

    L’armée israélienne n’avait pas non plus le choix de procéder à une incursion terrestre limitée dans la bande de Gaza pour localiser et détruire les tunnels d’attaque qui menaçaient directement la population israélienne.

     

    Soulignons que l’infrastructure militaire du Hamas est localisée principalement au sein de la population civile. Dans ces circonstances, et pour neutraliser la menace du Hamas, on ne pourrait jamais éviter des victimes civiles.

     

    En vertu des lois sur les conflits armés, cette réalité ne rend pas ces opérations illégales en supposant qu’elles étaient nécessaires. Cependant, l’armée israélienne avait le devoir de faire la distinction entre les cibles militaires et les civils et de s’assurer que ses opérations soient bien menées en conformité avec le principe de la proportionnalité.

     

    Il convient aussi de souligner que la proportionnalité n’est pas une relation entre le nombre de victimes au sein des deux parties, mais un calcul des pertes accidentelles, des blessures ou des dommages subis par les civils par rapport à l’avantage militaire.



  • Massada Massada 31 décembre 2015 12:58

    Extraits de propos tenus par le Colonel Richard Kemp sur la guerre de Gaza (été 2014) devant la Commission d’enquête de l’ONU.

     

    J’ai servi 29 ans dans l’infanterie britannique. Durant mon service militaire j’ai combattu le fléau du terrorisme dans divers pays, notamment en Irak, en Afghanistan et en Irlande du Nord. J’ai commandé les forces britanniques en Afghanistan et j’ai participé à la Première guerre du Golfe. J’ai ensuite dirigé des troupes avec les Forces des Nations unies en Bosnie et à Chypre.

     

    Pendant les années 2002-2005, j’ai été chargé du renseignement sur le terrorisme national et international au sein du gouvernement britannique. Le Hamas et le Jihad islamique palestiniens figuraient en tête de mes préoccupations et mon rôle était de suivre leurs activités et d’évaluer leur stratégie. J’ai eu accès à tous les renseignements secrets et confidentiels que le Royaume-Uni possédait sur les différents groupes extrémistes.

     

    J’ai eu l’honneur et le privilège d’obtenir de la Reine Elizabeth II d’Angleterre la médaille de Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique.
     

    Durant mon service militaire et mes activités au sein du gouvernement britannique, j’ai eu des contacts avec l’armée israélienne et ses services de Renseignement. Lors des deux dernières opérations de Tsahal dans la bande de Gaza en 2012 et 2014, j’ai vécu en Israël pour approfondir mes connaissances dans la lutte antiterroriste. J’y ai rencontré des dirigeants politiques, des hauts-fonctionnaires et des officiers de Tsahal. Lors de mes séjours, j’ai passé de nombreuses journées près de la frontière avec la bande de Gaza. J’ai pu voir sur le terrain, de mes propres yeux, le déroulement des opérations. J’ai été informé sur place et j’ai interrogé de nombreux officiers et soldats avant leur déploiement sur le champ de bataille et immédiatement après leur retour.

     

    Mon témoignage devant la Commission d’enquête des Nations unies sur le conflit de Gaza de l’été 2014 est donc basé sur des observations sur le terrain pendant le dernier conflit ainsi que sur ma longue expérience militaire.

     

    Je précise que mon témoignage est volontaire et neutre et que je ne suis rémunéré par aucun organisme de Tsahal ou du gouvernement israélien.

     

    A mon avis, les mesures prises par Israël étaient nécessaires pour défendre la population locale contre les attaques quotidiennes et meurtrières du Hamas et du Jihad islamique. C’est en effet le devoir inaliénable de tout gouvernement d’utiliser ses forces armées pour protéger ses citoyens et son territoire contre des attaques extérieures.

     

    La bande de Gaza étant un territoire séparé, en dehors du contrôle israélien, les actions de Tsahal sont une réponse légitime à des attaques en provenance d’un pays étranger. Dans ces circonstances, je ne connais pas d’autres moyens réalistes et efficaces pour arrêter des tirs de roquettes et de missiles que ceux employés par l’armée israélienne. Aucun expert militaire dans le monde n’est capable de proposer une alternative viable de défense contre une telle agression.



  • Massada Massada 31 décembre 2015 11:36

    « J’étais otage, et du fond de ma cachette, j’avais une pensée pour tous mes amis musulmans. Je me suis dit "ils vont encore s’en prendre plein la tête, les pauvres" ».
     
    C’est une blague ?
    Une personne normale sous stress intense ne raisonne pas ainsi.



  • Massada Massada 31 décembre 2015 10:48

    @auteur

    J’ai participé à de nombreuses opérations et je n’ai jamais reçu ou donné un ordre illégal ou touchant délibérément des civils.
    BTS tout comme votre article cherche à noircir le nom d’Israël et ses citoyens et nous traîner dans la boue sans une once de vérité.

    Peu importe nous continuerons notre mission sans honte, défendre notre pays est un privilège.

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