Je suis vacciné depuis dix ans contre la télévision et la presse — vu leur niveau intellectuel, le contenu proposé et leur partialité totale.
En réalité, la perception française de la politique américaine est totalement fausse. Que ce soit la presse et encore plus pour le public — qui croit dur comme fer que la « gauche américaine » est « socialiste ».
Je comprends donc tout à fait que les médias de notre pays brosse un tableau aussi flatteur de ce nouveau candidat et en fasse un aussi mauvais de Trump.
Par contre, je trouve votre point de vue très simpliste (et totalement erroné) car vous pensez que c’est un duel « mondialistes »/« patriotes ». Effectivement, Trump appartient à cette élite mondialisée et déconnectée de la réalité, passant sa vie dans un luxe insolent et vivant dans des quartiers où le niveau de vie est himalayen.
Il n’est en rien différent des actionnaires majoritaires qui font plier les Etats et législations à l’échelle mondiale — il en fait même partie. C’est à cette petite élite d’une richesse insupportable que nous devons le cauchemar dans lequel nous fonçons tout droit — et le pire est à venir dans cet Etat despotique qu’est le nôtre.
Biden est différent sur un seul point, il fait partie de l’aristocratie politique tout comme les Clinton alors que Trump non. Mais en dehors de cela, tous deux ont été formatés au libéralisme agressif.
sachant que cette version du mondialisme est celle qui flirte dangereusement avec le transhumanisme
Non là non non et re-non !
Les délires dans le sens de Hold-up seconde partie non merci !
Que quelques uns aient envie de se mettre des électrodes dans la tête et bien qu’ils le fassent. Sans moi !
En fait, le duel Trump/Biden aura des conséquences pour tout le monde.
Pas plus que d’habitude à mon humble avis.
Nous subirons, quoi qu’il arrive, l’influence américaine (et chinoise, allemande, etc.). Alors remplacer un fou par un type sénile qui, de toute manière, contribuera à l’expansion du libéralisme sous une forme ou une autre, quelle différence ?
Après, je pense que l’on peut raisonnablement reconnaître des qualités à
Trump sans pour autant saturer les médias de ces compliments
C’est bien là le problème de base. Tous les commentateurs ou médias sont toujours dans l’excès.
les compliments adressés à Trump ne sont rien en volume par rapport aux
kilomètres de laurier que tressent les mass média pour Joe Biden.
Il faudrait tout de même préciser que Trump a largement contribué à son impopularité et qu’il n’a ménagé personne car les trois quarts de ses propos étaient composés d’insultes, dénigrements et mensonges.
Celui-ci aurait largement pu avoir la presse dans sa poche mais il a préféré jouer à la diva.
J’avoue que l’élection américaine et les éloges de Trump commencent sérieusement à me courir.
Les auteurs de ce site on vraiment l’art de transformer un bouffon ridicule en héros, en faisant oublier la liste longue comme une autoroute de ses défauts (le mot est assez faible) et casseroles qui lui courent après.
J’ai une question simple à leur poser : qu’est-ce qu’on en a à foutre ?
N’est-on pas déjà comblé par les cons que nous avons au pouvoir et dans la classe politique ? Ne devrait-on pas parler et envisager notre propre avenir ?
Le parti pris évident d’une part et la dénonciation du « candidat maléfique de l’opposition » me laisse plus que perplexe. Ce qui fait que, même avec une argumentation solide, il reste plus qu’un doute après avoir lu tout ça.
Et puis je me marre pas mal en lisant « il a fait ci puis ça »...qui l’a fait en réalité ? Certainement pas un type qui passe ses journées à tripoter des bimbos aux gros seins et à jouer au golf...
Retour à la démocratie et rééquilibrage social, retour au fragile équilibre entreprises/salariés, remettre le système des retraites et de sécurité sociale, etc.
Sans parler de la reconstruction du monde politique, des idéologies principales (à assainir pour certaines) à l’exclusion du libéralisme (à la base de tous nos maux), de l’instauration d’un comité citoyen de surveillance avec la capacité d’invalider leurs décisions et sanctionner sévèrement politiques et partis.
Des millions de gens meurent dans l’indifférence générale mais un seul
sort de la piste sous les larmoyants commentaires de nos semblables qui
désormais ne vivent plus que par procuration.
C’est parfaitement exact.
Le même cirque s’est produit avec Johnny et, pendant six mois, on a eu des déluges d’articles, d’hommages, de chansons, manifestations et émissions télé.
Impossible d’y échapper, de pouvoir faire taire ce cortège de voix pour ceux ne lui vouant pas un culte. A tel point que la presse créait de toute pièce des articles afin d’occuper ses journées : Johnny pourquoi son cercueil est-il blanc, Johnny que va devenir son chien, etc — et je n’exagère même pas leur titre...
On retrouve la même chose avec ce maudit virus : on se préoccupe du nombre de morts et on s’en apitoie alors que des centaines de personnes meurent chaque année de maladies diverses, les personnes âgées sont maintenant au centre des choses bien qu’avant tout le monde s’en moquait.
Mais votre exemple n’est qu’un parmi tant d’autres. Effectivement, beaucoup de Français préfèrent s’abrutir avec les matchs de foot et le fanatisme qui va avec plutôt que de réfléchir, s’informer correctement et participer à la création d’un meilleur avenir car ils ont, par flemme, délégué ça au monde politique.
Je ne suis pas à même d’expliquer les ressorts d’un tel basculement si
ce n’est qu’à dire mon inquiétude devant ce phénomène qui ne cesse de
s’amplifier
Plusieurs permettent de très bien le faire.
Une société qui n’a plus de repères ni de garde-fous (l’Etat entre autres), la propagande gouvernementale de la peur, l’absence d’avenir, etc.
Les causes sont nombreuses mais celle régnant en ce moment est bien la peur viscérale du virus entretenue par les fausses statistiques, les messages alarmants et bien d’autres choses encore.
C’est le cerveau primitif (appelé « reptilien ») qui domine car l’individu est en mode survie, ce qui signifie que la pensée rationnelle est court-circuitée pour laisser place à une action basique. La même chose se produit lorsqu’on a un réflexe (ex : lorsqu’on va tomber).
Nous survivons par délégation puis nous mourrons dans l’indifférence la plus totale.
Pour la majorité d’entre nous, l’avenir n’existe plus et seul le plaisir immédiat reste. En l’absence de perspective (à tout niveau) n’incite personne à réagir et, comme le monde politique et économique est corrompu, il est impossible de changer la donne ou de demander des comptes.