J’ai bien peur de comprendre que la situation est particulièrement gravissime : il semblerait que les bouquetins du Bargy soient rabattus à grand renfort d’hélico vers les massifs voisins et surtout vers les Aravis, pour être soustraits à l’abattage.
La brucellose n’est pas prête d’être éradiquée dans ce coin de Haute-Savoie. Pire, elle va s’étendre.
D’ailleurs, comment se fait-il que ce foyer de brucellose n’ait pas été éteint depuis 1999 ?
Comment se fait-il que les personnes en charge de la faune sauvage aient pu laisser la population de ces bouquetins du Bargy s’engager dans un processus d’extinction ?
Tout le monde a le coeur lourd dans cette affaire.
Le problème c’est qu’il n’y a plus de solutions : le troupeau de bouquetins de ce massif du Bargy est engagé dans un processus d’extinction.
C’est « foutu » pour eux.
Ceci dit, Madame S. Royal vient de procéder à un premier lâcher de bouquetins dans les Pyrénées il y a moins de deux semaines. Ca c’est un vrai bonheur.
Protéger une espèce, c’est surtout la réguler. Le problème pour le Bargy, en s’en tenant aux espèces protégées, c’est que les bouquetins contaminent aussi les chamois qui, eux, n’en réchappent pas.
C’est un vrai gros problème à résoudre. Sans attendre. Ou, plutôt, sans plus attendre.