Je suis un vieux rêveur de quelques dizaines d'années. J'en ai passé quelques unes dans le monde scientifique et quelques autres, parfois les mêmes, dans le monde littéraire et artistique. Oui, je sais, c'est affreux...
Il faut quand même donner une indication au public. Sinon, il ne pourra juger.
On pourrait retenir « l’augmentation de probabilité d’avoir un cancer déclaré dans les 30 prochaines années pour une durée d’exposition de 1h. » (Tous les termes sont nécessaires, les nombres sont à ajuster)..
Scientifiquement, ce serait très possible.. On sait le faire avec le tabac, l’alcool... D’ailleurs si vous lisez les documents que j’ai cités vous verrez que chaque calcul est fondé sur de telles analyses..
C’est la mise en place de cette unité de mesure que le public et les scientifiques doivent réclamer.
Je trouve très bien votre analogie ! Il faut juste aller plus loin, car comme vous le dites, l’objectif du sievert est de tenter de donner une mesure des dégâts humains causés par les plombs de chasse et c’est là où le calcul s’appuie, comme je l’ai dit, sur un modèle du corps humain (appelé homme de référence)..
En d’autres termes, si vous prenez votre volée de plomb de la façon moyenne, vous aurez le résultat moyen prévu... Mais il suffit d’un seul plomb, un tout petit , un tout lent, pour vous crever un œil.. Le petit plomb tout seul, tout petit, tout lent, n’est inoffensif qu’en moyenne et en probabilité..
Pratiquement, il n’y a pas de dose inoffensive, il n’y a que des doses probablement inoffensives sur un individu moyen.. Sur une grande population (un nuage voyage longtemps), les petits nombres ont de grands effets (il y a toujours un gagnant au loto, non ?)
Vous avez raison Lisa. Vous évoquez une forme d’attaque biologique dont je n:ai pas parlé : l’ingestion (ou l’inhalation) de poussières actives.
J’ai voulu faire simple, car le sujet est assez embrouillé et je ne voulais pas en rajouter pour le dénoncer.
Voici comment ça se passe :
Ce qui caractérise un matériau radioactif c’est qu’en se désintégrant, plus ou moins lentement, il émet (selon l’élément qui le compose) des particules : protons, photons, électrons, alpha... On appelle ça le rayonnement. C’est ce qu’on mesure avec les détecteurs et le sievert, et c’est ce dont j’ai parlé.
Il y a une autre manière de subir le problème radioactif, le pire : c’est d’ingérer le matériau radioactif lui-même (en buvant, en mangeant, en respirant..), qui, c’est selon, se fixe ou pas, plus ou moins longtemps, dans certains tissus (les os, la thyroïde ...).. il se désintègre alors sur place au plus près des composants sensibles de la cellule..
Ici, la mesure ne s’applique pas comme ça, car on peut parler d’empoisonnement dont l’effet n’est mesurable qu’à long terme.. A part celles sur la thyroïde, les études sur cet aspect sont très discrètes et toujours sujettes à débat (est-ce si étonnant ?)