Conclusion. Le Président Vladimir Poutine avait bien avertit l´Occident de ce qui pourrait arriver si cet Occident refusait d´écouter la Russie qui demandait des garanties sur sa sécurité car entourée par les armées occidentales, et comme d´habitude, il a été moqué, alors comme lui même l´a dit, vous ne nous avez pas écouté, maintenant, vous allez nous écouter.
Toutefois il n´est jamais trop tard, l´Occident a encore une dernière chance á savoir, revenir sur la table des négociations avec la Russie afin de créer ce nouveau monde multipolaire. Sinon, l´Occident risque de disparaitre en tant que puissance, car le monde a changé, il faudrait que l´Occident le comprenne avant qu´il ne soit trop tard. Peut être que c´est le destin de l´Occident de disparaitre comme d´autres civilisations ont disparus, mais moi personnellement je ne le voudrais pas, nous somme une famille humaine et devons rester et progresser ensemble.
8-Suite et fin du Discours du Président Vladimir Poutine á Munich en 2007 il 15 ans.
Continuons. Comme vous le savez, le processus d’adhésion de la Russie
à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) est entré dans sa phase
finale. Je rappellerai qu’au cours des négociations longues et
difficiles, nous avons plus d’une fois entendu des paroles sur la
liberté d’expression, la liberté de commerce et des possibilités égales,
mais seulement quand il s’agissait du marché russe.
Et encore un thème très important qui influe directement sur la
sécurité globale. On parle beaucoup aujourd’hui de la lutte contre la
pauvreté. Mais qu’est-ce qui se produit en réalité ? D’une part, des
ressources financières – et souvent importantes – sont allouées à des
programmes d’assistance aux pays les plus pauvres. Quoi qu’il en soit,
et beaucoup le savent ici également, il n’est pas rare que les
compagnies des pays donateurs eux-mêmes « les utilisent ». D’autre part,
l’agriculture dans les pays industrialisés est toujours subventionnée,
alors que l’accès des hautes technologies est limité pour d’autres.
Appelons donc les choses par leurs noms : il s’avère qu’une main
distribue les « aides caritatives », alors que l’autre entretient
l’arriération économique, mais récolte aussi des bénéfices. La tension
sociale surgissant dans de telles régions dépressives se traduit
inévitablement par la croissance du radicalisme et de l’extrémisme, tout
en alimentant le terrorisme et les conflits locaux. Et si tout cela se
produit de surcroît, par exemple, au Proche-Orient dans le contexte
d’une vision aggravée du monde extérieur, en tant que monde injuste, une
déstabilisation globale risque de se produire.
Il va sans dire que les principales puissances mondiales doivent voir
cette menace et organiser, par conséquent, un système plus démocratique
et plus équitable de rapports économiques qui donne à tous une chance
et une possibilité de développement.
Intervenant à une conférence sur la sécurité, on ne peut pas, non
plus, Mesdames et Messieurs, passer sous silence l’activité de
l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
L’OSCE a été créée pour examiner tous les aspects, je tiens à le
souligner, tous les aspects de la sécurité, qu’il s’agisse des aspects
politico-militaires, économiques ou humanitaires et ce, dans leurs
rapports réciproques.
Mais que voyons-nous aujourd’hui en réalité ? Nous voyons que cet
équilibre est manifestement perturbé. On essaie de transformer l’OSCE en
instrument vulgaire au service des intérêts politiques extérieurs d’un
seul pays ou d’un groupe de pays à l’égard d’autres États. Et c’est pour
cette tâche, que l’on a aussi « monté de toutes pièces » l’appareil
bureaucratique de l’OSCE qui n’est nullement lié aux États fondateurs.
On a « monté de toutes pièces » pour cette tâche également les
procédures d’adoption des décisions et d’utilisation des fameuses
« organisations non gouvernementales (ONG) ». Formellement, il s’agit
effectivement d’organisations indépendantes, mais financées
rationnellement et, par conséquent, contrôlées.
Conformément aux documents fondateurs, dans la sphère humanitaire,
l’OSCE est appelée à accorder aux pays membres, à leur demande, un
concours en matière de respect des normes internationales dans le
domaine des droits de l’homme. C’est une importante mission. Nous la
soutenons. Mais cela ne signifie pas qu’on peut s’ingérer dans les
affaires intérieures d’autres pays et encore moins tenter de leur dicter
la manière dont ils doivent vivre et se développer.
Il est parfaitement évident qu’une telle ingérence ne contribue pas
du tout à la maturation d’Etats authentiquement démocratiques. Par
contre, elle les rend dépendants, avec comme conséquence l’instabilité
sur les plans économique et politique.
Nous espérons que l’OSCE se guidera sur ses tâches immédiates et
organisera ses relations avec des États souverains sur la base du
respect, de la confiance et de la transparence.
Mesdames, Messieurs !
En conclusion, je voudrais retenir ceci. Nous entendons très souvent –
et je les entends personnellement – les appels de nos partenaires, y
compris nos partenaires européens, exhortant la Russie à jouer un rôle
de plus en plus actif dans les affaires internationales.
Je me permettrai à cette occasion une petite remarque. Nous n’avons
pas besoin d’être éperonnés ou stimulés. La Russie a une histoire
millénaire, et pratiquement elle a toujours eu le privilège de pratiquer
une politique extérieure indépendante.
Nous n’avons pas l’intention aujourd’hui non plus de faillir à cette
tradition. En même temps, nous voyons que le monde a changé et nous
évaluons avec réalisme nos propres possibilités et notre propre
potentiel. Et évidemment nous voudrions aussi avoir affaire à des
partenaires sérieux et tout aussi indépendants avec lesquels nous
pourrions travailler à l’édification d’un monde plus démocratique et
plus équitable, tout en y garantissant la sécurité et la prospérité non
seulement des élites, mais de tous.
7-Suite du Discours du Président Vladimir Poutine á Munich en 2007 il 15 ans.
Mesdames, Messieurs !
Nous préconisons le renforcement du régime de non-prolifération.
L’actuelle base juridique internationale permet de mettre au point des
technologies de production de combustible nucléaire pour l’utiliser
ensuite à des fins pacifiques. Et bon nombre d’États veulent, à juste
titre, développer leur propre nucléaire civil en tant que base de leur
indépendance énergétique. En même temps, nous comprenons que ces
technologies peuvent se transformer rapidement en know-how pour la
production de matériaux nucléaires militaires.
Cela suscite une grave tension internationale. La situation autour du
programme nucléaire iranien en est un exemple éclatant. Si la
communauté internationale n’élabore pas de solution raisonnable à ce
conflit d’intérêts, le monde sera ébranlé, à l’avenir également, par ce
genre de crises déstabilisatrices, car l’Iran n’est pas l’unique pays du
seuil, et nous ne le savons que trop, nous et vous. Aussi, nous serons
en permanence confrontés à la menace de prolifération des armes de
destruction massive (ADM).
L’année dernière, la Russie a proposé de créer des centres
d’enrichissement d’uranium multinationaux. Nous acceptons que de tels
centres se créent non seulement en Russie, mais aussi dans d’autres pays
où le nucléaire civil se développe sur une base légale. Les États
cherchant à développer leur nucléaire civil pourraient recevoir du
combustible, en participant directement au travail de ces centres,
évidemment, sous le contrôle rigoureux de l’Agence internationale de
l’énergie atomique (AIEA).
Or, les dernières initiatives du président des États-Unis, George W.
Bush, sont à l’unisson de cette initiative russe. Je pense que la Russie
et les États-Unis sont objectivement et également intéressés au
durcissement du régime de non-prolifération des armes de destruction
massive et de leurs vecteurs. Et ce sont justement nos deux pays,
leaders pour leur potentiel nucléaire et balistique, qui doivent, eux
aussi, devenir leaders de la mise au point de nouvelles mesures plus
rigoureuses en matière de non-prolifération. La Russie est prête à
effectuer un tel travail. Nous menons des consultations avec nos amis
états-uniens.
lles mesures plus
rigoureuses en matière de non-prolifération. La Russie est prête à
effectuer un tel travail. Nous menons des consultations avec nos amis
états-uniens.
Somme toute, il doit y être question de la mise en place de tout un
système de leviers politiques et de stimulants économiques qui
n’incitent pas les États à créer leurs propres capacités en matière de
cycle du combustible nucléaire, mais leur permettent de développer leur
nucléaire civil, en renforçant ainsi leur potentiel énergétique.
À cette occasion, je tiens à parler plus en détail de la coopération
énergétique internationale. Mme la chancelière fédérale en a parlé, elle
aussi, bien que brièvement. Dans la sphère énergétique, la Russie
s’oriente vers l’élaboration de principes de marché et de conditions
transparentes qui soient les mêmes pour tous. Il est évident que le prix
des hydrocarbures doit être établi par le marché et ne doit pas faire
l’objet de spéculations politiques ni de pressions ou de chantages
économiques.
Nous sommes ouverts à la coopération. Des compagnies étrangères
participent à nos plus grands projets économiques. Selon différentes
évaluations, jusqu’à 26% de l’extraction de pétrole en Russie reviennent
– réfléchissez bien à ce chiffre – jusqu’à 26% de l’extraction de
pétrole en Russie reviennent au capital étranger. Essayez donc de me
citer un exemple de présence aussi large du business russe dans les
branches clés de l’économie des États d’Occident. Il n’y en a pas !
Je tiens aussi à rappeler la proportion d’investissements arrivant en
Russie et partant de Russie vers d’autres pays du monde. Ce rapport est
à peu près de quinze pour un. Voilà un exemple éclatant de l’ouverture
et de la stabilité de l’économie russe.
La sécurité économique est une sphère où tous doivent s’en tenir à
des principes uniques. Nous sommes prêts à une concurrence loyale.
L’économie russe a de plus en plus de possibilités pour cela. Cette
dynamique est objectivement évaluée par des experts et nos partenaires
étrangers. Récemment, par exemple, la Russie a été mieux notée au sein
de l’Organisation de coopération et de développement économiques
(OCDE) : notre pays est passé notamment du groupe à risque 4 au groupe
3. Profitant de l’occasion, ici, aujourd’hui à Munich, je voudrais
remercier tout particulièrement nos collègues allemands de leur concours
à l’adoption de la décision évoquée.
6-Suite du Discours du Président Vladimir Poutine á Munich en 2007 il 15 ans.
Les blocs de béton et les pierres du Mur de Berlin sont depuis
longtemps des souvenirs. Mais il ne faut pas oublier que sa chute est
devenue possible notamment grâce au choix historique de notre peuple –
le peuple de Russie – en faveur de la démocratie et de la liberté, de
l’ouverture et du partenariat sincère avec tous les membres de la grande
famille européenne.
Or, maintenant, on s’efforce de nous imposer de nouvelles lignes de
démarcation et de nouveaux murs. Même s’ils sont virtuels, ils ne
manquent pas de diviser, de compartimenter notre continent. Faudra-t-il à
nouveau des années et des décennies, une succession de plusieurs
générations de responsables politiques pour démanteler ces murs ? Mesdames, Messieurs !
Nous préconisons le renforcement du régime de non-prolifération.
L’actuelle base juridique internationale permet de mettre au point des
technologies de production de combustible nucléaire pour l’utiliser
ensuite à des fins pacifiques. Et bon nombre d’États veulent, à juste
titre, développer leur propre nucléaire civil en tant que base de leur
indépendance énergétique. En même temps, nous comprenons que ces
technologies peuvent se transformer rapidement en know-how pour la
production de matériaux nucléaires militaires.
Cela suscite une grave tension internationale. La situation autour du
programme nucléaire iranien en est un exemple éclatant. Si la
communauté internationale n’élabore pas de solution raisonnable à ce
conflit d’intérêts, le monde sera ébranlé, à l’avenir également, par ce
genre de crises déstabilisatrices, car l’Iran n’est pas l’unique pays du
seuil, et nous ne le savons que trop, nous et vous. Aussi, nous serons
en permanence confrontés à la menace de prolifération des armes de
destruction massive (ADM).
L’année dernière, la Russie a proposé de créer des centres
d’enrichissement d’uranium multinationaux. Nous acceptons que de tels
centres se créent non seulement en Russie, mais aussi dans d’autres pays
où le nucléaire civil se développe sur une base légale. Les États
cherchant à développer leur nucléaire civil pourraient recevoir du
combustible, en participant directement au travail de ces centres,
évidemment, sous le contrôle rigoureux de l’Agence internationale de
l’énergie atomique (AIEA).
Or, les dernières initiatives du président des États-Unis, George W.
Bush, sont à l’unisson de cette initiative russe. Je pense que la Russie
et les États-Unis sont objectivement et également intéressés au
durcissement du régime de non-prolifération des armes de destruction
massive et de leurs vecteurs. Et ce sont justement nos deux pays,
leaders pour leur potentiel nucléaire et balistique, qui doivent, eux
aussi, devenir leaders de la mise au point de nouve
Les blocs de béton et les pierres du Mur de Berlin sont depuis
longtemps des souvenirs. Mais il ne faut pas oublier que sa chute est
devenue possible notamment grâce au choix historique de notre peuple –
le peuple de Russie – en faveur de la démocratie et de la liberté, de
l’ouverture et du partenariat sincère avec tous les membres de la grande
famille européenne.
Or, maintenant, on s’efforce de nous imposer de nouvelles lignes de
démarcation et de nouveaux murs. Même s’ils sont virtuels, ils ne
manquent pas de diviser, de compartimenter notre continent. Faudra-t-il à
nouveau des années et des décennies, une succession de plusieurs
générations de responsables politiques pour démanteler ces murs ?