Demander mon blocage c´est avoir peur, vous avez peur de quoi ? Je ne vais pas vous manger. @microf n´a jamais mangé personne depuis qu´il est dans ce Forum il ya déjá plusieurs années.
J´ai bien compris la chartre et ce que vous me demandez de ne pas faire á savoir des copier-collés, je ne le ferai plus dorénavent, je mettrai juste les liens.
Comme je vous l´ai écris, nous ne sommes pas ici pour nous battre, ni pour nous insulter, ni pour traiter une autre personne de ceci ou de cela, je n´ai pas récu cette éducation, nous sommes ici pour débattre et c´est ce que j´essaie de faire aussi en informant, car informer c´est aussi une autre sorte de débat, même si souvent l´information relayée d´une partie ne plait pas á l´autre, mais il faut le supporter, il ne faut pas avoir peur, c´est cela le débat, c´est cela la Démocratie.
Mais pourquoi enlever ou demander d´enlever ce que j´ai envoyé ? Est-ce que ce que j´ai envoyé ne cadre pas avec la déontologie d´Agoravox ? Si oui faites le moi savoir pour qu´á l´avenir je n´envoi plus ce genre de SPAM d´après vous. Je n´ai insulté personne ni me moquer de personne, je n´ai fait que transmettre des informations, il ne fallait pas les enlever, car comme je l´ai écrit, il est bon d´écouter d´autres son de cloches ceci permet alors de se faire sa propore opinion.
J´aurai aimé avoir vos avis sur ces articles est-ce mauvais ?
Á l´attention de @Bernard Grua. Étant ici dans ce Forum pour
débattre et non pour nous battre comme les Ukrainiens et les Russes,
les articles que je vous envois ou que je mets en ligne sont pour la
diversification de l´information pour vous et pour ceux qui visitent ce
Forum. C´est bien d´entendre d´autres sons de cloches, et de se faire son opinion.
La guerre, c’est la guerre, et cette guerre va s’intensifier.
Voici donc le grand programme révisé : La Russie survit à la guerre
financière parce que l’UE continue d’acheter du gaz et de l’énergie à la
Russie. L’UE – et plus particulièrement l’Allemagne – finance la
« guerre grotesque non provoquée » de Poutine, dit le mème. Pas un euro
ne doit parvenir à Poutine ».
Ne s’agit-il pas simplement d’une évolution des objectifs de
l’Occident en février ? Non. Car la stratégie du « boycott de l’énergie
russe » ne consiste pas à laisser à la « guerre du Trésor » le temps de
porter ses fruits, mais plutôt à « tirer le rideau sur l’Europe », bien
sûr, et sur l’Allemagne en particulier. Et bientôt.
L’Europe n’a aucun moyen de remplacer l’énergie russe par d’autres
sources dans les années à venir. Mais les dirigeants européens, consumés
par une frénésie d’indignation face à un flot d’images d’atrocités en
provenance d’Ukraine – et par le sentiment que le « monde libéral » doit
à tout prix éviter une perte dans le conflit ukrainien – semblent prêts
à aller jusqu’au bout. L’interdiction de l’énergie pourrait survenir
assez rapidement.
Mais voilà le hic : les États-Unis voient bien que leur « guerre »
d’usure est un échec. L’armée ukrainienne est encerclée et sera bientôt
éliminée (d’une manière ou d’une autre).
Ainsi, la question n’est plus de savoir si la guerre d’attrition peut
donner aux sanctions plus de temps pour mordre sur la population russe.
La guerre du Trésor échoue également (pour des raisons complexes liées
au fait que la Banque de Russie lie le rouble à l’or et le rouble à
l’énergie).
Là encore, ce sont les conséquences économiques/financières qui
changent la donne. L’inflation monte en flèche en Europe, et va encore
augmenter. Et le sentiment public est en train de changer
: « Selon un sondage, le soutien de l’opinion publique aux sanctions
contre la Russie diminue à mesure que la crise du coût de la vie
commence à se faire sentir. La proportion de l’opinion publique qui
accepterait une hausse des prix du carburant en conséquence de sanctions
occidentales sévères contre la Russie a chuté de 14 points en un mois,
passant de 50% en mars à 36% cette semaine ».
Les délais ne correspondent plus : Les euro-sanctions ont
(théoriquement) besoin de plus de temps pour faire effet. Or, l’Occident
n’a pas le temps. C’est l’inflation qui mord « maintenant » (et qui
retourne le sentiment européen contre le projet ukrainien). La dernière
chose que souhaite l’establishment européen est un « printemps
européen » (en contrepoint du printemps arabe).
L’Occident est confronté à un choix difficile : Le soutien de
l’opinion publique au projet ukrainien est peut-être en train de
s’estomper, au moment même où les réalités sur le terrain montrent que
« l’ordre libéral européen » ne sera pas sauvé de la désintégration –
par l’Ukraine.
Pourtant, on a fait croire à l’opinion publique que sans une victoire
de l’Ukraine européenne, sans la défaite et l’humiliation totales de la
Russie, le monde libéral ne pourra pas survivre. Ainsi, nous entendons
du bout des lèvres
du Haut Représentant de l’UE, M. Borrell, que l’Ukraine ne peut être
résolue que par des moyens militaires. Ce qu’il veut peut-être dire,
c’est que l’Occident doit être maximaliste, avant que l’inflation ne
ruine le plan. L’escalade, ou l’échec existentiel.
Á l´attention de @Bernard Grua. Étant ici dans ce Forum pour débattre et non pour nous battre comme les Ukrainiens et les Russes, les articles que je vous envois ou que je mets en ligne sont pour la diversification de l´information pour vous et pour ceux qui visitent ce Forum. C´est bien d´entendre d´autres sons de cloches, et de se faire son opinion. C’est la guerre – et l’escalade est à venir
26 avril 2022
par Alastair Crooke.
La guerre, c’est la guerre, et cette guerre va s’intensifier.
C’est en effet la guerre. L’OTAN est en guerre contre la Russie. Les juristes allemands diront
peut-être que non, mais lorsque l’Occident arme l’Ukraine, lorsque les
forces spéciales de l’OTAN sont à Kiev (c’est-à-dire les SAS britanniques)
et forment leurs protégés miliciens à utiliser leurs armes pour tuer
des Russes, est-il vraiment important de savoir de quelle épaule est
tiré le missile Starstreak (de fabrication britannique) qui abat un
hélicoptère russe ?
Quoi qu’il en soit, cette « guerre » (guerre par procuration, si vous
préférez) a effectivement été lancée en 2014, et s’est considérablement
intensifiée en 2017, lorsque l’OTAN a cessé de s’appuyer sur les forces
nationales ukrainiennes (qui s’étaient révélées quelque peu enclines à
la défection, avec leurs armes, vers des milices russophones), pour
recourir à des internationalistes et des mercenaires, avec l’intention
agressive d’affaiblir et d’entraîner la Russie dans un bourbier.
La guerre, c’est la guerre, et cette guerre va s’intensifier.
Personne ne connaît le nombre exact de ces milices d’extrême droite
montées par l’Occident, mais Reuters avance le chiffre de cent mille, ce
que constate
et approuve Jacques Baud, ancien conseiller principal de l’OTAN. Ces
paramilitaires, cependant, ne jouent aucun rôle dans la guerre de
campagne normale, mais se concentrent plutôt sur le maintien de
« l’ordre » [c’est-à-dire le strict respect des règles] dans les villes.
Et c’est exactement ce que vous avez eu à Marioupol et ailleurs. Ces
milices de type Azov ne sont pas équipées pour des opérations de
terrain. Elles sont équipées pour la guerre urbaine. Pour être clair, ce
mode de guerre urbaine impitoyable à la Idlib ne vise pas à vaincre
l’armée russe, mais à l’entraîner dans une boue étouffante et
enveloppante.
Jusqu’en février de cette année, ce dispositif était essentiellement
destiné à se dérouler comme une campagne d’attrition ; un bourbier
naissant. Mais soudain, le 16 février, il y a eu une augmentation
massive des tirs d’artillerie du côté ukrainien (environ 30 fois plus
que par le passé, selon l’OSCE) et cela a coïncidé avec les prédictions
de Biden d’une invasion russe imminente. Pour les Russes, et pour le
président Poutine en particulier, c’était le signe du début de la guerre
d’usure attendue. Et c’est ainsi que le 24 février, l’opération
militaire spéciale de la Russie a été lancée.
Pourquoi l’attrition ? Pourquoi pas une guerre ordinaire ? Eh bien,
parce que l’OTAN ne voulait pas mettre ses « bottes » sur le terrain.
Elle voulait une insurrection de faible intensité.
Pourquoi ? Parce qu’il avait été décidé que l’effondrement de la
Russie (le but ultime) devait avant tout être obtenu par une guerre
financière totale (évitant ainsi les pertes américaines) : Des milliers
de sanctions ; la saisie des réserves de change russes ; et un effort
concerté pour faire couler le rouble. En mars, Biden se vantait déjà
dans son discours sur l’état de l’Union que le rouble s’était effondré
de 30% et la bourse russe de 40%. Les combats en Ukraine ont donc été
traités comme donnant à la douleur de la guerre financière plus de temps
pour mordre en Russie.
Mais aujourd’hui, nous constatons que le calcul est en train de
changer. En fait, il doit changer, car la dynamique et les délais
s’inversent :
Premièrement, l’économie de la Russie ne s’est pas effondrée.
Le rouble est revenu au niveau où il était avant le 24 février.
Ensuite, l’Occident a déployé sa PSYOP anti-Poutine sans précédent, sur
fond d’allégations quasi quotidiennes d’atrocités et de crimes de guerre attribués à la Russie.
La guerre PSYOP a complètement imprégné le public européen d’une
animosité et d’une haine passionnées pour Poutine et les personnes
russes. Son « succès » à cet égard ne fait aucun doute.
Mais il semble qu’il y ait eu aussi une sous-intrigue
anglo-américaine moins remarquée : Cette sous-intrigue consiste à
affaiblir l’Allemagne et à l’empêcher de s’allier à la Russie – pendant
au moins une génération. Cette dernière aspiration est bien établie et
existe depuis avant la Première Guerre mondiale.
Comme l’a écrit
Ambrose Evans-Pritchard dans le Telegraph cette semaine, « Olaf Scholz
doit choisir entre un embargo énergétique sur la Russie et un embargo
moral sur l’Allemagne » : « … Le refus de l’Europe occidentale de couper
le financement de la machine de guerre de Vladimir Poutine est
intenable. Le préjudice moral et politique pour l’UE devient
prohibitif ».
Mais notez le corollaire : Pour pousser à cet embargo énergétique de
l’UE, la Grande-Bretagne fait monter les enchères en exigeant une
« réponse occidentale à la hauteur de la menace existentielle à laquelle
l’ordre libéral européen est confronté ».