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  • microf 26 avril 2022 13:31

    @microf

    Suite et fin.
    Vers un suicide collectif de l’Europe ?

    26 avril 2022

    par le Professeur Heinrich Wohlmeyer.

    Les vassaux doivent oser penser !


    Erich Vad, ancien général de la Bundeswehr : « Sortons de la logique de l’escalade et entamons des négociations ! »

    Après la mort de son père, Heinrich Wohlmeyer a été accueilli par des paysans, cela avant même d’être envoyé dans un camp de concentration, de la destruction de sa maison familiale par les bombes et de la maladie soudaine de sa mère. Il est allé au lycée « par ses propres moyens », a étudié le droit, le droit économique international aux États-Unis et en Angleterre, ainsi que l’agriculture et la technologie alimentaire à l’Université de pédologie de Vienne. De retour en Autriche, il a mis à disposition ses compétences en tant que développeur régional et manager industriel pour le « Waldviertel » [région rurale et forestière au nord-ouest de Vienne]. Puis, il est devenu directeur de l’industrie agricole autrichienne. Suite à des divergences de points de vue dans cette fonction, il est entré à l’université et a enseigné l’économie des ressources et la gestion de l’environnement. Toutes ces activités lui ont fait prendre conscience de l’existence d’un lien de cause à effet entre le développement non durable, la politique commerciale et la politique financière sapant les cycles économiques régionaux. « Nous avons besoin de solutions locales pour assurer la meilleure prospérité régionale possible », déclare-t-il.

    Dans une interview accordée à l’agence de presse allemande (dpa) le 12 avril 2022, (www.stern.de du 12/04/2022), Erich Vad, ancien général de brigade allemand de la Bundeswehr et chargé de la sécurité auprès de la chancelière Angela Merkel, s’est prononcé contre la livraison d’armes lourdes à l’Ukraine. Il a également mis en garde contre le fait de nier au président russe Vladimir Poutine son appartenance au genre humain et de le qualifier de despote maladif qui s’opposerait à toute entente. Le militaire à longue expérience déclare : « En ces temps, nous divulguons suffisamment de rhétorique guerrière – apparemment dans les meilleurs intentions éthiques. Mais comme c’est amplement connu, le chemin vers l’enfer est toujours pavé de bonnes intentions. Nous devons concevoir la guerre en cours entre la Russie et l’Ukraine en partant de sa fin. Si nous refoulons la Troisième Guerre mondiale pour de vrai, nous devrons tôt ou tard sortir de cette logique d’escalade militaire et entamer des négociations ».

    Harald Kujat, inspecteur général de la Bundeswehr de 2000 à 2002 et président du comité militaire de l’OTAN de 2002 à 2005, a réagi de la sorte : « Je confirme mon accord complet avec le brigadier-général Vad sur chacun des points qu’il vient de soulever. Le train des lemmings s’est mis en marche, la politique politicienne se trouve sur la voie de la guerre. Pourquoi tant de politiciens et de journalistes veulent-ils conduire la guerre dans notre pays ? » (https://lnkd.in/dbJV6JiQ)

    source : Horizons et Débats



  • microf 26 avril 2022 13:29

    @Bernard Grua,

    J´aimerai avoir votre avis ou opinion sur cet article.

    Vers un suicide collectif de l’Europe ?

    26 avril 2022

    par le Professeur Heinrich Wohlmeyer.

    Les vassaux doivent oser penser !

    Dans le numéro 6 d’Horizons et débats du 22 février 2022, Eberhard Hamer a analysé les dessous du conflit ukrainien et exprimé l’espoir que la Russie ne tomberait pas dans le « piège américano-ukrainien ».

    Le 24 février 2022, le piège s’est refermé.

    La Russie, personnifiée par Vladimir Poutine, n’a malheureusement pas vu d’autre issue après des années de provocations systématiques et de manquements humiliants à la parole donnée. Le réarmement en cours et l’intégration des régiments Azov – régiment tueur de Russes, l’annonce de la conquête de la Crimée et du Donbass, la massification des troupes sur la ligne de cessez-le-feu avec le Donbass, la demande d’armes nucléaires, l’activité cachée des conseillers militaires des États-Unis et de l’OTAN, l’existence de laboratoires d’armes biologiques, etc. ne laissaient plus le choix du point de vue des militaires russes. Ils ne voulaient pas être totalement encerclés et sans défense. Et ils espéraient une guerre éclair ainsi qu’un fléchissement des États-Unis et de leurs marionnettes en Ukraine. C’est pourquoi, contrairement aux guerres de l’OTAN et des États-Unis, les Russes ont épargné les infrastructures critiques (électricité, télécommunications, transports et eau) là où cela était stratégiquement responsable. Ils auraient pu sans problème couper les liaisons ferroviaires et arrêter Volodymyr Zelensky au moyen d’une opération commando, mais ils ne voulaient et ne veulent toujours pas de martyrs. La question est : combien de temps encore ?

    En effet, les États-Unis et leurs vassaux de l’OTAN empêchent cette stratégie par des livraisons d’armes, des slogans d’endurance, le déploiement des régiments Azov remplis de haine, une aide en matière de renseignement et une campagne médiatique sans précédent. La guerre psychologique – surtout avec des atrocités sous faux drapeau – dans laquelle les États-Unis et l’OTAN sont passés maîtres, a créé une hystérie de masse qui va jusqu’à la mise au ban de la culture russe. Heinrich Heine avait déjà prévenu : « Là où l’on brûle des livres, on brûlera bientôt des hommes ».

    La campagne médiatique occidentale me rappelle le discours de Josef Göbbels du 18 février 1943 au palais des sports de Berlin, où il posa aux 15 000 personnes réunies la question démagogique : « Voulez-vous la guerre totale ? La voulez-vous – si nécessaire, plus totale et plus radicale que nous ne pouvons même pas l’imaginer aujourd’hui ? »

    On s’accommode désormais de cette « guerre totale » en intensifiant continuellement la guerre économique contre la Russie (appelée «  sanctions ») ; en s’armant massivement ; en humiliant la Russie ; en méprisant ses propositions compréhensibles et justifiées pour la paix et sa sécurité.

    L’un des analystes militaires les plus avisés, le rédacteur en chef de la plus ancienne revue militaire du monde, le brigadier Wolf-gang Peischel, a toujours conseillé de ne pas projeter ses pensées sur l’adversaire, mais de se mettre à sa place pour prendre une décision raisonnable.

    Si nous nous mettons à présent à la place des Russes, une tentative désespérée de libération contre l’encerclement par l’OTAN et la diffamation est évidente. En comparaison militaire avec les autres puissances mondiales, la Russie n’a que l’avantage de ses forces nucléaires hautement équipées. Voulons-nous, nous Européens de l’Ouest, dans un aveuglement suicidaire, provoquer leur utilisation ?

    Réfléchissons enfin ! Sapere aude ! Et comprenons aussi l’arrière-plan.

    Sir Halford Mackinder, qui fait toujours partie de la littérature obligatoire dans les académies militaires américaines, a développé la théorie dite du Heartland, dans laquelle il montre que la domination de l’Europe de l’Est (« région charnière ») et le blocage d’une liaison entre l’Europe de l’Ouest et la Russie empêchent la création d’un bloc de puissance riche en technologies et en matières premières, qui s’étendrait de l’Atlantique au Pacifique. La stratégie de domination mondiale de l’Angleterre et de son successeur, les États-Unis, basée sur la mer, aurait alors joué son rôle (« The geographical pivot of history  », 1904).

    Cette politique a été mise en œuvre dans l’entièreté du XXe siècle et actuellement dans le XXIe siécle débutant.

    Les deux livres de Thomas P. M. Barnett de 2003 et 2005 « The Pentagon’s New Map – War and Peace in the Twenty-First Century » et «  The Pentagon’s New Map – Blueprint for Action » sont une autre source mettant en avant la création ininterrompue d’oppositions artificielles – surtout concernant la Russie. On y expose l’inquiétude du Pentagone à l’époque de la chute de l’Empire soviétique, à savoir la suppression des moyens pour les bases européennes et nord-asiatiques (fin de la guerre froide). Il fallait donc de nouveaux scénarios de menace et de nouveaux motifs de guerre. Nous nous sommes laissés entraîner dans cette stratégie de l’establishment militaro-industriel et financier des États-Unis et de son bras militaire, l’OTAN, qui est en train de dépérir sans adversaire réel, et nous avons participé jusqu’au sang à la provocation des Russes au lieu de contribuer à une paix équilibrée et équitable. Comme les États-Unis n’ont pas été touchés par toutes les guerres qu’ils ont déclenchées sur leur propre territoire, les élites bellicistes pensent qu’il en sera toujours ainsi – surtout qu’une guerre avec la Russie se produirait en Europe. Mais c’est une erreur d’appréciation grossière, car les attaques désespérées des Russes seraient intercontinentales.

    Mais les principaux dommages dévastateurs toucheraient l’Europe.

    Voulons-nous nous laisser entraîner dans ce danger au lieu de prêter l’oreille et d’agir en faveur des voies de la paix qui sont présentées avec de plus en plus d’insistance ?

    Je pense en particulier aux propositions faites avant le début de la guerre en Ukraine dans le cadre de l’étude de l’Institut de recherche sur la politique de sécurité, dirigé par l’expérimenté professeur Hans Köchler, dirigé par l’International Progress Organization. En acceptant le triptyque « neutralité perpétuelle, non-alliance et structure fédérale », tous les intérêts (sauf ceux des belligérants) seraient servis ; en particulier le peuple ukrainien, qui profiterait d’être courtisé par l’Est et l’Ouest au lieu d’être exploité unilatéralement.

    Il existe un vieil avertissement en anglais : Don’t drive them to dispair (ne les pousse pas au désespoir). Mettons donc fin à la vassalité et empruntons la voie de la raison au lieu de nous précipiter dans une guerre d’extermination !

    traduction Horizons et débats



  • microf 26 avril 2022 11:54

    @microf
    Suite 2 et fin

    Ukraine, les Occidentaux ont la mémoire courte

    25 avril 2022

    Point de vue du général Jacques Guillemain.

    Situation Russie – Ukraine

    Avec les Russes, nous nous connaissons bien, nous avons une longue histoire commune. Nous nous apprécions et nous nous respectons. On a vu les Cosaques dans les rues de Paris, certes, mais qui d’autre que la Grande Armée est allé jusqu’à Moscou ? En 1942, un groupe de chasse français des FFL fut créé pour aller combattre aux côtés des aviateurs russes. Le groupe Normandie-Niemen. C’est la seule unité occidentale qui ait combattu au sein de l’Armée rouge contre les Allemands. Cette unité ne tarda pas à s’illustrer et à gagner l’estime des pilotes russes au combat. Et aujourd’hui, la population fleurit la tombe de ces pilotes français inhumés sur place. À la fin de la guerre, le commandement russe laissa ces pilotes multi-décorés repartir en France avec les avions sur lesquels ils avaient combattu. « Le don au régiment « Normandie-Niemen » de tous les avions sur lesquels ils avaient volé fut une manifestation de l’amitié sincère entre les peuples français et soviétiques. » – Maréchal Alexandre Novikov Je rappelle aussi que ce sont les Russes qui ont gagné la guerre.

    Hitler a englouti 80% de son armée dans les steppes russes. Sans le sacrifice du peuple russe, jamais les Alliés n’auraient pu débarquer. Les Occidentaux ont la mémoire courte.

    Par conséquent, voir aujourd’hui la France de Macron considérer les Russes comme des ennemis est infiniment triste. Bruno Le Maire transpire la haine, hurlant stupidement avec les loups, sans la moindre connaissance du problème, des enjeux et des risques de guerre. Encore une lumière de la Macronie !

    Désespérer la première puissance nucléaire du monde en l’affamant, venant d’un ministre de la République, cela relève non seulement d’une stupidité sans nom, mais également de la psychiatrie.

    source : Entre la Plume et l’Enclume




  • microf 26 avril 2022 11:52

    Ukraine, les Occidentaux ont la mémoire courte

    25 avril 2022

    Point de vue du général Jacques Guillemain.

    Situation Russie – Ukraine

    En ces temps où la raison semble avoir quitté les chancelleries occidentales et les salles de rédaction européennes, en ces temps où l’hystérie collective anti-Poutine semble tenir lieu de réflexion profonde et de réponse politique incontournable, je rappellerai simplement quelques réalités que le monde en plein délire semble avoir oubliées.

    Mais n’acculons pas l’ours russe outre mesure, car l’Ukraine ne vaut pas un holocauste nucléaire. Il est bon de le rappeler aux va-t-en-guerre qui jouent avec le feu, le feu nucléaire s’entend. Quand la paix sera revenue et que les esprits seront calmés, les historiens analyseront cette guerre pour en dégager objectivement les véritables responsabilités.

    La diabolisation outrancière d’un ennemi ne fait pas partie de la panoplie à l’usage des historiens dignes de ce nom.

    En attendant voici quelques rappels

    Ce sont les Américains qui ont refusé en 1990 que la Russie soit arrimée à l’Europe.

    Ce sont encore les Américains qui ont promis à Gorbatchev de ne jamais élargir l’OTAN à l’Est ?

    Quand le Pacte de Varsovie a été dissous en 1991, les Occidentaux ont conservé l’OTAN avec ses 16 membres, européens pour la plupart. Vainqueurs de la guerre froide, les Américains, au lieu de construire la paix, ont intégré 14 pays de l’ex-URSS dans l’Alliance et installé leurs missiles aux frontières de la Russie qui ne menaçait plus personne.

    En 2022, cinq pays de l’OTAN possèdent encore des armes nucléaires américaines sur leur sol. Qui menace qui ?

    Depuis 1990, l’OTAN n’a plus rien d’une alliance défensive, c’est au contraire un outil offensif aux ordres de Washington pour régenter le monde.

    C’est toujours l’OTAN l’agresseur, en Serbie, en Libye, en Irak, en Syrie, en Afghanistan. Avec les succès que l’on sait…

    En 1999, l’OTAN a bombardé la Serbie alliée de Moscou avec une armada de 800 avions et dépecé le pays en l’amputant de la province du Kosovo, devenu un État mafieux siège de tous les trafics : êtres humains, armes, stupéfiants et organes.

    L’Occident pleure sur le sort de l’Ukraine, mais il applaudissait aux bombardements de la malheureuse Serbie, accusée injustement de génocide. Ces bombardements criminels contre un petit pays qui n’avait agressé personne ont duré 78 jours. Les avions de l’OTAN ont effectué 38 000 sorties, entraînant de nombreuses bavures et victimes civiles.

    La récupération de la Crimée par Moscou n’est donc que le juste retour du boomerang pour l’indépendance du Kosovo, imposée à Belgrade en totale violation du droit international et au mépris de la Russie, encore trop affaiblie pour s’opposer à cette ignominie.

    Quand Poutine refuse de voir l’Ukraine devenir une base avancée de l’OTAN aux frontières de la Russie, c’est exactement ce que Kennedy a refusé en 1962, quand Khrouchtchev a voulu installer ses missiles nucléaires à Cuba.

    Non, ce n’est pas Poutine qui a enterré les accords de Minsk. C’est l’Ukraine qui ne les a jamais respectés en refusant d’accorder l’autonomie au Donbass pro-russe.

    L’Occident gémit sur le sort de l’Ukraine, mais depuis 2014 les habitants du Donbass subissent eux aussi des bombardements ukrainiens perpétuels sans que l’Europe, ni l’Amérique ne s’en émeuvent. 13 000 morts en 8 ans.

    Qu’en pense Zelensky, lui qui fait pleurer toutes les chancelleries occidentales ? Qu’en pense BHL, le champion de la désinformation sur tous les plateaux TV ? Le régiment Azov, qui torture et décapite les soldats russes, cela choque-t-il notre grand combattant des droits de l’homme, ou bien y aurait-il des victimes plus dignes d’intérêt que d’autres ?

    Tout l’Occident veut soi-disant la paix, mais une vingtaine de pays arment l’Ukraine et attisent les braises. Certains d’entre eux veulent même livrer des avions de chasse ! Pure folie. Les armes individuelles finiront entre les mains des groupes mafieux ukrainiens, puis dans les caves de nos banlieues, comme celles de l’ex-Yougoslavie.

    Zelensky ne cesse d’attiser les braises et de demander des sanctions toujours plus lourdes contre le peuple russe. Il veut que la Russie soit interdite des ports et aéroports du monde entier. Il veut la bannir de toutes les instances internationales. C’est un va-t’en guerre que la presse européenne encense

    Ce qu’il veut, c’est un engagement de l’OTAN au risque d’un embrasement généralisé. Le soutien des Occidentaux lui donne des ailes et il ne cesse de faire pression sur l’Europe. L’Occident en fait un héros, alors qu’il ne fait qu’aggraver les souffrances de son peuple en restant terré dans son bunker.

    Mais Zelensky n’est pas un saint. Il dirige un pays corrompu. Le régiment Azov est bien une unité nazifiée, ce que l’Occident refuse de reconnaître. Éternelle morale à géométrie variable du gendarme du monde… En annonçant brutalement que l’Ukraine serait la bienvenue au sein de l’UE, Ursula von der Leyen a démontré une fois de plus son incompétence et sa totale irresponsabilité, alors que Poutine s’oppose à cette adhésion et à toute intégration dans l’OTAN. Rien de tel pour braquer l’ours russe encore davantage et difficile de faire plus stupide ! N’est pas Thatcher qui veut !

    Zelensky a d’ailleurs sauté sur l’occasion, s’exprimant devant le Parlement européen pour réclamer une procédure accélérée d’adhésion. Comme si l’Europe devait intégrer sans attendre un État corrompu, en faillite et entouré d’éléments nazis !!

    Nul ne sait comment va se terminer cette guerre fratricide. Mais si les Occidentaux avaient écouté les légitimes demandes de Poutine, afin de garantir la sécurité de la Russie, le monde n’en serait pas là. Il serait temps que les Européens ne se comportent plus en vassaux des États-Unis, qui ont tout fait pour enflammer la région et retirer les marrons du feu de ce conflit, sans tirer un seul coup de fusil.

    Ils ont ressuscité l’OTAN moribonde, ils ont relancé la guerre froide pour 30 ans, ils ont enterré à jamais le grand projet d’une vaste Europe de l’Atlantique à l’Oural, si cher à de Gaulle. Ils peuvent se réjouir. Et les naïfs Européens applaudissent, au nom de la paix et du droit international, alors qu’ils sèment la haine par leur surenchère permanente dans les sanctions.

    Quand j’entends Bruno Le Maire vouloir détruire l’économie de la Russie, plongeant ainsi le peuple russe dans la misère, alors que Poutine veut couper uniquement la tête de l’État ukrainien corrompu, en limitant au maximum les pertes civiles, je me dis que ce n’est pas l’hôte du Kremlin qui a perdu les pédales. Si les hackers russes lui bloquent son ministère, il ne faudra pas qu’il s’étonne. Avec nos 3000 milliards de dettes, notre industrie et notre agriculture toutes les deux laminées, ce ministre de la faillite devrait se faire plus discret. Souhaiter le naufrage économique de la Russie c’est criminel.

    Continuons d’acculer l’ours russe avec des sanctions démentielles, et nous l’aurons notre guerre nucléaire. Hiroshima à la puissance 20 ! Depuis cinq jours, l’Occident a fait le choix de l’escalade sans jamais parler de négociations. À tort, car ni l’Europe, ni les États-Unis n’ont les moyens d’engager un véritable affrontement avec la Russie, en pointe pour de nombreux armements conventionnels.

    Par conséquent, Poutine ira jusqu’au bout de ses objectifs. Voilà 30 années que l’Occident trompe et humilie les Russes. Cette époque est révolue, ce sera dorénavant un rapport de forces entre Moscou et l’Europe. Avoir gagné la guerre froide pour revenir au point de départ 30 ans plus tard, c’est certainement le plus retentissant échec politique depuis 1945. Merci Oncle Sam, merci les élites européennes !

    Toute la paix en Europe est à reconstruire. Et nous, Français, quittons l’OTAN. Nous n’avons pas à être les supplétifs des États-Unis dans leurs guerres de domination.



  • microf 26 avril 2022 11:30

    @microf

    Suite 3
    Ukraine : Responsabilité écrasante de l’ONU et de la France en particulier

    26 avril 2022

    L’acte 3 démarre avec l’installation de Biden à la Maison Blanche. La nouvelle administration démocrate animée par les mêmes acteurs (Biden lui-même, Blinken, Jack Sullivan et Victoria Nuland) qui ont organisé le coup d’État de 2014 veut cette fois liquider physiquement et définitivement la rébellion. S’il ne l’avait pas compris plus tôt Zelinski sait alors qu’il va être l’exécutant d’un crime de masse décidé ailleurs.

    Puisqu’il devenait patent que les accords de Minsk ne seraient jamais appliqués puisque les États-Unis n’en voulaient pas, une France majeure et indépendante aurait dû saisir le Conseil de sécurité en exigeant des sanctions contre l’Ukraine. Mais la diplomatie macronienne n’étant pas indépendante de Washington s’est trouvée « en état de mort cérébrale » sur le sujet.

    Pendant toute l’année 2021 la diplomatie russe a fait tous ses efforts pour éviter l’assaut final sur le Donbass qui aurait consacré la transformation du gouvernement Zelinski en exécutant docile de la politique des États-Unis (qui avec constance assuraient la modernisation et l’encadrement de l’armée ukrainienne) et en agent direct du gouvernement étasunien à la frontière de la Russie. L’illusion longtemps entretenue dans la population de l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN et dans l’UE s’évanouissait : Washington était directement aux commandes à Kiev. Zelinski devenait ainsi – acte 4 du mélodrame – le président d’une république bananière avec beaucoup de sang ukrainien sur les mains déjà versé et beaucoup plus à verser pour la bataille finale. En effet, début 2022 tout est prêt pour l’assaut militaire sur le Donbass. Les hypocrites, les marionnettistes occidentaux ont choisi de laisser le gouvernement de Kiev seul maitre apparent de l’opération. Zelinski le sait, le piège s’est refermé sur lui. Il gesticule un peu : « Aidez-moi !  » peine perdue. Il découvre, peut-être avec effroi mais trop tard, qu’il a signé son contrat avec le réalisateur du mélodrame sanglant, que le dernier acte s’intitule « Zelinski boucher du Donbass ».

    Mais coup de théâtre, acte 5, la Russie vient bouleverser le scénario.

    Lorsque le 19 Février Zelinski annonce en public à Munich devant Kamala Harris et un parterre de diplomates qui ne le traite pas de fou qu’il envisage face à la « menace russe » de doter son pays de l’arme atomique la Russie comprend qu’il a le feu vert pour l’agression.

    La Russie après huit ans de retenue, huit ans pendant lesquels elle a donné la priorité à la diplomatie et au règlement pacifique du conflit du Donbass, accède alors à la demande de reconnaissance formulée dès 2014 par les deux républiques séparatistes. Le 22 le parlement russe les reconnait.

    Le 24 Février la Russie se porte à leur secours et elle ne peut le faire qu’en s’en prenant à une armée ukrainienne bien formée par les conseillers miliaires occidentaux qui s’apprête à liquider le Donbass. Elle tire donc la conclusion de l’échec total de l’ONU qui a passé huit ans à regarder sans s’émouvoir la non application des règles du Chapitre VII de la Charte des Nations unies que ce soit par les États-Unis au Conseil de sécurité ou par la France et l’Allemagne garants volontairement impuissants des accords de Minsk.

    Voilà la vraie responsabilité de l’Occident sous ses diverses parures qui se déchaine contre « l’agresseur », « l’envahisseur » alors qu’il a passé son temps à préparer cette guerre en la faisant faire par un pays ravagé par la corruption, que ses habitants ont fui par millions depuis 1991, un pays transformé en pays mercenaire y compris en prévoyant de lui faire utiliser des armes biologiques et chimiques de destruction massive en préparation dans les labos étasuniens en Ukraine.

    Si elle ne veut pas finir comme feu la Société des Nations, l’ONU doit se saisir avec la dernière énergie de cette menace mondiale d’une apocalypse perfide et anonyme remisant au magasin des terreurs enfantines les champignons atomiques avec l’image d’un Docteur Folamour qui, dans une ultime transe solitaire dans son bunker, appuie sur le bouton.

    source : Histoire et Société

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