Le rendez-vous est toujours manqué ! Comparons un pub rock londonien à nos bar-pmu et vous aurez compris : le tissu « culturel » français n’a jamais été propice à faire « plus de bruit ». Il y a de rares exceptions qui confirment le caractère irréductible de certains gaulois heureusement, mais la lutte est permanente. Ce qu’il y de sympa dans cet article proche de la promotion-presse, c’est qu’il ramène quelques souvenirs à nos mémoires de vieux rockers... Les trois groupes qui font la trame me rappellent cette couv de RnF de la fin des 70’s avec un français béret-baguette-moustache dessiné par Gotlib. Les années où mes mains révaient encore de caresser une basse... Et puis, malgré la crasse sonore audiovisuelle qu’elles allaient engendrer, les années 80 ont vu déferler une vague énorme et alternative... D’abord avec la punkitude qui permettait à n’importe quel riffeur de ne plus culpabiliser devant les virtuosités du ProgRock (et nous fûmes délivrés de Genesis et de Yes), ensuite grace à l’ouverture FM qui permettait une large diffusion impossible auparavant. Aussi parce que à cette époque, être disquaire de quartier signifiait encore quelque chose... Je garde personnellement de l’affection pour les Dogs, et un concert à Dijon dont nous faisions la première partie ; aussi une mémorable soirée au Farenheit d’Issy où, pour la première fois, j’ai vu la Mano Negra (peu avant leur hit malavida) alors en guest du groupe Chihuahua (la claque que tu nous avais déjà tous foutu Manu !). Allons y pour quelques autres noms qui ont durés ou disparus : j’ai lu Shakin street dans les comments, n’oublions pas Stinky Toys et la belle Elli, ou Metal Urbain ; me reviennent également Kingsnakes, Têtes Raides, Kas Product ; Edith Nylon ; Orchestre Rouge ... Bref, le terreau national n’est point stérile ! Ce qui lui manque, ce sont des lieux, des espaces, des bars sans voisins irrascibles ... Bref ce que le rock exprimera toujours comme désir : de la liberté !!! Bon, y’aurais certainement beaucoup à dire sur le volet frenchy du showbiz ... J’y vais de mon conseil lecture : essayez de dénicher la BD Les Closh (qui paraissait en chronique mensuelle dans Best) Toutes les péripéties de ce groupe imaginé par Dodo et BenRadis résument bien la vie d’un groupe de l’époque. Pour finir, puisque OTH a déjà été cité dans les comments, rappelons quand même le titre d’une de leur meilleure chanson : Euthanasie pour les vieux rockers.
Merci à l’auteur d’avoir fait écho de cette diffusion inattendue... Etonnante la ressemblance avec son père, jusque dans les intonations de voix. Cette liberté de ton m’évoque à nouveau le « je n’ai plus de limites » que revendiquait Alévêque pendant son spectacle. En parallèle avec l’affaire Dahan récemment (l’affaire des trois purges Valienne devrait-on dire), les humoristes semblent vraiment se lacher ! Même Villepin s’y est mis ce week-end ! Certes, ici Bedos ne parle pas de Sarkoland mais d’un sujet, comment dire, sensible et épineux. Bravo l’artiste et bon courage, car vu le nombre et la teneur des commentaires partisans et passionnés dès que ce topic pointe son nez, la paix demeure encore prisonnière du côté obscure de la Force.
En ces temps de Guillontine et de chasse au Dahan, merci à l’auteur pour cet article. Le spectacle, diffusé en direct, était décapant ! Espérons une rediff pour ceux qui l’auraient loupé. A moins que, le service public de France Televisions ne rime également avec coup de trique ? « Je n’ai plus de limites ... » a répété plusieurs fois Alévèque, après quelques attaques sans concessions. Au vue de l’épisode Dahan, serait-ce le nouveau mot d’ordre des humoristes ? Dans le climat politique actuel d’indécence et d’hypocrisie sans fards, les gouvernants ne méritent évidemment pas moins. Bon je ne suis pas toujours emballé par la mise en scène et les chansons, mais si Alévèque est un baltringue, ses touches sonnent plus justes que le piano et c’est toujours réjouissant de l’entendre.