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mithys

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  • mithys 29 juin 2009 20:28

    Suite et fin de mon intervention :
    b/ Savez-vous que ls neurosciences relativisent de plus en plus le libre arbitre ? En effet :
    - des psychologues, même religieux,ont constaté qu’en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas , quelle que soit la religion.
    - des neurophysiologistes ont observé, par IRM fonctionnelle, que l’éducation religieuse, forcément affective,confortée par un milieu croyant unilatéral, laisse des traces indélébiles dans le cerveau émotionnel, ce qui anesthésie, à des degrés divers, le cerveau rationnel et donc le libre arbitre et l’esprit critique ultérieurs, dès qu’il est question de religion, donc indépendamment de l’intelligence et de l’intellect.
    - des généticiens ont émis l’hypothèse que, du temps des premiers hominidés, les enfants n’auraient jamais pu survivre si leur cerveau totalement immature n’avait pas été pourvu par l’évolution de gènes les rendant tout à fait soumis à leurs parents, et plus tard à un dieu.

    Il en résulte à mon sens que chacun devrait pouvoir réellement choisir de croire OU de ne pas croire. L’école devrait donc compenser l’influence des parents, certes légitime et constitutionnelle, mais unilatérale, par une information minimale, objective et non prosélyte, à la fois sur les options religieuses ET sur les options laïques. Cette saine conception de la neutralité est à la base de « laïcité philosophique », inconnue en France et occultée en Belgique. Elle devrait renforcer la « laïcité politique » française et la « neutralité » belge, toutes deux incapables d’assurer une « vivre ensemble » harmonieux et une citoyenneté responsable, puisqu’elles maintiennent le statu quo, et favorisent l’incompréhension, le communautarisme, le repli sur soi, l’indifférence, et même l’intolérance.
    Michel THYS à Waterloo. http://michel.thys.over-)blog.org



  • mithys 29 juin 2009 19:44

    Être opposé à la burka, ce n’est pas « vouloir libérer un individu contre son gré ».
    A mes yeux, c’est lui permettre, s’il le veut bien, de prendre connaissance d’informations qui lui ont été cachées, relatives aussi bien aux options religieuses qu’aux options laïques et qui sont susceptibles de lui faire prendre conscience de l’aliénation qu’il a subie, et peut-être de s’en libérer, à moins qu’il préfère persister dans la soumission et l’obéissance, ce qui est son droit.

    Le rôle de l’Etat, dans une conception non hypocrite de la neutralité, devrait à mon sens se limiter à cette information et à inciter les parents croyants à prendre conscience de leur responsabilité morale lorsqu’ils imposent à leurs enfants, bien que très légitimement, une éducation religieuse unilatérale, confortée par un milieu culturel exclusif.
    Dans cette optique, soit dit en passant, il faut évidemment empêcher le port de la burka, et faire savoir aux musulmans fondamentalistes qui, à la suite d’une interdiction légale, cloîtreraient leurs femme chez eux, qu’ils sont passibles de poursuites pour séquestration.

    Certes, « la liberté de religion n’implique pas que chacun doive prendre position par rapport aux religions ou à des convictions », mais chacun doit en avoir la possibilité, ce que j’aurais apprécié que vous ajoutiez, si du moins nous sommes sur la même lingueur d’onde.

    Actuellement, selon moi, la Constitution, tant française que belge, ne garantit PAS la liberté de conscience et de religion : ces textes ne font qu’exprimer symboliquement une intention, un idéal, un voeu pieu ... En effet, rien n’est fait pour rendre les libertés effectives.

    Le « respect de la dignité et de la créativité humaines », et, a contrario de son non-respect, c’est-à-dire de la violence, concernent la «  revendication (violente ?) des droits particuliers pour les miniorités qui se sentent humiliées » nécessite en effet de « s’attaquer aux causes profondes ». Je vous soumets mon point de vue :

    1. génétiquement, et dans un certain contexte culturel et affectif, tout animal humain, du fait de son cerveau reptilien, est virtuellement capable de haine et de violence, à des degrés divers selon l’inné et l’acquis de chacun. Le fait est que cette violence est de moins en moins contenue par par les interdictions religieuses d’antan (« Tu ne tueras point... ».Hélas, le déclin de la religiosité n’a pas été compensé par une éducation « humanisante » d’inspiration laïque : la conscience morale, le sens des valeurs, le respect de l’autre et de sa différence, ..., loin d’apparaître spontanément, ne s’acquièrent que par une éducation dondée sur l’autonomie, la esponsabilité individuelle, l’esprit critique, sur l’apprentissage des limites et du respect, sur l’exemple des éducateurs, sur ds exprériences affectivez, vécues ou suggérées par empathie, parfois a contrario, etc ... Cette morale laïque reste cependant rétive, on la comprend, à tout prosélytisme, et les autorités religieuses et politiques qui leur sont inféodées (cf Sarkozy ...) se gardent bien de laisser pénétrer plus encore un vent libertaire dans les établissements confessionnels ...
    2. La question fondamentale sous-jacente à la burka, me paraît être celle de la perception que se font ces minorités de la liberté individuelle.
    Je ne voudrais choquer aucun croyant, en particulier les musulmans, mais lorsque j’entends des musulmanes voilées revendiquer leur « liberté de choix et d’expression », je voudrais leur poser deux questions :

    a/ Avez-vous eu l’occasion de choisir, à temps, en connaissance de cause, sur base d’alternatives non aliénantes, et donc en toute liberté, soit la soumission à un texte « sacré » mais intolérant et à des traditions aussi inégalitaires qu’inadaptées à notre époque, soit l’autonomie, la responsabilité individuelle, la liberté de pensée, etc … que propose l’humanisme laïque ?

     

    b/ Savez-vous que les neurosciences relativisent de plus en plus le libre arbitre ? En effet :

    - des psychologues, mêmes religieux, ont constaté qu’en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas, quelle que soit la religion.

    - des neurophysiologistes ont observé, par IRM fonctionnelle, que l’éducation religieuse, forcément affective, confortée par un milieu croyant unilatéral, laisse des traces indélébiles dans le cerveau émotionnel, ce qui anesthésie, à des degrés divers, le cerveau rationnel et donc le libre arbitre et l’esprit critique ultérieurs, dès qu’il est question de religion, donc indépendamment de l’intelligence et de l’intellect.

    - des généticiens ont émis l’hypothèse que, du temps des premiers hominidés, les enfants n’auraient jamais pu survivre si leur cerveau n’avait pas été pourvu par l’évolution de gènes les rendant totalement soumis à leurs parents, et donc plus tard à un dieu.

     

    Il en résulte, à mon sens, que chacun et chacune devrait pouvoir réellement choisir de croire OU de ne pas croire. L’école devrait donc compenser l’influence des parents, certes légitime et constitutionnelle, mais unilatérale, par une information minimale, objective et non prosélyte, à la fois sur les options religieuses ET sur les options laïques. Cette saine conception de la neutralité est à la base de la « laïcité philosophique », inconnue en France et occultée en Belgique. Elle devrait renforcer la « laïcité politique » française, et la

    « neutralité » belge, toutes deux incapables d’assurer un « vivre ensemble » harmonieux et une citoyenneté responsable, puisqu’elles maintiennent le statu quo et favorisent l’incompréhension, le communautarisme, le repli sur soi, l’indifférence, et même l’intolérance.

     

    Michel THYS, à Waterloo.http://michel.thys.over-blog.org



  • mithys 29 juin 2009 16:15

    Re-bonjour Reinette,
    Seules les trois premières lignes de mon dernier dernier commentaire ont été lisible. Nouvel essai :
    La conception française de la neutralité est évidemment meilleure que celle de la Belgique, qiui subsidie l’enseignement confessionnel, sans aucun contrôle, ce qui favorise hypocritement les religuions, au détriment de la laïcité, en contradiction donc avec sa neutralité théorique.
    A mon sens, chacun devrait pouvoir choisir, le plus librement possible, de croire OU de ne pas croire. L’école devrait donc compenser l’influence des parents, certes légitime et constitutionnelle, mais unilatérale, par une information minimale, objective et non prosélyte, à la fois sur les options religieuses ET sur les options laïques. Cette saine conception de la neutralité est à la base de la « laïcité philosophique », inconnue en France et occultée en Belgique. Elle devrait renforcer la « laïcité politique » française, et la « neutralité » belge, toutes deux incapables d’assurer un « vivre ensemble » harmonieux et une citoyenneté responsable, puisqu’elles maintiennent le statu quo et favorisent l’incompréhension, le communautarisme, le repli sur soi, l’indifférence, et même l’intolérance.

     

    Michel THYS, à Waterloo.



  • mithys 28 juin 2009 16:07

    Certes, le port de la burka est encore occasionnel, mais je crains qu’il ne s’amplifie si les laïques ne réagissent pas et que, d’ici une génération, dans certaines villes, puis dans nos pays, la majorité « démocratique » musulmane (déjà 30 % à Bruxelles !) remplace nos lois par la charia …

    Il est un fait que, face à la laïcisation croissante de la société, du moins dans nos régions, toutes les religions sont, plus ou moins, en perte de vitesse. Elles réagissent donc en essayant de réinvestir les consciences et de re-confessionnaliser l’espace public, surtout depuis Jean-Paul 2, Benoît 16 et le chanoine-président Sarkozy 1er. Dans le cas de l’islam, de plus en plus de musulmanes s’occidentalisent. Il était donc prévisible que les musulmans fondamentalistes réagissent eux aussi en imposant, parfois plus que dans leur pays d’origine, le port du voile, ostentatoire voire prosélyte, et qu’ils cherchent à présent à imposer l’ « indigne » burka : c’est dans la logique des autres revendications religieuses croissantes, notamment dans les piscines, les cantines, les hôpitaux, les administrations, etc … Pourquoi les musulmans fondamentalistes, même s’ils sont encore peu nombreux chez nous, cesseraient-ils de profiter de l’électoralisme politique de certains, et de notre conception « voltairienne » mais laxiste de la « tolérance », de la neutralité, de la liberté individuelle, et finalement de la laïcité politique ?

    Ne perdons quand même pas de vue qu’ils prennent le coran à la lettre et visent donc à long terme l’islamisation de la planète, tout comme d’ailleurs les chrétiens évangéliques visent sa christianisation. Je crains fort qu’ils ne s’affrontent dans les décennies à venir ... Sans être paranoïaques, les laïques se doivent d’être vigilants et préventifs. Mais la « laïcité politique » française (dont le principe est toujours inexistant dans la Constitution belge !), ne suffit plus : elle incite au communautarisme, au repli sur soi et donc à l’intolérance. Elle devrait donc être complétée par la « laïcité philosophique » qui, si elle refuse toute référence religieuse dogmatique, n’est pas pour autant antireligieuse : elle prône le libre choix des convictions philosophiques OU religieuses.

    Dans cette optique, à mes yeux, la « question de société » fondamentale sous-jacente au port de la burka et de tous les signes religieux, même si elle est délicate, c’est le respect de l’article 18 de la Déclaration Universelles des Droits Humains, de 1948 : « Toute personne a DROIT à la liberté de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction (…) ».

    Or, ce droit, en l’absence de conditions éducatives permettant de le concrétiser, me paraît actuellement plus symbolique qu’effectif …Si les musulmans de chez nous étaient libres de choisir leurs convictions philosophiques ou religieuses, certains n’hésiteraient pas à se déclarer athées. Il est vrai que la peine de mort est prévue par le coran pour les apostats … Quant aux musulmanes, est-ce en toute liberté qu’elles portent le voile ou la burka ? Quoi qu’elles en disent, sont-elles libres de choisir une autre option philosophique ou religieuse que l’islam ? Peuvent-elles choisir en connaissance de cause, entre, d’une part, la soumission, l’obéissance à un texte « sacré » et à des traditions religieuses, phallocratiques et inégalitaires d’un autre temps, et, d’autre part, l’autonomie, la responsabilité individuelle, la libre pensée … ? Comment expliquer que l’immense majorité des musulmanes, même issues de l’ULB, libre exaministe, telles que la députée bruxelloise Madame Ozdemir, confirme la corrélation apparemment totale entre une éducation coranique et la persistance de la foi musulmane ? C’est , à mon sens parce qu’elles ont été conditionnées à la soumission dès la prime enfance, au point parfois d’être sincèrement convaincues, en l’absence d’alternatives non aliénantes, d’avoir choisi librement cette soumission !

    Déjà en 1966, le psychologue-chanoine Antoine VERGOTE, à l’époque professeur à l’Université catholique de Louvain, écrivait, dans « Psychologie religieuse », sans doute à son grand dam : « La disponibilité religieuse de l’enfant ne prend forme qu’à la condition d’être précocement éduquée » (...) « .  »Les gestes et le langage religieux des parents (...), la célébration des fêtes religieuses, marquent de façon INDELEBILE les souvenirs d’enfance de nombreux adultes et déterminent leur sentiment d’appartenance religieuse". En d’autres termes, en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas spontanément … !

    Je cite également le neurobiologiste Henri LABORIT : « Je suis effrayé par les automatismes qu’il est possible de créer à son insu dans le système nerveux d’un enfant. Il lui faudra, dans sa vie d’adulte, une chance exceptionnelle pour s’en détacher, s’il y parvient jamais. (...). » Vous n’êtes pas libre du milieu où vous êtes né, ni de tous les automatismes qu’on a introduits dans votre cerveau, et finalement, c’est une illusion, la liberté !« . Je n’irai pas jusqu’à dire que »le libre arbitre n’existe pas« , mais les neurosciences tendent à le relativiser. On peut comprendre que certains athées, comme Richard DAWKINS, ou certains agnostiques, comme Henri LABORIT, au risque de paraître intolérants, perçoivent l’éducation religieuse, bien que sincère et de »bonne foi", comme une malhonnêteté intellectuelle et morale ...

    D’ailleurs, les neurosciences, par leurs observations psycho-neuro-physio-génético-éducatives du phénomène religieux, expliquent l’origine et la persistance de la foi : comme le confirme l’IRM fonctionnelle, l’éducation religieuse, forcément affective, confortée ensuite par un milieu croyant unilatéral, laisse, à des degrés divers, des traces indélébiles, par plasticité neuronale, dans le cerveau émotionnel. Il en résulte, à des degrés divers, une anesthésie ultérieure du cerveau rationnel, et donc de l’esprit critique, dès qu’il est question de religion, indépendamment donc de l’intelligence et de l’intellect. L’éducation coranique, exigeant une soumission totale, est évidemment plus marquante que la judaïque et la chrétienne. On comprend mieux l’imperméabilité des croyants, à des degrés divers, aux arguments rationnels : les leurs sont jésuitiques ( par exemple : science et foi sont conciliables parce qu’elles relèvent de sphères, de registres, de niveaux différents, …)

    Bien sûr, la prévention, par l’éducation, serait préférable à l’interdiction, mais c’est impossible actuellement : à mes yeux, idéalement, il faudrait pour cela que notre système éducatif permette, à toutes et à tous, de choisir, aussi librement que possible, de croire OU de ne pas croire, à partir d’une information minimale, objective et non prosélyte, à la fois sur le « fait religieux » ET sur le « fait laïque », c’est-à-dire l’humanisme laïque, ses valeurs universalisables, ses options, ses objectifs, la spiritualité laïque, etc ...actuellement occulté par les religions. Hélas, au mépris de l’intérêt supérieur de l’enfant, nos Constitutions accordent aux parents le droit de leur imposer leur croyance religieuse, et interdisent à l’école de compenser cette influence culturelle unilatérale.

    Il est plus donc plus que temps, selon moi, de repenser les limites de notre tolérance, et de promouvoir une laïcité, non plus seulement politique mais aussi philosophique, dans le but de mettre en place préventivement un système éducatif permettant un meilleur « vivre ensemble » et une réelle citoyenneté. Vivement un débat sur cette « question de société » !

    Michel THYS à Waterloo.



  • mithys 24 février 2009 12:51

    @ franc ( 23.02 à 21 h 41). Vous écrivez :
    " Cette laïcité engagée de combat sous l’égide de la Raison n’est pas dirigée contre la religion ( ... ) et demande au clergé éclairé par les Lumières des différentes églises de s’associer dans ce combat à cette lutte contre les forces du mal et du ténèbre".

    Il ne faudrait pas faire de la "Raison" une nouvelle divinité ! Le rationalisme, pur et dur, le positivisme et le scientisme ont fait la preuve que passer d’un extrême à l’autre n’est jamais pertinent ... Il me semble qu’il importe au contraire de faire coexister harmonieusement la raison et la sensibilité., comme cherchent à le faire les francs-maçons adogmatiques, par le biais de leur méthode symbolique. Mais cela nous éloigne du sujet.

    "Lutter contre les forces du mal et les ténèbres", n’est-ce pas là le langage de l’évangéliste George W. BUSH ... , enfin écarté du pouvoir ? Faut-il rappeler que "le mal" n’existe pas dans la nature ? C’est une construction de notre esprit. A mon humble avis, "le mal" , c’est ce qui est nuisible à la dignité humaine, au progrès de l’humanité dans le sens de l’épanouissement de l’être humain. "Le mal", ce sont les conditions éducatives qui spéculent sur la violence inhérente à l’animal humain, au lieu de la compenser par une éducation "humanisante" et donc humaniste. Mais tant que les religions maintiendront leur emprise sur les consciences, leurs impératifs obsolètes inconciliables avec l’autonomie morale, cet idéal restera utopique ... IAu mieux, il ne se concrétisera qu’en de nombreuses génarations, à moins qu’entre-temps, la folie des hommes anéantisse toute trace de vie sur terre ... Mais je reste optimiste ...

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