"Et je rappelle que les résistants français s’en prenaient aux militaires, aux miliciens, aux collaborateurs. Je n’ai pas souvenir qu’ils aient fait sauter des écoles maternelles en Allemagne !"
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Une différence fondamentale est que la résistance fesait des attaques ciblées alors que le terrorisme frappe aveuglément.
"Aussi sont-ils dégoutés par "l’attentat suicide" mais ne voient-ils rien à redire aux bombardements aériens de civils, et leur cortège de morts et de destruction."
Faut pas exagérer, de nombreuses personnes, dans divers pays, étaient contre la guerre en Irak !
Déshumaniser l’autre en le comparant à un animal est effectivement un prétexte pour justifier n’importe quel moyen pour le vaincre. Cependant, si on se réfère aux propos de l’auteur de cet article :
"Je confirme encore une fois qu’il faut avoir la franchise et le courage de dire que le terrorisme qui est un acte de "folie" condamnable mais aussi de désespoir, ne peut s’expliquer que par la riposte contre l’invasion, l’occupation, l’injustice, l’exploitation du faible par le puissant. "
On devrait, selon l’auteur, en déduire que les terroristes seraient des "résistants" (risposte contre l’invasion), des "justiciers" (risposte contre l’injustice) et "des défenseurs du faible" (riposte contre l’exploitation du faible). Je trouve ce discours très pernicieux, bien qu’il prétend superficiellement condamner le terrorisme.
Drôles de justiciers et de défenseurs : ils tuent des innocents aveuglément et ils savent pertinemment que leurs actes vont provoquer des ripostes qui, à leur tour, vont toucher des innocents.
Un très long blabla pour prétendre que le terrorisme serait une ’"action de résistance". (donc justifiable ?)
L’auteur semble vouloir ignorer qu’un acte de résistance militaire ne tue pas aveuglement des innocents intentionnellement contrairement au terrorisme dont le but est de tuer aveuglement des personnes qui n’ont aucun lien avec leurs conflits.
Lecomte a dit "Sans l’invasion de l’Irak est-ce qu’il y aurait eu tous ces attentats kamikazes ?Certainement non !"
Comment expliquer alors les actes terroristes qui ont eu lieu avant cette guerre ? Les attentats du RER B en 1995 et 96 par ex ?
"...ne peut s’expliquer que par la riposte contre l’invasion, l’occupation, l’injustice, l’exploitation du faible par le puissant"
Et... ? Lecomte, êtes vous certain de n’avoir rien oublié ? Peut être l’essentiel que vous préférez passer sous silence ?
Les voyageurs qui empruntent le RER sont ils responsables du délire mystique de certains ?
Article audacieux sur dans sujet décidément très à la mode...
La religion ici est traitée comme si elle était une or elle est multiple : il y a autant de théologies que de religions et elles ne sont pas cohérentes et compatibles entre elles.
(On note au passage que Sarkosy nous parle de la morale religieuse de la même manière : comme si elle était monolithique, or, son discours n’a aucun sens tant qu’il ne précise pas la religion dont la morale serait "complémentaire" à ce qu’il appelle la "morale laïque")
Le parallèle de la théologie avec la science est effectivement incongrue : la théologie est basée sur la foi et la science, sur le scepticisme.
Le sujet de la science est une : la nature, qui est une référence universelle, "objective".
Un théologien hindou étudie-t-il la même chose qu’un théologien catholique ? Se basent ils sur les mêmes textes, les mêmes mythes, les mêmes croyances ?
Ils ne sont même pas en désaccord, ils sont dans deux sphères distinctes.
La théologie, telle que vous la redéfinissez est intéressante mais je ne la considère plus comme de la théologie. Ce rapport homme-dieu par exemple est un sujet d’étude anthropologique.
La partie sur l’évolution de Darwin m’a fait sourire : jusqu’à aujourd’hui encore, certains théologiens rejettent en bloc le fait même que les espèces aient évolué. Même quand l’évolution est admise, les religieux croient fermement qu’un dieu en est l’auteur.
Quelle ironie de demander aux théologiens de faire leur révolution darwinienne !
Vous dites : "Les anciennes théologies n’ont pas pu comprendre ce fait. Elles n’en avaient pas les moyens. Alors, elles ont spéculé sur Dieu et l’homme en alliant révélations et constatations."
Non seulement elles n’en avaient pas les moyens mais elles n’en avaient pas la volonté (remettre en cause une partie des écritures serait le début d’une remise en cause totale du dogme) et... ce n’était pas leur rôle ! Comme vous l’avez écrit, le sujet de la théologie est dieu et non l’étude de la nature et de son évolution.
Cette nouvelle théologie me semble être une philosophie basée sur un théïsme qui reste à être défini. Comment éviter qu’elle entraîne la création d’une nouvelle religion avec tout le dogmatisme que ça implique ? (et donc une "instance verticale", etc)