« Je suis conscient que ma position est largement minoritaire chez les immigrés, mais si j’existe, alors y en a pleins comme moi. »
Merci de ce témoignage. Votre cas illustre bien pourquoi les généralisations et la considération des gens selon leur « communauté » est injuste.
« Ce qui me dérange c’est quelqu’un qui va en Tunisie pour en chercher une. »
On peut remarquer un phénomène similaire : des hommes vivant en occident et ayant des situations très confortables vont chercher (acheter ?) des femmes en Russie ou en Asie. Il n’y a biensûr pas de problème d’intégration avec ces hommes mais je les soupçonne de vouloir aussi des femmes soumises d’une certaine manière, non par le poids de la tradition mais par la situation financière.
Pourtant, là encore, on ne peut pas généraliser, il n’y a pas que des mariages de raison. Un collègue (français « de souche ») à moi a connu une asiatique via internet et ils sont à présent mariés et cela fait plusieurs années qu’elle vit en France et qu’elle y travaille mais elle a beaucoup de mal à obtenir des papiers (et oui, être marié à un français ne suffit pas). Situation injuste je trouve.
Et vous, vous ne comprenez pas que la communautarisme est le premier pas vers le racisme, dans les deux sens.
D’un coté, on voit les autres comme un ensemble à part.
De l’autre, certains se considèrent comme « différents », formant un groupe à part, restant aveuglément solidaires entre eux.
Le problème de nos jours vient du fait que certains ne s’intègrent pas, ils se considèrent dans une « communauté » à part. Un premier pas pour résoudre ce problème serait peut être de ne pas considérer les gens comme une « communauté » justement mais comme des individus ?
« Je vous laisse à vos réactions de bisounours. »
Bisounours moi ? Quand je dénonce les problèmes causées par les différences culturelles et les religions, je me fais traiter de raciste !
« Une communauté représente, par définition, un groupe de personnes partageant un certain nombre de points communs. »
Bien. Si on posait la question « pourquoi aimez-vous le chocolat » à la « communauté française », trouvez vous que cette question à un sens ?
Je ne le pense pas car nous sommes des INDIVIDUS. Les français ont pour point commun d’habiter en France, de parler français, etc... point barre, aucun rapport avec le chocolat. J’aime le chocolat mais pas mon voisin et pas pour les mêmes raisons que mon cousin.
Votre question « qu’ai-je fait pour qu’il en soit autrement ? » est pernitieux car elle sous entend qu’une communauté entière serait responsable des actes de quelques un de ses membres.
De plus, si vous avez défini vaguement ce qu’est une communauté, vous n’avez pas défini précisément ce qu’est LA communauté de l’auteur, sur quels critères vous classez des personnes dans cette communauté. La langue ? Le pays de naissance ? Le pays qu’il aime ? µVos critères sont ils artitraires ? Ont il un rapport avec la question posée ?
De plus, l’auteur de cet article est peut être irréprochable sur la question d’intégration, il n’est pas responsable des actes de ses compatriotes et encore moins des immigrés.
Oui, il peut réfléchir à la question de stigmatisation mais autant que n’importe qui, français ou non. Je dirais même que votre question semble sous entendre qu’une « communauté » (qui reste à être définie) serait forcément responsable de la stigmatisation dont elle est victime. Est ce que les juifs doivent se poser plus de questions les non juifs sur l’antisémitisme ?
Je ne le pense pas car quand il y a des gens qui sont stigmatisés, il y a aussi des gens qui stigmatisent. C’est peut être plutôt à eux qu’il faut d’abord poser la question du pourquoi.
« En écrivant »qu’ai-je fait pour qu’il en soit autrement ?« , je ne m’adressais pas à l’auteur mais à la communauté qu’il représente au travers de sa lettre. »
Le problème est qu’une question envers une communauté n’a pas de sens. Un individu est il responsable d’un acte de d’autres personnes qu’ON a classé arbitrairement dans la même communauté ?
Mon voisin tunisien, employé dans un restaurant, père de deux enfants sans histoire doit il répondre de la connerie d’autres maghrébins ou même d’autres tunisiens ?
La question pourrait se poser seulement si le groupe a une idéologie commune, et si et seulement si la question a un rapport avec l’idéologie du groupe.
On pourrait poser des questions sur l’Islam à n’importe quel musulman, à la communauté musulmane mais on parle ici de... couleur de peau !