C’était effectivement dans le même établissement. Une clinique privée.
Les grossesses n’avaient rien de particulier, elles se sont toutes très bien passées et aucun incident lors des accouchements à part que la péridurale n’est jamais venue.
La première fois, l’anesthésiste était occupé ailleurs et quand il s’est montré, on a dit à ma soeur que c’était trop tard sans autres explications et le bébé n’est pourtant pas né tout de suite.
La deuxième fois, c’était en pleine nuit, manque de personnel point barre.
La troisième, bien que demandée, la réponse a été : c’est votre troisième, ça va aller vite, pas le temps de vous la faire !! mais ça n’a pas été plus vite que les autres fois, au contraire.
Ma soeur a mis ça sur le compte de "la faute à pas de chance", mais pour moi, c’est un manque de qualité de soins et d’irrespect total de la parturiente. Jamais une explication, et remontrance quand on en demande !
Et les femmes qui la demandent mais qui ne l’obtiennent pas.
Ma soeur a trois enfants, à chaque fois elle a demandé la péridurale, et ne l’a jamais obtenue parce que... pas de médecin sous la main ! ou quand le médecin daigne se montrer, c’est trop tard... même si bébé n’arrive pas dans les cinq minutes mais une heure plus tard !!
Par contre, les trois fois, épisiotomie !! même si les trois fois, ce n’était pas nécessaire.
Les femmes ont sans doute envie ou pas, mais ne décident de rien et ont beau protester, elles perdent.
le RSA est un complément de revenus aux contrats précaires,
les contrats précaires sont de 20 à 26 h hebdo, ce qui fait du environ 600 à 770 Euros nets mensuels, chouette dans le meilleur des cas, on peut espérer "monter" à 900 Euros.
On refond tous ces contrats pour n’en faire qu’un, donc, on garde le moins avantageux pour le salarié (celui à 20 h hebdo), que l’on complètera par le RSA. Ce qui amènera le tout au niveau de l’actuel Contrat Avenir (770 Euros nets mensuels). M’étonnerait qu’ils fassent la différence pour obtenir l’équivalent d’un temps plein au Smic !
Sauf, que l’on se retrouve à payer mutuelle, taxe d’habitation, redevance audiovisuelle, moins d’Apl. Ce qui amènera le tout, à 600 Euros, peut-être moins.
Pourquoi dans ces conditions se casser la tête avec le RSA ? parce qu’on a compris trop tard, qu’il n’aurait pas fallu créer les contrats aidés à 26 h !! et qu’on ne peut pas revenir à 20 h sans créer un émoi bien compréhensible. Donc illusion, magie, tour de passe-passe, je t’en donne, je t’en reprends... et puis c’est bientôt Noël, les précaires ont autre chose en tête que leur futur qui va déchanter sévère !
Je devrais percevoir un salaire entre 1 500 et 2 000 Euros.
M’étant fait virer entretemps, on ne me propose plus (quand on m’en propose car je suis trop vieille avec mes 46 ans !) que des temps partiels payés au Smic, mais avec, audace suprême, l’exigence de mes diplômes (Bac+2) et mes années d’expérience.
Alors tout ça, c’est de la foutaise, car la carrière, on vous la brise, et on ne veut plus de vous qu’au Smic !!