Etant donné que le RSA est subordonné à l’emploi et pour le moment uniquement à l’emploi, l’accompagnement social est laissé de côté.
Quant au RMI, il y a longtemps que l’accompagnement social se désagrège pour se fixer sur le retour à l’emploi à tout prix, tant pis pour les autres problèmes.
Les chantiers d’insertion, par exemple, dont je fais partie, ont vu l’accompagnement social se réduire de plus en plus, ordre direct des conseils généraux : l’emploi, et rien que l’emploi. La mission du chantier d’insertion n’est plus d’accompagner socialement mais de caser le plus vite possible le RMIste dans un "emploi durable" c’est-à-dire CDD d’au moins 6 mois. Pour l’après, retour case Assedic.
Les renouvellements des Contrats d’Avenir sont de plus en plus mal vus, faut que ça tourne. Même la formation pourtant obligatoire pour ces contrats prend du plomb dans l’aile et il devient de plus en plus difficile de la mettre en place.
Les RMIstes sont pris en charge par des référents RMI de l’Utas voire de l’ANPE et non plus systématiquement par l’assistante sociale qui se voit contrainte d’épurer ses dossiers en en recasant le plus possible dans la case "apte à l’emploi".
Venir me dire le contraire serait présomptueux, c’est ma réalité de terrain quotidienne et ma situation personnelle.
Et moi donc, quand j’ai découvert qu’il me fallait une dizaines de code ROM pour faire le tri.
Je suis secrétaire. Y’a quand même pas plus simple comme profession.
Seulement, le secrétariat est devenu "assistanat" !
Ce qui entre parenthèses me fait toujours rigoler, vu que si je suis "assistante", le patron, lui, est donc un "assisté".
Et là, ça se corse, parce qu’en vrac, on y met des assistants commerciaux, techniques, de chantier, qui n’ont rien à voir mais rien à voir avec le poste administratif mais tout à voir avec des techniciens et ingénieurs.
Et la pauvre secrétaire, est, elle aussi sectorisée, secrétaire bureautique, juridique, du bâtiment, bref, ce métier "passe-partout" (le travail ne change pas seul le secteur d’activité change) est maintenant cloisonné à l’extrême. Plus question de s’adapter au secteur, il faut impérativement l’expérience dans le secteur.
Et 46 ans, ça n’arrange évidemment pas les choses.
Je m’excuse, mais ce n’est pas avec 100 Euros de plus qu’on peut joindre les deux bouts !
100 Euros sera la norme, dixit Martin Hirsch hier soir sur France 3. Et tout fier de sortir les précaires de la précarité avec 100 Euros de plus. Ce mec est illuminé, complètement décalé de la réalité !
De plus, l’emploi est précaire, donc à durée limitée.
Ce qui va se passer, c’est que les bénéficiaires du RSA pourront peut-être un temps réussir à joindre les deux bouts et retomber lourdement au contrat suivant. Car qui vous dit que le contrat suivant ne sera pas encore plus précaire, vu que le RSA vient compléter le salaire. Pourquoi les employeurs paieraient mieux puisque le salarié aura un complément ?
C’est ce qu’essayait de faire comprendre hier soir son interlocuteur à Martin Hirsch, complètement dans son trip de sauveur des pauvres et complètement à côté de la plaque.
Si la personne est sous contrat aidé, le RMI est versé à l’employeur sous forme de subvention.
Et cette personne qui touche au mieux 770 Euros nets par mois a droit au RSA, qu’en sera-t-il du RMI versé à son employeur ??
la chrétienté ne sert que les hommes, et asservit les femmes
Les fondamentalistes musulmans ne sont pas les seuls à tout faire retomber sur les femmes, les fondamentalistes chrétiens savent très bien faire ça aussi.
Et juste comme ça, personne ne trouve bizarre la visite du Pape en France en plein Ramadan ?
Je me fais un p’tit coup de parano ou y’a un message caché ?