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Nick Corey

Mon travail sur la pensée libertarienne reste ici inachevé. Mon texte sur l'individualisme était à plus de 40 pages quand j'ai abandonné l'idée de le publier sur Agoravox. Puisque je me fais régulièrement traiter de prof, je tiens à préciser que je suis employé de bureau, malgré mes longues études et une passion infinie pour les disciplines intellectuelles.
Intéressé par les travaux et les interventions médiatiques d'Emmanuel Todd, je publie maintenant des propositions critiques pour optimiser son travail

Tableau de bord

  • Premier article le 19/03/2018
  • Modérateur depuis le 02/06/2018
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Derniers commentaires



  • Nick Corey 3 mars 22:01

    @Kapimo
    Votre gene à parler de ceux qui ont animé le courant de pensée égalitariste n’a pas lieu d’etre, et votre dérision sonne faux
    De quelle gêne parlez-vous ? J’ai écrit un pavé sur le christianisme juste au-dessus... Et, au dehors de quelques accès d’ironie, je suis très sérieux. 

    Ça devient tendu, par ailleurs. Vous ouvrez le bal des hostilités avec la première attaque personnelle. Pas d’insulte, vous restez courtois, mais on sent la tension. Alors je me permets de répondre : le fait que vous ne répondiez pas aux points que je développe me laisse croire que vous ne lisez que rapidement (voire pas vraiment) mes réponses, et que vous n’utilisez cette page que comme une tribune pour diffuser les fables surréalistes crypto-soraliennes.
    Néanmoins, je vais répondre. Parce que je trouve sincèrement cette discussion intéressante.

    Déjà, j’insiste sur le fait que la valeur d’égalité (en tant que théorisée) est une création chrétienne. Vous qui avez des petites tendances maurassiennes, vous devriez le savoir. Maurras rappelait l’origine juive du christianisme et lui opposait le catholicisme français, christianisme paganisé. Le modèle français des trois Ordres a, pour lui, balayé la valeur d’égalité pour lui substituer un Ordre qui comprend, assimile et régule les inégalités : monarchie, noblesse, corporations des métiers, professions héréditaires...
    Maurras a, paradoxalement, une vision latine de la France. Au nord de la France, sa doctrine ne tient plus, puisque la valeur d’égalité chrétienne (théorisée) s’est bien arrangée avec des pratiques égalitaires ancestrales. Aussi, les paysans du nord de la France n’ont-ils jamais adopté la primogéniture, à aucune période que ce soit.

    Pour la suite...

    Je n’ai eu l’occasion de feuilleter le Véritable Illuminé que deux ou trois fois, il y a déjà longtemps, et le texte n’est pas trouvable sur internet. Je ne peux malheureusement croiser le fer avec vous sur le détail du texte. Je vous invite à citer le texte pour me prouver ce que vous affirmez.
    Mais tout de même, on peut dire deux trois trucs sur cet acarien de l’Histoire.
    Weishaupt est théologien et empiriste, dans la lignée des anglais. Si l’on en croit ce qu’on trouve sur internet, il est particulièrement anti-kantien. Il est déiste. Il me semble qu’il est un portrait typique de l’anticlérical de l’époque, cynique et un peu comploteur. Finalement sa démarche est proche de celle des révolutionnaires bourgeois français. Il est voltairien comme dirait Guillemin. Si le texte du Véritable prône réellement une abolition de tout gouvernement légal, je tends à douter de sa sincérité. Un comploteur veut le pouvoir, et non l’abolir.

    Marx est matérialiste et athée. Il est dans l’héritage de Hegel qui est dans l’héritage de Kant. Il rejette l’empirisme anglais que Weishaupt prône. Marx ne complote pas, et rejette toute forme de complot, qu’il associe à de la fausse conscience, de la décadence de mœurs, du fait lumpenprolétarien. Il ne prône pas l’existence d’une élite. Complot, élite politique, tout ça, c’est léninotrotskiste.
    Aussi, à propos de la liste que vous faîtes,
    1/ Je récuse l’abolition de la famille. 
    Il s’agit d’abolir la famille bourgeoise. Or « Le prolétaire est sans propriété ; ses relations de famille n’ont rien de commun avec celles de la famille bourgeoise. » Pour Marx, le Capital a déjà détruit la famille prolétaire, et la famille paysanne est corrompue par l’Ancien Régime (ce n’est pas faux, mais Marx a une idée assez fausse de la paysannerie)
    On va se calmer, Marx n’a pas l’intention de mettre les enfants en commun, comme chez Platon. Il aimait sa famille et il comprenait tout à fait l’attachement filial.
    2/Je confirme la création de la Banque Centrale.
    Mais il ne s’agit pas d’une banque centrale façon FED, ni Banque européenne, ni Banque de France, façon Napoléon 1er. Dans la mesure où Marx est contre l’élite politique, cela signifie que les décisionnaires de la Banque Centrale sont l’Assemblée des travailleurs, et non une banque de gangsters comme c’est le cas dans les exemples cités. Le pilotage de l’économie par les Banques Centrales, tel qu’il est pratiqué aujourd’hui est un truc qui aurait horrifié Marx. Et qui effraient aussi les néolibéraux, en fait  même si, eux, savent faire avec.
    Par ailleurs, Weishaup est toute l’image du sale bourge décadent que Marx déteste et condamne. Il n’y a pas de lien possible.

    Pour ce qui concerne la suite de ce que vous dîtes, je suis d’accord avec plusieurs points. Mais pas du tout sur la façon dont vous les présentez.
    Même si c’est un peu caricatural ( et une vision centrée sur la France et non sur le monde), il est vrai qu’il y a un dualisme, une dialectique spectaculaire mais creuse, bloquante et assourdissante, qui s’est produite entre libéralisme et marxisme au vingtième siècle, et que l’on peut comparer aujourd’hui au dualisme identitaire gaucho et identitaire facho. J’insiste sur vingtième, puisque, déjà, y a deux siècles, Marx avait deux ans, et que, en 1870 encore, il n’y avait pas beaucoup de marxistes. Mais surtout, cela ne devient du Spectacle qu’à partir de la Guerre Froide.
    Et même, on peut nuancer sur le caractère bloquant, puisque c’est grâce à ce dualisme qu’on a pu résister au capitalisme en France.
    Mais surtout :
    1 le néolibéralisme n’est pas antinational. Hayek est un gros natio. La mondialisation libérale, ce n’est pas l’abolition des frontières, c’est de l’impérialisme à l’anglaise (même si Hayek était autrichien d’origine) : une minorité plus maline domine les autres. Et on se fout royalement, par ailleurs de savoir si ces autres sont égaux entre eux.
    2 Vous confondez matérialisme historique et fétichisme de la marchandise. Marx est matérialiste dans un sens précis : c’est sa façon de comprendre l’Histoire. Mais il n’est pas matérialiste au sens libéral, c’est-à-dire qu’il ne dit pas que seules la production matérielle et la consommation compte. Si, pour lui, la culture et le spirituel (comme vous dîtes) contemporains ne sont que les reflets des rapports de production dominée par le Capital, il n’exclut pas l’idée que, une fois libérés des conditions capitalistes, les humains pourraient produire une nouvelle culture. Néanmoins, il ne dit rien sur ce que cela pourrait être.
    3 Ainsi, si on peut dire qu’il est pour le travail obligatoire (vous avez oublié « service », non ?), c’est surtout dans l’idée que les bourges vont devoir se mettre à bosser. Marx, qui n’a pas prédit la délocalisation, voit dans l’automatisation le mouvement irrémédiable de la libération du temps de travail : le travailleur aura le temps de se cultiver et de prendre conscience de sa condition. Au contraire de ce que vous semblez dire, il n’est pas pour l’esclavage, et pense que, avec la machine, les humains n’auront plus qu’à bosser quelques heures par jour.

    Il me semble que pour critiquer Marx adéquatement, il faut d’abord se fonder sur les textes, et non sur les interprétations approximatives de quelques malheureux. Si je suis d’accord avec Marx sur de nombreux points, je ne suis pas marxiste, et oui : il nie beaucoup trop la dimension spirituelle de l’humain, il n’a pas saisi adéquatement le sens des religions, etc... Mais c’est méconnaître profondément Marx que de le relier à des associations comploteuses. 

    D’une façon générale, rechercher les complots de l’Histoire peut être une vraie discipline, mais pour que cela devienne intéressant et utile, il faut être rigoureux dans son travail, et pas simplement associer toutes les figures de l’Histoire qui nous apparaissent détestables (sans généralement les connaître) et se persuader qu’ils se sont ligués rien que pour nous faire peur.



  • Nick Corey 2 mars 22:05

    @uleskiserge 

    Je viens de lire votre texte. Je suis d’accord avec vous sur l’essentiel.

    Bon, vous insistez plus sur Blair que Thatcher, mais c’est pas important.

    Très bien de rappeler le parcours des Blair, Shröder. On peut ajouter que Thatcher était en Banque privée avant, et consultante pour Filip Maurice après avoir été Irongirl

    En tous cas, c’est exactement cela qu’il faut opposer à la distinction inutile du statofinancier.

    Je trouve utile de rajouter un truc, à propos de l’exhortation toddienne à une alliance avec les USA, et (quand même !) la FED.

    C’est justement ce qu’a réussi à éviter de Gaulle à la fin de la guerre. Les USA voulaient imposer le Franc-dollar. On a réussi à éviter ça alors qu’on sortait de l’Allemagne nazie... 

    Et puis la FED, quoi... La créature de Jekyll Island, tout ça... Todd parle de dindes qui votent pour Noël, mais justement...

    Un type, je crois que c’est Robnoir-Giléjone-man, a suggéré à Todd un rapprochement avec la Russie, et il a balayé d’un coup en disant que le rouble n’était pas assez fort.

    Mais y a une légende qui dit que Poutine (qui ne nous leurrons pas pour autant, reste un taré) veut faire une alliance monétaire avec la Chine et la Syrie, et peut-être plus, sur la base d’un étalon-or. Si c’est avéré, cette alliance concurrencera le dollar d’une façon nette, et l’euro va finir par être pulvérisé pour de vrai.

    De toutes façons, faudra choisir son camp



  • Nick Corey 2 mars 21:31

    @Kapimo

    Enfin...

    Sur les francs-maçons et les Illuminati, le rapport à Marx, tout ça…

    Bon déjà, moi je ne vois pas plus de ressemblance entre le manifeste du PC et le Voyage illuminé chaipaquoilà, qu’entre Balzac et Stendhal. Si le Protocole est à l’évidence un pastiche des Discussions avec le Diable (même Hitler le savait), le parallèle entre les textes de Marx et de Weishaupt reste à établir. Puis surtout c’est pas important, ils ont rien à voir, mais rien.

    C’est comme Marx et Satan. Voilà moi aussi j’ai écrit des poèmes tous pourris et border line quand j’étais ados j’ai volé des cierges dans les églises, et tout le bastringue. Il m’arrive de faire des emprunts douteux à des films de merde. J’ai cité Henri Dès dans une critique anthropologique, quand même…

    Je vous invite à étudier les vrais biographies de Marx.


    Les franmacs…

    Pour une bonne idée de ce qu’est la franc maçonnerie à la période des Lumières, je vous invite à lire la biographie du grand Giacomo Casanova, Histoire de ma vie. Il est à mon sens, le meilleur écrivain français de tous les temps (le style, c’est du caramel), et son livre est le témoignage le plus précis du dix-huitième siècle. Or Casanova a traîné dans une bonne partie des loges d’Europe. Personne mieux que lui peut faire autorité. Je ne vous en dis rien, allez voir.



  • Nick Corey 2 mars 21:25

    @Kapimo
    Prendre en compte la « dimension spirituelle/culturelle » de l’histoire, ce n’est pas dire on va tendre vers ceci ou cela sur un plan anthropologique, c’est considérer que c’est un des ressorts de l’histoire. Marx et les Marxistes théorisent au contraire une histoire mue quasi-exclusivement par la lutte des classes/le matérialisme.
    Je pense que notre opposition vient de la définition de « prendre en compte ». Marx prend en compte le spirituel et le culturel dans son analyse de l’histoire, mais il les considère, épistémologiquement comme des variables, et politiquement comme des outils de domination dans la mesure où elles présentent des signes capitalistes.
    Oui, c’est vrai, Marx ne voit l’Histoire que comme le matérialisme historique, cad la lutte des classes, et considère que les crises religieuses ou culturelles ne sont que le reflet de problèmes économiques. Or l’Histoire lui donne en grande partie raison.

    Mais je pense que ce qui vous gêne chez Marx, c’est le mépris qu’il a pour le contenu spirituel et culturel, et je vous rejoins, en fait, sur ce point sans problème.

    Quant au Noachisme, je vous invite à mieux vous renseigner sur son sens, il n’est pas destiné aux juifs, mais à l’ensemble des Nations.

    Je confesse que je ne connaissais pas le mouvement noiiste, qui est, effectivement, dans le prosélytisme assumé.

    Néanmoins, il n’est pas question de conversion. Cela n’a vraiment aucun sens avec la logique d’un peuple Élu, dont l’identité est dans la distinction, dans un inégalitarisme sacré et généalogique. Je n’ai fait que survoler ce courant de noi, mais il est question d’enseigner, d’initier, éventuellement de faire appliquer les règles, mais pas de convertir.


    Concernant la promotion de l’égalitarisme social, je doute fort qu’il soit d’origine chrétienne.

    En fait, la religion chrétienne est le premier monothéisme a s’ouvrir à tous sans distinction de classe, et donc la première religion à le faire, puisque, par définition, le polythéisme est une religion de distinction. C’est pourquoi on dit que c’est elle qui a « inventé » l’égalitarisme.

    Au-delà, le message du Christ est clair. Pour le coup, c’est moi qui vous invite à lire le Nouveau Testament, et tout particulièrement les 4 évangiles et l’Acte des Apôtres qui sont la base de la pensée chrétienne. Vous y verrez la première pensée à avoir mis un signe d’égalité entre tous les hommes. Ni Platon, ni Bouddha, ni Alexandre, ni qui que ce soit n’avait fait ça.


    Pour ce qui concerne son caractère guerrier, oui oui, bien sûr, ça n’a pas toujours été le cas. Mais …

     elles ont été surtout récupérées par les pouvoirs politiques pour justifier leur guerres

    Cette assertion, trop souvent entendue, est, à mon avis, une erreur, dans la mesure où la politique était religieuse, et que l’idée de séparer les deux est un truc très récent. La religion était une partie du pouvoir politique, et le pouvoir politique se prétendait autorité religieuse. Dit autrement, une religion qui ne faisait pas de politique était une secte reculée du monde, ou bien elle disparaissait.

    La religion n’est pas du domaine de l’intime. Cette phrase de Nabila est une absurdité totale. Elle entretient une relation avec l’intime, mais ce n’est pas son problème le plus essentiel. Son problème est le lien, donc son problème est politique.

    Le christianisme, pour se hisser au rang de religion d’État a dû se paganiser dans l’Empire Romain, puis dans toute l’Europe, notamment par le culte des saints et des reliques, que le Christ, de toute évidence, aurait rejetées… Ça c’était un sacré coup politique.

    Au-delà, l’Histoire de l’Église romaine est une histoire politique à part entière, avec toutes sortes de prises de positions et d’exactions qu’il faut remettre dans leurs contextes. Pour ma part, j’ai une passion pour la Réforme Grégorienne, et je trouve que c’est un de ses coups de génie. Todd dit à juste titre que les chrétiens ont été les premiers à protéger les enfants (chaque vie compte, si c’est pas égalitaire, ça).

    Après, il reste les Papes décadents, la corruption du clergé, la doctrine qui devient surréaliste, la caution de l’esclavage, etc.



  • Nick Corey 2 mars 19:43

    @eau-pression
    Leroi-Gourhan, qui propose le lien entre le geste (l’économique) et la parole
    Je n’ai rien lu de lui... Incompétent total.

     que faites-vous du sentiment religieux chez l’individu de l’époque ? 
    Excellente question !
    Dans mon brouillon  oui, j’écris au brouillon, j’avais inclus un passage sur, non pas exactement ce point, mais du moins sur la question religieuse proprement dite.

    En fait, je pense que vous serez d’accord que, au XVIè siècle (et même avant et encore après), rien ne se fait au dehors du religieux. Toutes les activités de la vie ont un sens religieux, les gens ne pensent qu’à leurs rédemptions, on va a à la messe tous les jours, toutes les étapes de l’année sont des marqueurs religieux, etc.
    Je pense que même les athées étaient bien trop imprégnés de religion pour être vraiment athées.
    Attention, je ne juge rien, je parle simplement des faits.
    Je pense que j’aurai été un gros bigot, moi... Bien relou. Ou alors à la Zwingli, super bordellique.
    Ici, il faut faire une remarque sur le travail de Todd.
    Dans Où en sommes-nous ?, il passe de l’Antiquité à la Réforme sans trop parler de la période médiévale. C’est tout de même étrange pour un chercheur qui dit se fonder sur la variable religieuse, la période médiévale étant l’apogée de la pensée religieuse en Occident. Todd parle de variable religieuse.
    Mais au Moyen-Âge, la variable religieuse fait l’union de toutes les variables  et condamne même les variables qui oseraient s’échapper. Et elle fait tout pour ne pas varier, même si elle y est obligée régulièrement.
    À la sortie, on peut expliquer tous les événements du M-Â par des causes religieuses, mais alors, on n’aura rien dit.
    En fait, la Réforme, c’est le moment où la variable religieuse se détache des autres. C’est le moment où il devient intéressant de l’étudier. Mais c’est, du même coup, une des limites de la démarche toddienne.

    Pour revenir à votre question, je pense qu’il faut mettre en parallèle avec les Diggers anglais du dix-septième siècle, qui résistaient contre les enclosures, et avaient des revendications religieuses profondes — mais à une époque protestante de plusieurs générations. Et avec ce que dit Todd sur la religion, aussi bien que l’idée d’un Christ communiste (dont le prophète aurait été Henri Guillemin, non ?).
    La révolte est une crise morale, un bouleversement de valeurs. À l’échelle d’une société, une crise morale se manifeste par des oppositions et des ralliements. Un ralliement moral contient, en quelque sorte, du religio, il a quelque chose du fait religieux.
    Jésukrist, tout comme les Bundschuhe et les Diggers s’expriment par le religieux parce que c’est le mode d’appréhension du réel pour eux. Aussi, les trois dénoncent les « marchands du temple », en même temps qu’ils veulent purifier, simplifier le culte, devenu à leurs yeux, un foutoir corrompu.
    À mon avis, le vrai sens chrono-logique peut s’exprimer comme suit.
    Tps 0  Tout va bien, la religion maîtrise tout.
    Tps1  Des problèmes divers apparaissent. Ils paraissent risibles, on les nie.
    Tps2  Des problèmes économiques apparaissent. Les gens les plus en bas de la société ne sont plus dupes, mais il reste les classes moyennes pleines de foi.
    Tps3  Tout craque et la religion, incapable de maintenir la société est remise en question.
    Le problème de la foi religieuse, du rapport au sacré, arrive en dernier, puisqu’il est ce qui maintient le tout.
    Pour les paysans, Luther a servi d’allumette, mais leur tonneau de poudre était économique. Que Luther se soit désolidarisé ne les a pas empêchés de continuer. Tout comme les Diggers, abandonnés par la New Model Army, et les puritains.

    Todd parle de religion 2.0 dans l’idée que, maintenant que tout craque de partout, il faut lancer une vague morale qui prend les caractères d’une forme nouvelle de religio, et poserait les bases d’une nouvelle organisation sociétale.
    Mais 2.0, ça existe déjà, en fait, c’est internet, la religion libérale, qui ne répond pas aux interrogations sur la vie après la mort, puisque pu personne s’en fout, mais qui offre à peu de frais des paradis terrestres en tous genre, et est devenu, comme l’Église médiévale, le point incontournable pour toutes les démarches administratives. Et c’est flippant.

    Je pense que même les low-techs sont bien trop imprégnés de numérique pour être vraiment low-techs.

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