L’idée (détrompez-moi si je me plante) c’est que toute catastrophe (qu’elle soit programmée ou non) devient, entre autres, un fantastique moyen d’affermir l’asservissement des masses.
C’est tout à fait exact au vu de ce qui se passe autour du réchauffement climatique (une catastrophe parmi d’autres) : on peut faire passer n’importe quelle nouvelle taxe, n’importe quelle nouvelle loi, exiger des normes toujours plus coûteuses pour le consommateur, etc : c’est pour la bonne cause.
Pénurie prévue de pétrole : on ne baisse pas les taxes, on essaie plutôt de faire en sorte que le consommateur se sente obliger d’acheter un modèle "propre" ; on va en plus en profiter pour vanter les mérites du nucléaire...ça nous arrange bien.
Dans ce contexte, évidemment, tout coûte plus cher : " travailler plus pour gagner plus" devient une nécessité : on va l’avoir notre main d’oeuvre à bon marché !
Et le pire, c’est que la population en implore l’Etat : vite, de la protection, des lois, des normes : on veut pouvoir consommer encore, on veut bien se sacrifier pour consommer "citoyen" ! Le choc permet de faire accepter n’importe quoi à qui l’a subi ou tremble de peur d’avoir à le subir un jour. C’est l’infantilisation généralisée.
Accessoirement, il permet aussi de détourner l’attention et de faire passer encore d’autres lois en catimini (surveillance...).
Et en effet, il n’y a pas besoin de complot pour tout cela. L’oportunisme y suffit, aidé par des ententes (tacites ou non).
N’ayant pas lu ce livre, je compte bien le faire... Mais j’ai bien peur qu’il ne m’apprenne rien (ou alors des "détails"-j’utilise les guillemets car je sais bien de quoi il retourne- qui ne feront que confirmer ce que je sais).
Et le mieux, c’est que je suis maintenant persuadée que même pour ceux qui "découvrent" la chose, une fois passée l’offuscation, rien ne va changer. Ils seront juste "informés"...
La révolution ne naît pas des nécessités, c’est un état d’esprit.
@L’auteur,
Je ne partage pas votre optimisme quant à la fin de la société capitaliste.
En effet, comme vous le dites, elle est - peut-être - menacée par le manque de croissance (possible) à venir. Cependant, elle sait se recycler et elle est entrain de le faire avec la bénédiction du peuple. Cette société a vu le jour grâce aux techniques, à l’essor des machines (qui, soit dit en passant, étaient censée libérer le peuple alors que l’on peut mesurer combien elle l’ont asservi de manière inéluctable), aux progrès de la science.
Or, que voit-on aujourd’hui ? On voit l’émergence du développement durable (pour continuer de croître malgré tout), la croyance en une science écologique qui nous sauverait malgré notre mode de vie (énergie renouvelables et cie) et qui s’accompagne d’une demande réelle de régulation par les états (on veut des normes, des lois... bref du contrôle, de la sécurité !). On voit, et c’est très symptomatique du degré de soumission volontaire auquel notre société est arrivée, que nos gouvernants ne se cachent même plus pour créer le genre de fichier que vous dénoncez. Croyez-vous que cela aurait été possible en 1970 ? On voit que la nucléarisation du monde est en bonne voie, car ce mode de production a maintenant droit au label "énergie propre" (merci le réchauffement climatique) et va donc permettre aux sociétés capitalistes de générer toujours plus de contrôle (car ce mode de production nécéssite du contrôle !).
Bref le capitalisme libéral est en train d’accoucher d’un capitalisme totalitariste, et les deux vont pouvoir coexister...
Il faudrait donc admettre que le moindre engagement quel qu’il soit est un danger pour l’Etat et ses représentants Admettons-le : nous vivons bel et bien dans une société néototalitariste qui ne dit pas son nom.