@T-rex : il est vrai qu’on trouve souvent sur agoravox les mêmes sujets que dans les autres régions médiatiques, mais ici M. Villach reprend ce sujet pour le démonter, ce qui n’est tout de même pas la même chose que reprendre un sujet pour l’exploiter.
oui, l’information indifférente est une censure de l’information importante, mais elle n’est pas la seule.
Dans la même logique de leurres, une autre façon d’éviter de parler de soi est de pointer les défauts d’autrui.
C’est ainsi que, mal dessaoûlée de son ivresse du verbe et brutalement confrontée au principe de réalité, l’opposition n’en finit pas de multiplier contre le président les attaques ad hominem, faisant flèche de tout et de n’importe quel bois, ce qui lui évite de parler du fond aussi bien que de la crise qu’elle traverse.
Lorsque « Cécilia » (qui ne doit pas souvent appeler les journalistes de Elle par leurs prénoms) explique qu’elle ne veut plus mentir, elle déclare clairement par là :
1°/ qu’elle l’a trop fait lorsqu’elle était avec le président, ce qui veut évidemment dire qu’il le faisait aussi
2°/ mais que sa vertu a repris le dessus, qu’elle renonce à cet état de péché pour lequel elle n’était pas faite, qu’elle revient parmi le bon peuple (avec le caddie) et que dorénavant elle ne mentira plus, ce qui veut clairement dire que le président, lui, a choisi de continuer.
Vous montrez très justement comment « Cécilia » (qui ne m’a jamais appelé par mon prénom), qu’on croirait voir sortir de sa douche après des travaux salissants où se complaît son ex, commet le premier mensonge de sa nouvelle vie de propreté en disant qu’elle ne mentira plus.
Et cependant, vos deux dernières lignes : « est-il illégitime de se demander si elles n’ont pas été abondamment diffusées pour dissimuler des informations stratégiques ? » présentent un formidable rebond de suspense aux yeux du lecteur au moment même où ce dernier se disait que ouf ! elle, au moins, « Cécilia », était tirée d’affaire(s) !
Me permettez-vous, Paul, de vous poser une question : ne craignez-vous pas que, comme dans un emboîtement en poupées russes, votre hypothèse finale de stratégie machiavélique au coeur d’une profession de véracité ne relance encore plus haut la question du mensonge comme principe de gouvernement, donnant ainsi un nouvel élan à cela même que vous démasquez pour le combattre ?
le plus extraordinaire, je me permets de le dire parce que je sais combien vous le savez, c’est que tout cela est absolument basique. Sur quelle planète vit cette sorte de journalistes ?
pour ma part je vois dans son aveuglement un effet de l’institutionnalisation : « moi, journaliste officielle, détentrice du monopole de la vérité journalistique... » (conférée par la carte de presse ?)
les propos de mme Mulhman se contredisent eux-mêmes, car enfin, qui croirait que son discours se réfère à un fait « objectif » ou « brut » parce que « cueilli sur le terrain » ?
à qui peut échapper la partialité et de sa perception et de ce qu’elle en fait ?
le plus extraordinaire, c’est qu’elle, en parlant du manque de rigueur des autres, manque totalement de rigueur, ça c’est extraordinaire !
personne ne vous oblige à vous en abreuver, de cette potion qui vous gonfle... ni à en parler si longuement ! êtes-vous passif devant l’offre médiatique ?