pas de souci, cosmic dancer, on voit bien que vous n’êtes pas dans les clichés simplistes du prêt-à-penser.
je suis complètement en phase avec vous quant aux effets et bénéfiques et destructeurs de la bien ambiguë « interdiction d’interdire » (c’était un peu le « je suis athée, grâce à Dieu » d’Alphonse Allais).
mais pourquoi dit-on si peu que le désenclavement du patriarcat c’est ipso facto le désenclavement du matriarcat, qu’il n’y a pas de libération de la femme sans libération de l’homme, évidemment, et qu’il n’y a ni plus ni moins de romantisme (ou de réactionnaritude) dans le mariage à chapeaux et en blanc (ahem...) que dans feu le « concubinage notoire » (certifié par témoins, c’était du beau !) ou dans le pacs en jean, string et nombril à l’air ?
Aragon s’est trompé. Il faut bien dire que Ferrat l’a beaucoup aidé : comment résister ? cette voix si chaude, la gueule à moustaches, pattes d’oie aux yeux rieurs, fute en velours (Paul Villach dirait (pardon, Paul !) : intericonicité = laguiole pour le fromage de chèvre (Opinel à la rigueur), noix, table en bois et feu dans la cheminée). L’uniforme, quoi. C’était tellement authentique !
Mais non. L’avenir de l’homme - au sens générique - c’est pas la femme, c’est l’enfant.
Apparemment on commence un peu à se mordre les doigts de ne pas y avoir pensé plus tôt.
Cette image comme idéal à atteindre ? non, moi non plus, même si, comme tout le monde ici, j’essaie de donner à mes enfants le mieux que je puis, à commencer par un squelette interne pour qu’ils ne tombent pas si les appuis extérieurs venaient à leur manquer.
Pour rester sur l’image de la pub, je me demande encore une fois si on peut écarter de son analyse le déferlement de la cohorte de pauvreté, de misère et d’insécurité dont les médias, le net et la télé ont permis l’irruption, dérangeante qu’on le veuille ou non, dans nos fantasmes.
Dans une telle perpective, cette image que vous dites justement si lisse, serait à rapprocher de beaucoup de phénomènes qu’on observe (le refus du CPE, par exemple, ou le non au projet constitutionnel européen).
Elle illustrerait un réflexe identitaire d’auto-protection dont on ne peut pas dire que nous manquions d’autres exemples.
Je serais tenté d’y voir un avatar, ou un épiphénomène (transitoire ?), plutôt qu’une régression.
Enfin un peu d’air frais idéologique, ça fait du bien. Merci pour votre mise au point sur le statut de la femme.
Je n’ai jamais compris pourquoi tant de gens veulent absolument la fantasmer enfermée et écrasée depuis l’âge des cavernes. (Déjà, je trouve que c’est mal les connaître !) Enfin, merci, j’aurais pas eu la patience d’écrire votre argumentaire ; j’ai des excuses : il faut dire aussi qu’on finit pas se lasser...
... disons que nous allons de conserve sur les mêmes flots du temps où le hasard nous a jetés.
quant à la profondeur, je ne sais pas, mais j’aime bien les vagues, relativisées par la remarque du cher Sigmund qui disait que la conscience est à l’inconscient ce que l’écume de la mer est à ses profondeurs (« cet univers inconstant, travaillé de loin par les astres, couru de houles et de montagnes transparentes, incertain sur ses bords, inconnu dans ses profondeurs ; origine de tout ce qui vit mais tombe impénétrable aux mouvements de berceau et recouverte de lumière ». Ca, c’est Valéry, pour la minute de poésie).
pour que ça marche, il faut prendre plus de risques qui finissent en succès que de risques qui finissent en échec, ça veut dire qu’il faut faire un tri dans les risques, et prendre les risques les moins risqués.
C’est exactement ce que font les banques tous les jours. Vous croyez qu’elles ne prennent pas de risques ?
Pourquoi parlez-vous de business plans bidons ? Moi je ne les trouve pas bidons. Ils sont le reflet de la préparation et de la crédibilité d’un projet.
Il y a des tas de petites entreprises qui décollent, grâce aux risques que prennent les banques et les business angels.
Le métier d’une banque n’est pas d’aider tout le monde. Ca c’est le métier du social.
Sincèrement, combien de temps de survie donnez-vous à une banque qui prêterait plutôt à ceux qui n’ont pas réussi à avoir de l’argent qu’à ceux qui ont déjà commencé à en avoir ?
Si c’était vous, à qui vous donneriez la préférence ?