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ocean

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  • ocean 31 mai 2007 17:25

    sans la banque, c’est pas en 25 ans qu’ils l’auraient, c’est jamais. Vous trouvez ça mieux ? 35 et 25 ça fait 60. Restent 25 ans à vivre propriétaire, avec des répérations moins chères quand même qu’un loyer. C’est pas bien ?

    Imginez que la banque ne fasse pas d’argent avec ses prêts et le travail de l’argent, vous pensez qu’elle pourra prêter au jeune couple sympa qui veut acheter sa maison ?

    On dirait que vous regardez une banque comme une personne rapace et radine, assise sur son magot d’or.

    La richesse que produisent les banques circule, et vous en bénéficiez tous les jours.



  • ocean 31 mai 2007 16:55

    ben oui, bien sûr ! et alors ? vous voudriez que les banques et les organismes socio-caritatifs fusionnent, vous ?

    Ils n’ont pas du tout la même définition ni la même vocation ni la même utilité.



  • ocean 31 mai 2007 16:43

    on est d’accord, vous aimez bien les riches intelligents, et vous n’aimez pas ceux qui sont pauvres et cons.

    Moi non plus.

    Mais vous préférez vraiment être locataire plutôt que propriétaire ?



  • ocean 31 mai 2007 16:36

    Si vous me permettez, Paul, je serais encore tenté d’ajouter un peu d’eau à votre moulin : la construction de l’image structurée très majoritairement sur des lignes verticales (fenêtres, l’homme, la petite fille, etc), lignes verticales qui dans le symbolisme spatial de Pulver, représentent l’axe le plus direct, passant par chacun de nous, entre le ciel au-dessus et les enfers en-dessous, autrement dit : l’axe de la loi, l’axe du bien et du mal, chacun, au niveau zéro, pouvant s’élever vers le + ou s’enfoncer vers le -.

    La femme, le fils, et le chien introduisent une diagonale, ligne biaise, ligne de conjugaison dont les trois axes sont parallèles.

    Alors, le couple femme-fils, oedipien et incestueux à souhait - quoi de plus branché, quoi de plus hors-carcans ? - sortent du rang en compagnie du chien, peluche mordante et gentil protecteur.

    L’homme gardien de la sécurité (parce qu’il en faut quand même bien un peu), structuré comme la maison son socle patrimonial, et la femme qui s’échappe de la loi avec son fils et le chien, finalement c’est quand même pas mal dans l’air du temps, vous ne trouvez pas ?



  • ocean 31 mai 2007 16:24

    Pierre R., de Montréal, je pense au premier abord la même chose que vous.

    Mais si on continue à réfléchir, est-ce qu’on est bien certain de ça ? sommes-nous bien sûrs que tout a changé ? que le fond a changé ?

    Faut-il absolument exclure l’hypothèse qu’évidemment, sous de grands changements de formes et d’apparences, vêtements déstructurés au lieu de costar strict (Aragon disait : « ça ne me paraît pas plus fondamental que le pli au pantalon »), lien soudain nécessaire entre le sexe et l’amour, etc., sous tous ces changements d’apparences, le fond est évidemment resté le même : tout un chacun préfère avoir quelquechose à ne rien avoir, réussir à échouer, construire quelque chose à ne rien faire, être dans les bons papiers de son banquier que dans les mauvais.

    Vous vous rappelez la phrase de Salina à la fin du Guépard (le prince devant la révolution, voyant le nouveau bourgeois se hâter de faire fortune pour accéder aussi tôt que possible au pouvoir que la révolution veut abattre) : « il faut bien que tout soit différent, si on veut que rien ne change... ».

    Etes-vous sûrs qu’on soit devant un retour en arrière ? Moi je ne le crois pas.

    Et je ne crois pas non plus que ce soit un mal.

    J’aurais tendance à regarder la chose plutôt sous l’angle historique : époques baroques / époques classiques , époques de questionnements / époques de réponses. Sans dire que les unes soient mieux que les autres. Comme en alpinisme : des moments où l’on bouge en se demandant par où passer et en essayant diverses hypothèses, et des moments où l’on consolide pour assurer, faire la syhthèse et reprendre des forces.

    Pourquoi vouloir regarder cette photo comme s’il s’agissait du pion-la-morale qui viendrait siffler la fin de la récré alors qu’on s’amusait si bien (enfin, du moins tous les médias nous disaient sans arrêt qu’on s’amusait, parce que au quotidien...) ?

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