Tu as raison Julius, mais il est indéniable que légiférer uniquement à l’encontre de la burka verra se lever un mouvement d’indignation dont la légitimité n’est pas le propos. Pourquoi ne pas faire comme en Belgique et interdire globalement tout ce qui cacherait le visage pour des raisons évidentes de sécurité.
C’est juste Julius, mais c’est délicat car il n’est pas aisé de déterminer si une personne prétendant user de son libre arbitre est sincère ou non. Le syndrome de stockholm aidant, elles seraient tentées de réagir en se posant en tant qu’actrice volontaire et non victime contrainte. Ce qui arrangerait bien les petites affaires de leur libidineux.
Jusqu’au jour ou il y aura un précédent grâve, du genre d’un accident ou un enfant trouve la mort et que la femme gênée par sa burka na peut le voir ni l’entendre à temps, on sera prêt je pense à reconsidérer les priorités entre la sécurité des enfants et le désir librement consenti ou non de ces femmes de s’accoutrer ainsi.
On ne peut évidemment pas les blâmer d’exploiter les faiblesses et les lacunes que nous renonçons à combler. Notre attention ne peut se porter avec la même accuité sur deux choses en même temps et ils le savent très bien.
Ils nous draguent à longueur de journée comme des créatures mythiques qui en ferait toujours un peu trop pour ne pas passer inaperçues, tantôt avec le rouge à lèvres, d’autres fois avec cette robe moulante ou ce décolleté plongeant, mais en laissant la TV allumée tout le temps nous acquiéscons et signons un chèque en blanc.
Incriminer les médias c’est aussi avouer notre infantilisme et notre refus de prendre nos responsabilités. On nous informe pendant les divertissements et on nous diverti pendant les informations, la forme que revêtent les « informations » ne fait l’objet que d’un contrat implicite dont les termes sont sans cesse remis en cause pour des impératifs artistiques, d’actualité et d’audience.
C’est à chacun de s’éduquer et de se prendre en charge. La recherche des faits et des faits seuls nous permet de partir sur de bonnes bases. Pour ce qui est des analyses et des interprétations il convient d’en parcourir plusieurs, divergeantes de préférence afin d’être en mesure de recouper les éléments clés, retrouver les dénominateurs communs.
Malheureusement, nous considérons l’information comme une denrée alimentaire et nous la consommons une fois transformée, raffinée et agrémentée d’exhausteurs de saveur et divers conservateurs, dans des packages colorés et attrayants.
Nos concessions sur l’essentiel, à savoir la réflexion et l’initiative de recherche, sélection, qualification de l’information sont le gage de notre crédulité déjà bien exploitée par les médias « mainstream ».
Reste Internet, sans lequel des pans entiers de notre culture dite réactionnaire, complotiste ou underground n’existeraient pas ou si peu. Quand on entend certains philosophes prétendre qu’Internet est une poubelle, je m’insurge car le terme est mal choisi. Je dirais plutôt que c’est une brocante ou il y a toujours de l’affluence, on y trouve de tout, des perles inestimables jusqu’aux immondices, reflets des pires moments de l’humanité.
L’avantage évident d’Internet, en dehors de l’aspect participatif, c’est qu’il contraint l’utilisateur (non pas le consommateur) à faire preuve de vigilance, à se poser des questions. Les politiques, paternalistes comme toujours, font le pari inverse et partent du principe que les « consommateurs » d’Internet sont infantiles et qu’il faut les protéger d’eux-mêmes en étendant à Internet le système en vigueur pour le contrôle et le filtrage des médias traditionnels.
S’ils parviennent à leur fins, s’en sera fini de la liberté d’expression et de l’objectivité, nous redeviendrons alors des consommateurs gloutons d’informations pré-machées et prédigérées, vous savez les petits pots pour nourrissons...
Non je n’ai pas la source pour les autres religions, mais pour la carte ci-dessus c’est : L’Islam en France (Centre Information Etudes Migrations Mediterranéennes)
MARSEILLE (AFP) — Dix personnes, dont le président de l’association
gérant la principale mosquée d’Orange, ont été interpellées,
soupçonnées d’avoir monté un réseau de proxénétisme adossé à une
filière d’immigration clandestine, a-t-on appris jeudi de source proche
de l’enquête.
Les activités du réseau, remontant à 1996, constituent « une véritable traite d’êtres humains », a-t-on ajouté.
Le
président de l’association « Lumière de Dieu », âgé de 55 ans, de
nationalité marocaine et résidant en France, trois de ses fils adultes,
une Marocaine de 40 ans ainsi que cinq femmes prostituées dont trois en
situation irrégulière ont été interpellées mardi par la police, a-t-on
précisé, soulignant que la gestion de la mosquée n’avait rien à voir
avec le réseau démantelé.
Le principal suspect usait de son
influence auprès des familles souvent modestes de la communauté
marocaine, notamment pour les aider à faire venir des parentes
clandestinement ou en falsifiant des papiers administratifs.
L’une
des femmes interpellées, âgée d’une vingtaine d’années et qui ne
parlait pas un mot de français, avait ainsi été enfermée dans le coffre
d’une voiture particulière pour franchir les frontières.
Les
jeunes femmes, hébergées chez d’autres femmes déjà prostituées dans le
réseau, étaient progressivement poussées à se prostituer sous la
contrainte pour rembourser leur voyage, facturé jusqu’à 7 ou 8.000
euros, avec la promesse d’obtenir une régularisation pour rester en
France.
Le principal suspect avait acheté une dizaine
d’appartements, qu’il avait commencé à revendre en 2007 lorsque de
premiers témoignages l’ont mis en cause. Ses trois fils, qui tenaient
un bar à Orange nommé « Le France », faisaient le coup de poing en cas de
besoin et l’une des femmes prostituées les a accusés de viol. Les dix
personnes interpellées, soupçonnées de proxénétisme aggravé,
blanchiment d’argent en bande organisée et aide au séjour illégal,
étaient toujours jeudi soir en garde à vue, qui peut durer 96 heures,
au commissariat d’Avignon.