@Mohammed-Salah ZELICHE Ceux qui soutiennent la naissance de l’islam à La Mecque sont des menteurs, car aujourd’hui, tous les faits accessibles nous montrent :
que la langue du Coran est proche du syro-araméen et que l’écriture est dérivée de l’Araméen, en partie de Bagdad, en partie de Petra. Dans le Sud de l’Arabie, la langue et l’écriture sont proches de l’Egyptien et des hiéroglyphes. Autrement dit, le Coran ne pouvait pas être compris dans cette zone. La langue du Coran n’est pas votre langue maternelle et le Coran contient environ 10000 Hapax sur les 17000 formes différentes. Autrement dit, des mots à usage unique dont le sens est quasi-impossible à déduire du contexte. Il y a beaucoup de mots que vous ne comprenez pas ou dont vous accepter le sens sans discussion. Ainsi Al-Qadr de la sourate 97 et un mot jamais traduit dont on a fait tardivement le 27ème jour du mois de Ramadan. Pourtant en Syriaque, ce mot signifie la Nativité, autrement dit Noël. Bien sûr si le sens syriaque avait été gardé, le Coran perdait sa signification...
La vie à La Mecque était totalement impossible avant les travaux pharaonique d’un empire pour récolter l’eau des 3 ou 4 orages de l’année et les stocker dans d’immenses citernes. Les traces de ces citernes et des canaux d’alimentation existent toujours. L’eau de zemzem est aussi minéralisée que de l’eau de mer et contient de l’arsenic, ce qui empêche toute installation durable. Aucun arbre n’a pu pomper l’eau dans la nappe phréatique. Le débit du puits est également trop faible pour alimenter une ville. Ce débit est 10 fois plus faible que ce qui est vendu au pèlerins comme eau de zemzem (chiffres saoudiens).
Le nom de Muḥammad n’existait pas au 7ème siècle. On trouvait par contre un titre honorifique, mḥmd, dont l’origine est biblique (livre de Daniel) qui a été porté par ceux que l’on ne désignait pas encore comme calife avant ʿAbd Al-Malik. C’est ʿAbd Al-Malik qui a recyclé le titre de mḥmd comme nom du plus obscur de ses prédécesseurs pour construire une légende autour d’une religion arabe et plus judéo-chrétienne (Nazaréens).
rien ne prouve que la poésie arabe, qui est magnifique, soit anté-islamique. Il n’y a aucun texte écrit qui ait cette ancienneté. Par contre nous savons que des poèmes étaient récités au rythme de la marche des chameaux comme moyen de mesure des distances et outil de navigation dans le désert. Cel a permis l’orientation précise des qiblas dans le premier siècle de l’islam. Orientation précise mais dirigée vers Petra et non vers La Mecque. La méthode a depuis été oubliée par les Arabes mais retrouvée en Chine. Les disputes entre Omeyyades et Abbassides sur l’orientation des qiblas nous montre que l’implantation de La Mecque est une création des Abbassides... Tous les lieux cités dans le Coran sont également à Jérusalem et c’est très certainement du pèlerinage à Jérusalem dont il est question dans le Coran
Les liens entre le Coran et les événements de son époque sont pour le moins tardif. Il n’existe aucun élément de contexte dans le Coran et les explications sont arrivées très tardivement avec ibn hišām (décédé en 828, le texte de Ibn Ishâq est perdu). Il n’existe aucune trace de Muḥammad dans les 60 années qui ont suivi sa mort, ce qui fait que la fiabilité de la sīrah et des ahādīth est pour le moins discutable.
Ce que la science affirme est aujourd’hui largement diffusé par Internet. Ce sont des faits vérifiables. Vous êtes donc invité à vérifier ces faits par vous-même pour vous faire une opinion. De toutes façons, vous ne pourrez plus empêcher la diffusion de la Vérité que vous cherchez à cacher. Beaucoup de musulmans ont commencé à apostasier et j’en ai rencontré déjà quelques dizaines, malgré le fait qu’ils se cachent pour ne pas subir les peines prévues dans ce cas. Tous sont en colère à cause des mensonges de l’islam. Je sais qu’il est difficile de rejeter un mensonge lorsque l’on a construit sa vie dessus mais on en reçoit la paix.
Il faut bien comprendre que la vérité est unique et le relativisme est un mensonge. Dans les sciences dures, on est un peut plus habitué à se confronter à la réalité. De l’observation du monde réel, nous pouvons tirer des lois, valables dans le domaine d’observation. Si ce n’était pas le cas, les avions ne pourraient pas voler. Mais pour faire voler un avion, il faut aussi étudier les sciences humaines car il existe un pilote, des mécaniciens et des contrôleurs aériens dans le processus. Il y a aussi la météo. Ce que vous écrivez sur l’analyse de la plausibilité s’applique alors. Mais ici aussi, c’est toujours en se confrontant au monde réel que la science avance. On met ces personnes sur un simulateur face à une situation de stress et on observe les comportements. C’est ainsi que sont définies les interfaces qu’ils vont utiliser. Sans cette confrontation au monde réel, il y aurait de très nombreux accidents. Nous progressons également lorsque nous tirons des conclusions de nos erreurs et surtout des erreurs des autres.
Personne ne possède la vérité, mais ce n’est pas une raison pour penser qu’elle n’existe pas. J’ai lu récemment plusieurs articles déniant la capacité de la science à s’approcher de la vérité (par exemple, la science n’est que l’imagination du chercheur...). En faisant cela, l’auteur relativise le poids de la vérité et cela n’a qu’un but : imposer des mensonges et le relativisme. Toutes les idéologies sont basées sur le mensonge car elles sont toutes basées sur l’essentielisation des personnes, confondues à un principe ou au camp du bien et au camp du mal. Or il n’existe pas deux personnes identiques, ce qui fait que cette idée, à la base de toutes les idéologies, est déjà un mensonge.
Toute science qui refuse la confrontation au monde réel est un mensonge. Actuellement, nous voyons cela principalement en philosophie (je ne parle pas pour vous), en sociologie et en économie mais la liste n’est pas limitative. La médecine ou la climatologie ont leur part de thèses foireuses.
@L’apostilleur Bravo pour votre excellente synthèse des débuts de l’islam. Vos lectures font référence dans le domaine de la recherche sur les débuts de l’islam. Aujourd’hui, il n’est plus possible de prendre quelques versets de la sīrah comme vrai, car il n’est pas possible de séparer la vérité du mensonge. Hela Ouardi s’est basé dessus pour en dénoncer les incohérences, mais que peut-il rester après son étude ? Il me semble que le livre d’Odon Lafontaine est le plus avancé sur l’ensemble des recherches (dernière édition 2020, mais il y en aura encore d’autres plus tard, la recherche ne s’arrêtant jamais). Odon Lafontaine fait un travail transversal entre toutes les recherches, complémentaires des travaux des chercheurs qui ont parfois bien des difficultés à sortir de leur domaine et sa vision est souvent plus avancée que celle de ces chercheurs. Aujourd’hui, il fait plus aucun doute que l’islam est né en Syrie et probablement en Pays Alaouite, tel que peuvent en témoigner les noms de lieux retrouvés sur la carte de Syrie de René Dussaud en 1928 (voir la thèse d’Edouard-Marie Gallez). De toutes façons, il est impossible que La Mecque ait pu exister au 7ème siècle à cause du fameux puits de zemzem qui n’a jamais permis la vie. Nous devons admettre que nous ne savons rien sur le personnage de Muḥammad, oublié dans les 60 années qui ont suivi sa mort et dont le seul avantage est de présenter un espace vierge pour la construction d’une légende. On peut dire la même chose de La Mecque dont les noms de lieux ont repris les noms de Jérusalem. Muḥammad s’écrivait mḥmd (sans les voyelles) et mḥmd est un titre honorifique dont la source est dans le livre de Daniel et porté par les premier califes. Muḥammad y trouvera son nom par la volonté du calife ʿAbd Al-Malik qui avait besoin d’arabiser sa religion. ʿAbd Al-Malik troquera son titre de mḥmd (encore présent sur le dôme du Rocher, monument à sa gloire) par celui de Calife (Lieutenant de Dieu) qui signifie à peu près la même chose. Perso, je fais l’hypothèse que Aïcha est devenue son épouse juste parce qu’elle a vécu très longtemps et qu’elle a pu rencontrer Muḥammad et ʿAbd Al-Malik. Les califes avaient besoin d’un témoin très proche de Muḥammad et placer le témoin dans son lit est idéal pour authentifier ses paroles. Le reste n’avaient pas d’importance et peut-être que ʿAbd Al-Malik ou un de ses successeurs cherchait une excuse pour s’intéresser aux petites filles.
@Decouz A propos de l’école hyper-critique, c’est la seule tendance possible aujourd’hui lors des études sur l’islam. Les faits accessibles aujourd’hui ne permettent plus que cette interprétation. Il n’y a pas d’école hyper-critique sur le christianisme car la science valide tous les éléments de contexte des Evangiles. Les Chrétiens n’ont pas peur de la science car tous les deux sont attachés à la vérité. Je suis scientifique, habitué à la mise en œuvre de la méthode scientifique, en particulier dans des domaines où l’entorse à la vérité se traduit par des morts. J’applique exactement la même méthode sur les faits que Jésus me donne à observer.
@Decouz Le niveau d’Arsenic dans la source de zemzem est certainement faible pour celui qui achète un bidon de 10l mais pour un consommation permanente, c’est autre chose. L’Arsenic s’accumule dans l’organisme et tue lentement. Quand à sa minéralité, aussi forte que de l’eau de mer, cela rend également sa consommation impropre. D’ailleurs, l’absence de tout arbre sur La Mecque, en particulier d’oliviers et de figuiers aptes à pomper l’eau dans la nappe de zemzem est un indice fort de l’incapacité de la source à produire la vie. Par ailleurs, et d’après les chiffres saoudiens que j’ai pu obtenir, il se vend 10 fois plus d’eau en bidons de 10l que le débit de la source. Le pèlerin qui croie boire de l’eau de cette source, n’achète que de l’eau distillée provenant de l’usine de dessalement.
Que les fruits secs voyagent, c’est certain, mais quel intérêt pour une ville si elle ne peut compter sur aucunes ressources propres : pas d’eau, pas d’agriculture, pas d’élevage, pas sur un lieu de passage... La Sirah parle d’une ville importante mais c’est impossible en y réfléchissant un peu.
Pour le reste, vous êtes le roi de l’excuse et vous avez une excuse pour cela : c’est la méthode de l’islam depuis 1400 ans. Il faut juste vous demander si vos excuses n’introduisent pas d’autres incohérences qui ne peuvent être vérifiées par des faits. La science ne fonctionne pas ainsi et la méthode scientifique reste la seule méthode pour s’approcher de la vérité. Refuser la méthode scientifique ne peut avoir qu’un seul objectif : défendre le mensonge.
Le Coran ne peut pas parler de La Mecque car elle n’existait pas au 7ème siècle. Les exégètes ont souvent ajouté ce mot entre parenthèses, juste pour que l’on n’y replace pas la ville à quoi fait indubitablement penser les descriptions du Coran : Jérusalem. Ceci dit, pour moi, Le Coran a été écrit sur une période de deux siècle et La Mecque devait exister lors des ajustements finaux. Lisez la thèse de doctorat de Jean-Jacques Walter (Le Coran révélé par la théorie des codes).
Ne vous occupez pas du développement de l’Eglise Catholique. Vous n’y connaissez rien et vous n’avez jamais rencontré Jésus. La foi naît de cette rencontre... Si jamais vous faites cette expérience, vous quitterez l’islam instantanément et vous n’y pouvez rien car c’est plus fort que vous. J’ai souvent rencontré des ex-musulmans qui ont fait cette expérience.