@Decouz C’est d’ailleurs ce que font tous les musulmans car il n’y a pas de contextes dans le Coran. Je n’ai jamais vu un Musulmans faire une étude globale du texte car les aspects psychologiques ressortiraient. Le Coran est un texte qui est rempli de sophismes, comme des effets d’augmentation et de dramatisation. Ces sophismes, lorsqu’on les analyse sur une sourate entière nous montrent qu’il est possible de faire croire quelque chose qui n’est pas écrit. Ainsi, le Coran place le calife au niveau d’Allah et les musulmans ne le voient pas. Pour commencer à comprendre, il faut lire « le Coran des historiens » et aussi « l’action psychologique dans le Coran » de Dominique et Marie-Thérèse Urvoy.
Définir un livre comme sacré est une idolâtrie, pourtant fermement combattue par l’islam. Faudrait savoir. Un livre, comme une idole, est une fabrication humaine faite de papier et d’encre.
L’islam ne sacralise pas que le Coran, il fait de même pour Muḥammad et pire, pour les califes que le Coran placent très subtilement au niveau d’Allah. Insulter Allah est toujours moins grave que d’insulter Muḥammad, le Coran ou le marabout du coin.
@Hamed « Donc le réel est tributaire avant tout de la pensée des scientifiques, des savants ? » Non, c’est la pensée des savants qui est tributaire du réel et non l’inverse. Bien sûr, les unités de mesures sont de pures conventions, mais l’unité de mesure ne change pas la valeur de l’objet mesuré. Les mathématiques sont un langage permettant de modéliser le réel pour mieux le comprendre, mais les mathématiques ne sont pas une science, ni la vérité ; seulement l’image de la Vérité. Le réel, comme la Vérité, a pour caractéristique d’être unique. Il ne peut y avoir deux lois contradictoires concurrentes sur le même domaine. Dans le cas contraire, nous avons affaire à une erreur ou à mensonge. Les particules élémentaires sont dans le domaine du réel et non de l’imaginaire, car sans elles, vous ne pourriez même pas penser. Nous connaissons leur existence, non en utilisant nos sens, mais par des appareils de mesures très complexes. C’est la cohérence des mesures qui permet d’obtenir des certitudes. D’ailleurs, si cela était issue de la pensée d’un homme isolé, il faudrait d’autres confirmations. Si le réel était réellement tributaire de la pensée des savants, nous aurions autant de définition du réel que de savants et les mesures ne pourraient pas confirmer cette pensée. C’est justement la convergence de leur théories et des mesures qui permet d’obtenir les certitudes. Si la mesure confirme la théorie issu des pensées de chacun, alors nous pouvons penser que la théorie et juste et elle devient une loi. Si vous ne croyez pas à la cohérence entre ces lois et le monde réel, ne montez pas dans une voiture ou dans un avion. Aucune chance que ça marche. C’est parce que l’avion suit les lois de l’aérodynamique que nous savons qu’il se meut dans le monde réel.
« mais la science, par cela même qu’elle est la science, n’est pas la réalité »
La science est un processus et pas un objet. Elle est l’observation du réel et ne peut exister sans le réel. Toutes les idéologies veulent modifier le réel est c’est un mauvais réflexe de discréditer la science pour effacer le réel. La science est certes, très souvent détournée pour des intérêts mercantiles, mais la science, elle-même, peut être observée par la science pour en discerner les biais et les corriger. Nous savons que toute mesure, sauf pour le temps, est influencée par l’appareil de mesure et ce que nous nous mesurons n’est pas tout à fait le réel, mais au moins, nous pouvons nous en approcher. A la fin du processus, nous pouvons en tirer des lois inattaquables dans un domaine déterminé. Sans l’observation du réel et les lois que nous pouvons en tirer, les voitures ne rouleraient pas, les avions ne voleraient pas. Effacer la science, c’est revenir à l’origine de l’humanité, alors même que les outils en pierre n’existaient pas encore car ils ont nécessité une démarche scientifique pour exister.
Bien sûr, nous avons nos propres limites et pouvons nous laisser abuser par ce que nous percevons, voire même par la conscience que nous avons de notre existence. C’est pour cela que nous avons inventé des appareils qui peuvent faire des mesures objectives. Les mathématiques nous fournissent des outils puissants d’analyse de ces mesures et parce que les résultats sont cohérents, nous pouvons être certain de la réalité. Ainsi, avec les mesures sur l’air, nous avons créé les lois de l’aérodynamique et avec ces lois, nous avons pu construire des avions. Le fait que ces avions volent est la démonstration de la vérité de ce qui a été mesuré, y compris des hypothèses qui ont été prises.
Un des biais puissant est la mauvaise utilisation des hypothèses. Ainsi, un raisonnement juste sur des hypothèses fausses donnera toujours un résultat faux. Dans mon métier, j’ai toujours demandé des tests de validation des hypothèses avant d’aller plus loin dans les projets, donc la confrontation des hypothèses au réel. Lorsqu’un scientifique présumé ne fait aucune validation, le résultat est forcément catastrophiques. Des scientifiques arrivent parfois en fin de carrière avec des hypothèses toujours pas validé. Il arrive forcément un jour ou quelqu’un va tenter de vérifier ces hypothèses et montrera que la carrière du premier scientifique a été vaine. Il est toujours plus facile de prouver qu’une hypothèse est fausse plutôt que l’inverse. En effet, toute incohérence sera le signe d’une erreur, ou pire, d’un mensonge.
@Emile Mourey Ben nom, les caravanes ne pouvaient pas s’arrêter à La Mecque parce qu’il n’y avait rien, rien pour faire boire et manger les bêtes de somme et encore moins les hommes. On ne parlait pas la langue arabe du Coran dans cette région. Jacqueline Chabbi, je lui dis demandé au moins un fait vérifiable qui allait dans le sens de sa croyance sur la naissance de l’islam à La Mecque et j’attends toujours. Elle est en fin de carrière et n’arrive pas à reprendre ses travaux à cause d’une hypothèse qui s’avère non vérifiée aujourd’hui. Tant pis, il n’y avait qu’elle qui pouvait faire ce travail et elle finira oubliée. Vous pouvez bien faire de Muḥammad ce que vous voulez. De toutes façons, il n’existe presque pas de sources vérifiables sur son existence et il restera inconnu pour l’éternité. A moins que l’on découvre une nouvelle grotte à Qumran avec des documents du 7ème siècle. Nous serons alors surpris, car autant que je sache, il y a eu au moins deux collectes avec destructions de Coran pour les remplacer par des textes plus à jour (en 660 et 710). Nous pourrions alors enfin savoir ce qu’il y avait sur les documents primitifs.